Mur de Berlin
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Le Mur de Berlin (en allemand Berliner Mauer) — également appelé le Mur sans équivoque possible et « rideau de fer » (vocable plus général sur la frontière entre les deux Allemagne) — fut érigé en plein Berlin le 13 août 1961 et concrétisa la guerre froide en isolant la partie de la ville contrôlée par les Soviétiques des autres secteurs, séparant physiquement la ville en Berlin-Est et Berlin-Ouest. La République démocratique allemande tentait ainsi de mettre fin à un exode des Allemands de l'Est cherchant refuge à l'Ouest. L'affaiblissement de l'Union soviétique permit aux Allemands de l'Est, le 9 novembre 1989, d'abattre le « Mur de la honte » dans un élan de liberté qui a passionné le « Monde libre » tout entier.
Sommaire |
Histoire
Contexte
Image:Karte berliner mauer de.jpg
Après la fin de la Seconde Guerre mondiale en 1945, l'Allemagne est divisée en quatre zones d'occupation sous administration soviétique, américaine, britannique et française, conformément à l'accord conclu à la conférence de Yalta. Berlin, ex-capitale du Reich est elle-même divisée en quatre secteurs. Très vite la guerre froide démarre sous plusieurs fronts entre l'Est et l'Ouest. Berlin occupe alors une place centrale dans l'affrontements entre leurs services secrets respectifs. Le blocus de Berlin décidé par Staline en 1948 marque une première grande crise dans ce contexte de guerre froide.
L'année 1949 voit la création à l'ouest de la République fédérale d'Allemagne suivi de près par celle de la République démocratique allemande. On commence alors des deux côtés à mieux sécuriser et compléter les frontières. La création de deux États consolide la division politique de Berlin. Des douaniers et des soldats détachés à la surveillance de la frontière patrouillent entre la RDA et la RFA ; de solides clôtures seront plus tards érigées du côté RDA. Légalement, Berlin garde le statut d'une ville démilitarisée (de soldats allemands) partagée en quatre secteurs et indépendante des deux États allemands ; en réalité la portée pratique de cette indépendance est très limitée : le statut de Berlin-Ouest s'apparente à celui d'un Land, avec par exemple des représentants sans droit de vote au Bundestag ; Berlin-est devient en violation de son statut capitale de la RDA
Avec le durcissement de la guerre froide (embargo technologique des pays membres du COCOM contre le bloc de l'Est ; tensions diplomatiques permanentes ; manœuvres militaires) la RDA intensifie la protection de ses frontières. La frontière entre les deux Allemagnes devient une part de la frontière entre le Conseil d'assistance économique mutuelle et la Communauté économique européenne, entre l'OTAN et le pacte de Varsovie, bref entre deux blocs de conceptions politiques, idéologiques, économiques et culturelles opposées.
Image:Berlin satellite image with Berlin wall.jpg
Depuis sa création, la RDA doit affronter un flot d'émigration croissant vers la RFA, fuyant en particulier à Berlin où la frontière en plein milieu de la ville est difficilement contrôlable, contrairement à la frontière RFA-RDA déjà très surveillée. 2,6 millions d'Allemands fuient ainsi la RDA par Berlin-est entre 1949 et 1961 ; 47 433 pendant les deux premières semaines d'août 1961 riches en rumeurs. De plus, Berlin-Ouest joue le rôle de porte vers l'ouest pour de nombreux Tchèques et Polonais. Comme l'émigration concerne particulièrement les jeunes actifs bien éduqués, cette émigration pose un problème pour l'économie voire pour l'existence même de la RDA. Tout comme les 50 000 Berlinois travailleurs frontaliers à Berlin-Ouest, mais habitant à Berlin-Est ou dans sa banlieue, où le coût de la vie et de l'immobilier est plus favorable.
À partir du 4 août 1961 un décret oblige les travailleurs frontaliers à s'immatriculer comme tels, et à payer leurs loyers en Deutsche Mark (de la RFA). Avant même la construction du mur, la police de la RDA surveille intensivement aux points d'accès à Berlin-ouest ceux qu'elles désignent comme contrebandier ou déserteurs de la République. De nombreuses personnes habitant ou travaillant dans la RDA achètent en effet à Berlin-Est les aliments et biens de consommation rendus bon-marché par l'affaiblissement de la devise de la RDA, contribuant ainsi à affaiblir l'économie planifiée de l'Allemagne de l'Est. Le Mur doit ainsi servir à stopper définitivement ce que le langage populaire désigne alors comme vote avec les pieds.
