Mont Blanc
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Voir aussi Mont Blanc (homonymie)
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| Image:Mont Blanc.jpg | ||||
| Altitude | 4 810 m | |||
| Latitude | 45° 55' N | |||
| Longitude | 6° 55' E | |||
| Pays | France-Italie | |||
| Massif | Massif du Mont-Blanc | |||
| Première ascension | le 8 août 1786 par Jacques Balmat et Michel Paccard | |||
| Voie d'ascension la plus facile | marche sur neige/glace | |||
Le mont Blanc est un sommet situé dans la chaîne des Alpes, dans le massif du Mont-Blanc entre la Haute-Savoie (France) et la Vallée d'Aoste en Italie. Avec ses 4 807 à 4 810,40 mètres d'altitude, (4 808,45 m selon la dernière mesure officielle d'octobre 2003) il est le plus haut sommet d'Europe occidentale. Ce massif contient de nombreux glaciers dont la mer de Glace et le glacier des Bossons sur son versant nord.
En Italie, où est située une partie du sommet, il prend le nom