Construction
Le programme de construction du Mur est un secret d'État du gouvernement est-allemand. Le mur sera érigé en pleine nuit par des maçons au nom du Parti et sous la protection de policiers et de soldats - en violation des protestations du président du conseil national de la RDA, Walter Ulbricht qui déclare le 15 juin 1961 lors d'une conférence internationale à Berlin-Est en réponse à une journaliste allemande :
Ich verstehe Ihre Frage so, dass es Menschen in Westdeutschland gibt, die wünschen, dass wir die Bauarbeiter der Hauptstadt der DDR mobilisieren, um eine Mauer aufzurichten, ja? Mir ist nicht bekannt, dass eine solche Absicht besteht; dass sich die Bauarbeiter in der Hauptstadt hauptsächlich mit Wohnungsbau beschäftigen und ihre Arbeitskraft voll eingesetzt wird. Niemand hat die Absicht, eine Mauer zu errichten! |
Si j'en crois votre question, il y a des gens en Allemagne de l'Ouest qui souhaitent que nous mobilisions nos ouvriers du bâtiment pour ériger un mur, c'est bien ça ? Je n'ai pas connaissance d'un tel projet. Les maçons de notre capitale sont principalement occupés à construire des maisons, et y consacrent toute leur force de travail. Personne n'a l'intention de construire un mur ! |
Image:Grenzer an der Berliner Mauer.jpg Image:Winken ueber die Berliner Mauer.jpg
Ulbricht est le premier à employer le mot mur dans cette optique, deux mois avant qu'il ne soit érigé.
Certes, les Alliés avaient eu vent de la décision de mesures drastiques visant au verrouillage de Berlin-Ouest, ils se montrent cependant surpris par son ampleur et sa soudaineté. Cependant leurs droits d'accès à Berlin-Ouest étant respectés, ils décident de ne pas intervenir. Le Bundesnachrichtendienst (service secret de la RFA) avait lui aussi début juillet des informations semblables. Après la rencontre entre Ulbricht et Krouchtchev lors du sommet des pays membres du Pacte de Varsovie (3-5 aout 1961), le Bundesnachrictendiest informe le 9 novembre :
Les informations disponibles montrent que le régime de Pankow s'efforce d'obtenir l'accord de Moscou pour l'entrée en vigueur de mesures visant à se barricader ; en particulier le bouclage du secteur soviétique à Berlin et l'interruption des métros et des trams circulant entre Berlin-Est et Berlin-Ouest… Il reste à observer si et jusqu'où Ulbricht est capable de faire accepter de telles exigences par Moscou.
La déclaration publique du sommet du Pacte de Varsovie propose de « contrecarrer à la frontière avec Berlin-Ouest la volonté de nuire aux pays du camp socialiste et d'assurer autour de Berlin une surveillance fiable et un contrôle efficace. »
Le 11 août 1961, le soviet de la RDA informe du résultat de la consultation avec Moscou et donne les pleins pouvoirs au conseil des ministres pour en assurer la réalisation. Le conseil des ministres de la RDA décide le 12 août de l'emploi des forces armées pour occuper la frontière avec Berlin-ouest et ériger une enceinte de protection.
Le 12 août 1961, le Bundesnachrichtendienst communique l'information qu'« une conférence a eu lieu à Berlin-Est au centre de décision du SED en présence de hauts responsables du parti. On pouvait y apprendre que la situation d'émigration croissante de fugitifs rend nécessaire le bouclage de Berlin-Ouest dans les jours qui suivent - pas de précision supplémentaire - et non dans deux semaines comme il était prévu initialement. »
Dans la nuit du 12 au 13 août 1961, 14 500 membres des forces armées bloquent les rues et les lignes menant à Berlin-Ouest. Des troupes soviétiques se tiennent prêtes au combat et sont présentes aux postes frontières. Tous les moyens de transport entre les deux Berlin sont interrompus. En septembre 1961, des métros et des trams circuleront cependant sous Berlin-Est sans cependant s'arrêter à ce qu'on appelle désormais les gares fantômes. Erich Honecker, en tant que secrétaire du comité central pour les questions de sécurité, assure la planification et la responsibilité politique du SED pour la construction du mur. Pendant la période qui s'étale jusqu'en septembre 1961, 85 membres des seules forces de surveillance passent à l'Ouest - imités en cela par 400 civils. Les images du jeune douanier Conrad Schumann enjambant les barbelés ou de fugitifs descendant par une corde en drap de lit des maisons situées sur la frontière marquent alors les esprits.
Réactions en RFA
Le chancelier fédéral Adenauer appelle le jour même la population au calme et à la raison et évoque sans plus de précisions des réactions que les alliés s'apprêtent à prendre en commun. Il attend deux semaines avant de se rendre à Berlin-Ouest.
Seul le maire de Berlin-ouest et futur chancelier allemand Willy Brandt réagit énergiquement - mais impuissant - contre l'emmurement de Berlin et sa coupure définitive en deux. Les änder allemands ouvrent la même année à Salzgitter un centre de documentation sur les violations des droits de l'homme perpertrés par la RDA, afin de s'opposer symboliquement au régime. Le 16 août 1961, une protestation de 300 000 entoure Willy Brandt devant la mairie.
Réactions des Alliés
La réaction des Alliés est du genre traînante : il faut attendre 20 heures avant que les colonnes militaires ne se présentent à la frontière ; 40 heures pour qu'un avertissement ne soit communiqué au commandant soviétique de Berlin ; 72 heures seront même nécessaires pour que les protestations des diplomates alliés n'atteignent Moscou - pour la forme. Des rumeurs incessantes croient savoir que Moscou avait assuré les Alliés de ne pas empiéter à leurs droits sur Berlin-Ouest. L'expérience du blocus de Berlin-Ouest avait effectivement montré aux yeux des Alliés que le statut de Berlin-Ouest était constamment menacé - la construction du Mur représente dès lors qu'une confirmation du statu quo.
Réactions internationales en 1961 :
- « Une solution peu élégante, mais 1 000 fois préférable à la guerre. » John Kennedy, président américain
- « Les Allemands de l'Est mettent un terme au flot d'émigration, et se retranchent derrière un mur de fer encore plus épais. Rien d'illégal à cela. » Harold Macmilan, Premier ministre britannique.
Toujours est-il que le président John Kennedy soutient fermement la ville libre de Berlin. Il envoie un groupe de combat supplémentaire de 1 500 hommes à Berlin-Ouest et remet en service le général Lucius D. Clay. Le 19 août 1961, Clay et le vice-président américain Lyndon Johnson se rendent à Berlin. Ulbricht impose aux employés et aux officiers alliés des contrôles aux postes de police et de douane, ce qui déclenche la colère, en particulier des Américains. Finalement, le commandant du Groupe des troupes soviétiques stationnées en RDA doit intervenir énergiquement auprès des fonctionnaires de la RDA pour calmer leurs ardeurs.
Le 27 octobre, on en vient à une confrontation directe entre troupes américaines et soviétiques ; 10 chars américains et soviétiques se postant précisément de part et d'autre de la frontière. Les chars se retirent le lendemain, aucune des deux parties ne voulant enclencher pour Berlin l'escalade entre les deux blocs, qui risquerait peut-être carrément de déclencher une guerre nucléaire.
Une nation - deux pays
Les ressortissants de Berlin-Ouest ne pouvaient déjà plus depuis le 1er juin 1952 entrer librement en RDA. Après de longues négociations, un laissez-passer est introduit en 1963 permettant à plusieurs milliers d'habitants de Berlin-Ouest de visiter leurs familles en fin d'année.
À partir du début des années 70, la politique suivie par Willy Brandt et Erich Honecker de rapprochement entre la RDA et la RFA (Ostpolitik) rend les frontières entre les deux pays un peu plus perméable. La RDA simplifie les autorisations de voyage hors de RDA, en particulier pour les non-actifs comme les retraités, et autorise les simples visites d'Allemands de l'Ouest dans les régions près de la frontière. Pour une liberté de circulation plus grande, la RDA exige la reconnaissance de son statut d'État souverain et indépendant, ainsi que la livraison de citoyens de la RDA rétifs au retour dans leur pays. Cette dernière exigence est catégoriquement refusée par la république fédérale au nom du respect de sa loi fondamentale.
La propagande de la RDA désigne le Mur ainsi que toute la frontière avec la RFA comme un « mur de protection anti-fasciste » protégeant la RDA contre l'« émigration, le noyautage, l'espionnage, le sabotage, la contrebande, la braderie et l'agression de l'Ouest ». En réalité, les systèmes de défenses de la RDA se dressaient principalement contre ses propres citoyens.
Chute du Mur
Le mur de Berlin tombe dans la nuit du jeudi 9 au vendredi 10 novembre 1989 après plus de 28 années d'existence. Cet évènement qui a changé la face de l'histoire a été porté d'une part des manifestations massives et l'exigence affirmée de liberté de circulation dans l'ex-RDA, d'autre part la fuite continuelle de pans entiers de la population de la RDA, soit par les ambassades de plusieurs capitales de pays de l'Est (Varsovie et Prague notemment), soit par la frontière Hongrie-Autriche à Sopron sur la Neudlieder See ouverte peu avant.
Une conférence de presse avec Günter Schaboswski, membre du bureau politique, transmise en direct par la télévision joua le rôle de déclencheur. À 18 h 57, vers la fin de la conférence, Schaboswski lit incidemment une décision du conseil des ministres, dont il s'avérera plus tard qu'elle était un simple document de travail. D'autres affirment que le brouillon du conseil des ministres avait été approuvé, mais qu'il ne devait être communiqué à la presse qu'à partir de 4 heures le lendemain matin, le temps de pouvoir informer tous les organismes concernés :
Présents sur le podium à côté de Schabowski : les membres du comité central du SED Helga Labs, Gerhard Beil et Manfred Banaschak. Schabowski lit un brouillon d'une décision du conseil des ministres se trouvant devant lui. Les voyages privés vers l'étranger peuvent être autorisés sans exigence de justificatifs - motifs de voyages ou situation familiale. Une circulaire en ce sens va être bientôt diffusée. Les départements de la police populaire responsable des visas sont mandatés pour accorder sans délai des autorisations permanentes de voyage, sans que les conditions actuellement en vigueur aient à être remplies. Toutes les frontières avec la RFA sont ouvertes de façon permanente. Question d'un journaliste : Quand ceci entre-t-il en vigueur ? Schabowski, feuilletant ses notes : Autant que je sache… immédiatement Hans-Hermann Hertle, Katrin Elsner : Mein 9. November (1999)
Grâce aux annonces des radios et télévisions de Berlin-ouest et de RFA, la nouvelle se propage rapidement sous le cri d'ordre : Le mur est ouvert !. Plusieurs milliers de Berlinois se pressent aux points de passages et exigent de passer. À ce moment, ni les soldats surveillant les frontières, ni même les fonctionnaires du ministère chargé de la sécurité d'État responsables du contrôle des visas n'avaient été informés. Sans ordre concret ni consigne mais sous la pression de la foule, le point de passage de la Bornholmer Strasse est libéré vers 23 h 00, suivi d'autres points de passage tant à Berlin qu'à la frontière avec la RFA. Beaucoup assistent en direct à la télévision dès cette nuit du 9 novembre et viennent participer à la fête. Cependant le véritable rush a lieu le lendemain matin, beaucoup s'étant couché trop tôt cette nuit-là.
Les citoyens de la RDA sont accueillis à bras ouverts par la population de Berlin-Ouest. La plupart des bars font spontanément l'opération bière gratuite. Un concert de klaxons résonne dans Berlin et des inconnus se tombent dans les bras l'un de l'autre. Dans l'euphorie de cette nuit, de nombreux ouest-Berlinois escaladent le mur et se massent près du Brandenburger Tor qui semblait l'instant d'avant à peu près aussi accessible que la lune. En apprenant la nouvelle de la chute du mur, le Bundestag interrompt son emploi du temps à Bonn et les députés chantent spontanément l'hymne national allemand.
La chute du Mur est un évènement majeur de l'histoire mondiale, et sera fêté entre autres par un concert de Leonard Bernstein la nuit de Noël 1989.
Anatomie des installations le long de la frontière
Le mur, long de 156,4 km (167 km selon certains), venait en complément de la longue frontière RFA-RDA et, dans une moindre mesure, des frontières ouest de pays du Pacte de Varsovie, le tout donnant un visage palpable au fameux rideau de fer. Comme le reste de la frontière des deux Allemagnes, le Mur de Berlin était très largement adossé à un système très complet de fils barbelés, de fosses, de pièges à tank, de ligne de garde et de miradors. Au début des années 80, la frontière employait par exemple la bagatelle de 1 ,000 chiens de garde. Le système était étendu d'année en année. En particulier, les maisons proches de la frontières étaient progressivement vidées de leurs habitants puis murées. Ce processus dura jusqu'au 28 janvier 1985, avec la condamnation de l'Église de la rédemption dans la Bernauer Straße. Une raie aussi lumineuse qu'en plein jour divise alors un Berlin autrefois dense et sombre.
Les soldats à la frontière est-allemande avait l'ordre de tirer, c'est-à-dire l'obligation d'empêcher par tous les moyens les tentatives d'évasion par tous les moyens, y compris la mort du fugitif. Le Mur de Berlin ne faisait pas exception à cette règle. Ramené à la distance de frontière, on peut même dire qu'il y eut beaucoup plus de morts à Berlin. Lors des grands jours fériés ou de visites d'États, l'ordre de tirer était cependant suspendu temporairement, pour éviter les répercussions négatives dans la presse de l'Ouest. Le Mur était également sous la surveillance constante de policiers et de patrouilles de soldats, documentant tout signe suspect pouvant indiquer une activité des services secrets ennemis. Il s'avèrera par la suite qu'il existait cependant des passages secrets sous le mur, utilisés à l'occasion.
- Mur de béton d'arrière-plan haut de deux ou trois mètres.
- Alarme à détection mouvement au sol,
- Kontaktzaun aus Streckmetall übermannshoch, mit Stachel- und Signaldraht bespannt
- Bis zur Grenzöffnung im Jahre 1989 gab es außerdem streckenweise Hundelaufanlagen (scharfe Schäferhunde u.ä., an Führungsdraht eingehängt, frei laufend), Kraftfahrzeugsperrgräben und Panzersperren (Spanische Reiter aus kreuzweise verschweißten Eisenbahnschienen), die dann als Gegengeschäft für bundesdeutsche Milliardenkredite abgebaut wurden
- Postenstraße/Kolonnenweg (nachts beleuchtet), zur Grenzpostenablösung und um Verstärkung heranholen zu können
- Postentürme (1989 insgesamt 302 Stück) mit Suchscheinwerfern, Sichtkontakt der Posten tagsüber, nachts zogen zusätzliche Grenzsoldaten auf
- Kontrollstreifen (KS) Todesstreifen, immer frisch geeggt, zur Spurenfeststellung, der auch von den Grenzsoldaten nicht grundlos betreten werden durfte
- (teilweise extra) übermannshoher Streckmetallzaun, nur schräg durchsehbar
- eigentliche Grenze Betonfertigteilmauer bzw. -wand nach West-Berlin, 3,60 m hoch, (teilweise mit Betonrolle, die beim Überklettern keinen Halt bieten sollte)
- davor noch einige Meter Hoheitsgebiet der DDR
La largeur totale de ces installations dépendait de la concentration en maisons près de la frontière et allait d'environ 30 m à 500 m sur la Postdamer Platz. Le détail de ces installations était placé sous secret militaire, et donc inconnu des citoyens de la RDA. Les soldats détachés à la frontière devaient garder le silence, et comme nul ne savait exactement qui pouvait restituer un bavardage inconséquent dans un rapport de la Stasi, tous s'astreignaient fermement au silence. Quiconque s'intéressait de trop près aux installations frontières risquait pour le moins un contrôle d'identité et un interrogatoire soupçonneux. Cela a parfois débouché sur des condamnations fermes pour planification d'une tentative d'évasion. En outre, la zone immédiatement près de la frontière était interdite à Berlin sauf autorisation spéciale. Un deuxième mur interne fermé le champ de visions des personnes trop curieuses.
Installations fluviales (à traduire)
Die äußere Stadtgrenze West-Berlins verlief an mehreren Stellen durch schiffbare Gewässer. Der Grenzverlauf war dort durch eine vom West-Berliner Senat errichtete Kette aus runden weißen Bojen mit der (an der Stadtgrenze nicht ganz zutreffenden) Aufschrift „Sektorengrenze“ gekennzeichnet. West-Berliner Fahrgastschiffe und Sportboote mussten darauf achten, sich auf der West-Berliner Seite der Bojenkette zu halten. Auf der DDR-Seite der Grenze wurden diese Gewässer gelegentlich von Booten der Grenztruppen der DDR patrouilliert.
Die Grenzbefestigungen der DDR befanden sich jeweils auf dem DDR-seitigen Ufer, was teilweise große Umwege erzwang und die Ufer mehrerer Havelseen „vermauerte“. Der größte Umweg befand sich am Jungfernsee, wo die Mauer bis zu 2 km vom eigentlichen Grenzverlauf entfernt stand. An mehreren Stellen verlief der Grenzstreifen durch ehemalige Wassergrundstücke und machte sie so für die Bewohner unbrauchbar, so am Westufer des Groß-Glienicker Sees und am Südufer des Griebnitzsees.
Bei den Gewässern an der innerstädtischen Grenze verlief diese überall direkt am westlichen oder östlichen Ufer, so dass dort keine Markierung des Grenzverlaufs im Wasser existierte. Auch dort stand die eigentliche Mauer jeweils auf der östlichen Seite. An einigen Stellen in der Spree gab es zusätzlich Unterwassersperren gegen Schwimmer.
Points de passages
Les postes de passage entre Berlin-Ouest, Berlin-Est et la RDA étaient extrêmement bien équipés et surveillés du côté RDA. Ceux qui désiraient passer devaient s'attendre à des contrôles très stricts de la part des douaniers et des services d'émigration et d'immigration ; cependant les formalités se déroulaient de manière correcte. Du côté Ouest, on franchissait des postes de police et de douanes, mais les simples personnes n'étaient en général pas contrôlées, même à Checkpoint Charlie où les armées d'occupation avaient établi des postes de contrôle. Le trafic avec le reste de la RFA ne faisait l'objet que de relevés à but statistiques.
Le trafic des biens était astreint à la douane. Lors de l'unification monétaire de l'Allemagne, le 1er juillet 1990, tous les postes frontière furent abandonnés : seuls quelques installations restèrent érigées en guise de mémoriaux.
Victimes et mémoriaux
Victimes
Le nombre exact des victimes du Mur fait l'objet de controverses : il est en effet difficile à évaluer aujourd'hui, chaque nouvelle victime ayant été systématiquement passée sous silence en RDA. D'après des recherches de la collectivité berlinoise des travailleurs "13 August", 1135 personnes y ont laissé la vie. La Staatanwaltschaft de Berlin en a dénombré 270 où on a pu démontrer un acte de violence de la RDA. Le Zentrale Ermittlungsgruppe für Regierungs- und Vereinigungskriminilatät ne recense que 421 morts susceptibles d'être imputées aux forces armées de la RDA. Les premiers tirs mortels s'abattent le 24 août 1961 sur Günter Liftin (24 ans) près de la gare Friedrichstraße, 11 jours après la fermeture de la frontière. Peter Fechter meurt après avoir traîné derrière lui une traînée de sang le 17 août 1962. En 1966 deux enfants de respectivement 10 et 13 ans sont abattus par au total quarante tirs. Chris Gueffroy est le 6 février 1989 la dernière victime du Mur.
Des estimations parlent de 75 000 hommes et femmes condamnés jusqu'à 2 ans de prison en tant que « déserteur de la république ». La peine atteignait en général plus de cinq ans si le fugitif était armé, porteur d'un uniforme de soldat ou de secrets.
Parmi les victimes du Mur figurent aussi quelques soldats. Le cas le plus connu est sans doute celui du soldat Rheinhold Huhn, abattu par un passeur. Du pain béni pour la propagande de la RDA, et une justification a posteriori de la construction du Mur.
Procès des soldats-tireurs
Un procès-fleuve a duré jusqu'au printemps 2004 pour savoir qui avait la responsabilité d'avoir donné l'ordre de tirer sur les fugitifs. Parmi les accusés figurent entre autres le président Erich Honecker, son successeur Engon Krenz, les membres du conseil national de défense Erich Mielke, Willi Stoph, Heinz Keßler, Fritz Streletz et Hans Albrecht, le chef du SED dans le district de Suhl et quelques généraux comme Klaus-Dieter Baumgarten, général en chef des troupes frontières de 1979 à 1990.
Les soldats-tireurs étaient recrutés en grande partie au NVA ou dans les garnisons détachées à la frontière. Parmi les accusés, 35 furent acquittés, 44 assignés à résidence et 11 à une peine de sûreté : entre autres Albrecht, Streletz, Keßler et Baumgarten (de 4½ à 6½ années de prison). En août 2004, le tribunal de Berlin condamnent deux ex-membres du Politbüro avec sursis. Le dernier procès des tueurs du mur se termine par une condamnation le 9 novembre 2004, 15 ans jour pour jour après la chute du mur de Berlin.
Mémoriaux
à traduire.
http://de.wikipedia.org/wiki/Berliner_Mauer#Gedenken
Conservation du mur
Destruction et restes du mur
La chute du mur changea considérablement les flux de trafic dans la ville. Ainsi le métro connectant 3 stations sur 1,6 km est détruit quelques mois après son ouverture officielle en juillet 1991.
Il ne reste plus grand-chose du mur aujourd'hui. Les chasseurs de souvenirs, désignés dans le langage populaire comme Mauerspecht (soit pic-le-mur), se sont arrachés les fragments, donnant naissance à un véritable marché noir. Pour la petite histoire, la CIA s'est appropriée un morceau du mur artistiquement décoré pour son nouveau bâtiment dans son fort de Langley. À partir du 13 juin 1990, la RDA procède dans les derniers mois de son existence au démontage le plus rapide et le plus complet possible des installations. 300 de ses soldats y sont assistés par 600 pionniers de l'armée ouest-allemande, 174 camions, 90 grues, 55 pelleteuses et 13 bulldozers. Le mur a disparu du centre-ville en novembre 1990, le reste en novembre 1991. Au total, il a été physiquement détruit à peu près partout, à l'exception de trois sections :
- une de 80 mètres près de la Potsdamer Platz
- la plus connue, le long de la rivière Spree près de Oberbaumbrücke
- la dernière au nord de la Bernauer Straße qui devient un mémorial en 1999.
Ces parties ne sont malheureusement pas représentatives de l'état originel du mur : elles ont été très endommagées notamment du fait de nombreuses personnes désirant posséder un morceau du mur.
Il devenait difficile même aux Berlinois de décrire à quel endroit passait autrefois le Mur : aussi, par décision du Bundestag, une double rangée de pavés rappelle aujourd'hui sur près de 8 kilomètres le tracé du Mur.
Sur les 302 miradors, seuls 5 existent encore en 2005 : dans le musée de l'art interdit, au milieu de la Kielerstraße, au milieu de la Postdamer Platz, à Nierder-Neudorf dans l'exposition permanente sur les installations militaires de la frontière RFA-RDA, et à Hohen Neuendorf.
Anecdotes
- Près de la Burgfrauen straße, afin de sauvegarder une étroite bande de jardin pour le repos des membres du SED, le mur suivait un tracé absurde en forme de bec de canard.
- Le parti satirique DIE PARTEI fait figurer dans son programme électoral la reconstruction du mur.
- Pink Floyd, célèbre groupe de rock psychédélique, sortit en 1979 un album nommé The Wall, peut être en partie en réaction au mur de Berlin. L'album, qui avait été enregistré en partie à Berlin, a fait l'objet d'un concert de Roger Waters en 1990 en plein dans l'ex no man's land.
Références
- Peter Feist : Die Berliner Mauer (le mur de Berlin). 4. Auflage. Kai Homilius Verlag, Berlin 2004 (Der historische Ort Nr. 38), ISBN 3-931121-37-2 (Leseprobe)
- Joachim Mitdank : Berlin zwischen Ost und West. Erinnerungen eines Diplomaten (Entre Berlin-est et Berlin-ouest, souvenirs d'un diplomate). Kai Homilius Verlag, Berlin 2004 (Edition Zeitgeschichte - Band 14), ISBN 3-89706-880-X (Leseprobe)
- Hertle, Jarausch, Kleßmann (Hrsg.): Mauerbau und Mauerfall. Berlin 2002, ISBN 3861532646
- Thomas Flemming, Hagen Koch: Die Berliner Mauer - Geschichte eines politischen Bauwerks (Le mur de Berlin - histoire d'une construction politique). Bebra Verlag 2001, ISBN 3-930863-88-X
- Thomas Scholze, Falk Blask: Halt! Grenzgebiet! – Leben im Schatten der Mauer (Stop ! Zone frontière ! La vie dans l'ombre du Mur). Berlin 1992, ISBN 3861630303
- Axel Klausmeier, Leo Schmidt: Mauerreste - Mauerspuren (Restes et traces du Mur). Westkreuz-Verlag Berlin/Bonn 2004, ISBN 3929592509
Liens externes
- Tracé et histoire du Mur (en anglais) sur le site officiel de Berlin
- Histoire de Berlin et visites guidées en français
- Berlin sur Wikitravel
- CityPanoramas Berlin - Berlin en images panoramiques
Histoire (ancienne version, à fusionner)
Construction du mur
La construction du mur autour des trois secteurs de l'Ouest commence le 13 août 1961. Il consiste tout d'abord en un rideau de fil barbelé puis est remplacé par un mur de béton. Ce mur sépare physiquement la cité et entoure complétement la partie ouest de Berlin qui devient une île au milieu des pays de l'Est.
L'Allemagne de l'Est prétend qu'il s'agit d'un mur de protection anti-fasciste dont le but est d'éviter une agression par les pays de l'Ouest. De son coté, l'Ouest prétend que le mur est créé pour empécher les citoyens d'Allemagne de l'Est d'entrer dans Berlin-Ouest et donc l'Allemagne de l'Ouest.
Pendant la construction du mur les soldats se tiennent devant et ont pour ordre de tirer sur toute personne tentant de le franchir.
Suite à une grande manifestation à Berlin-Est le 4 novembre 1989 (rassemblant environ un million de personnes), le gouvernement décide, le 8 novembre, d'autoriser les habitants de Berlin-Est à se rendre à l'Ouest. Avant que l'information officielle ne soit publiée, la rumeur de l'ouverture du Mur se répand dans toute la ville, et dans la nuit des milliers de personnes attendent devant les portes de passage (Check Point Charlie).
Le 9 novembre, les Berlinois entament la destruction du Mur par tous les moyens (pioche, marteau, etc.).
Cet événement, connu sous le nom de chute du Mur de Berlin, a abouti, presque un an plus tard, à la réunification des deux Allemagnes (République fédérale d'Allemagne et République démocratique allemande) le 3 octobre 1990. Le 3 octobre est aujourd'hui la fête nationale allemande (Tag der Deutschen Einheit : jour de l'unité allemande).
Les années du Mur
Le Mur mesure plus de 155 kilomètres de long. Après la construction initiale, il est régulièrement amélioré. En juin 1962 des travaux commencent pour réaliser une deuxième ligne parallèle à la première, ce qui créé un no man's land entre les deux barrières. La quatrième génération du Mur commence en 1975, il s'agit d'un mur renforcé de 3,6 mètres de haut construit à l'aide de 45 000 sections de 1,5 mètre de large, le coût total est de 16 155 000 marks est-allemands. La frontière est également protégée par des grillages, des alarmes, des tranchées antivéhicules, du fil barbelé, plus de 300 miradors et 30 bunkers.
Au départ, il n'y avait qu'un point de passage pour les Allemands de l'Ouest situé à Friedrichstraße. Les puissances de l'Ouest ont deux autres checkpoints à Helmstedt et Dreilinden au sud de Berlin-Ouest. Les checkpoints sont nommés phonétiquement Alpha (Helmstedt), Bravo (Dreilinden) et Charlie (Friedrichstraße) (voir carte de Berlin : http://www.wall-berlin.org/gb/carte07.htm ).
Durant l'existence du mur, environ 5 043 évasions, certaines échappées en ballon ou catapultage au-dessus des immeubles, ont pu se faire vers Berlin-Ouest, 239 personnes ont été tuées en tentant de passer et 200 grièvement blessées. Une évasion réussie a permis de faire passer 57 personnes du 3 au 5 octobre 1964 : ils passent à travers un tunnel de 145 mètres creusé par des Berlinois de l'Ouest. La plus célèbre tentative ratée est celle de Peter Fechter qui, touché par un tir, est laissé blessé jusqu'à sa mort à la vue des médias de l'Ouest le 17 août 1962.
La chute du Mur
Le 10 septembre 1989, la Hongrie décide de laisser passer en Autriche les Allemands de l'Est qui veulent fuir à l'Ouest, annulant un accord qu'elle avait jusqu'alors avec la RDA. La mesure est effective le 11 septembre à 00h00. Des milliers d'Allemands de l'Est, le plus souvent à bord de Trabant pétaradantes, gagnent ainsi la RFA. Des grandes manifestations ont lieu contre le gouvernement est-allemand qui tombe à l'automne 1989. Le dirigeant Erich Honecker, démissionne le 18 octobre 1989 et est remplacé par Egon Krenz.
Les restrictions de mouvement des Allemands de l'Est sont quelque peu levées par le nouveau gouvernement le 9 novembre 1989. Après une mésentente, Günter Shabowski annonce lors d'une conférence de presse que toutes les restrictions sont annulées et des centaines de milliers de personnes se rendent immédiatement au Mur. Les garde-frontières, dans l'incertitude, laissent passer les berlinois qui se pressent aux points de passage. Le premier passage ouvert sera celui de la Bornholmer Strasse à Prenzlauer Berg, le quartier des intellectuels. Le 9 novembre est ainsi considéré comme étant la date de la chute du Mur.
Il symbolise aussi la fin de la Guerre froide.
Célébration
Le jour de Noël, le 25 décembre 1989, Leonard Bernstein donne un concert à Berlin célébrant la fin du Mur; il inclut la 9e symphonie de Beethoven, dans laquelle le mot « joie » est remplacé par « liberté ». Roger Waters donne un concert de Pink Floyd The Wall sur Potsdamer Platz le 22 juillet 1990.
La chute du Mur est la première étape amenant à la réunification de l'Allemagne le 3 octobre 1990.
Certains pensèrent que le 9 novembre ferait un bon jour férié en Allemagne car il s'agit également de la date de la proclamation de la république de Weimar en 1918. Toutefois c'est aussi la date anniversaire du pogrom anti-juif, baptisé Nuit de cristal, commis par les nazis le 9 novembre 1938. Le 3 octobre a été choisi à la place.
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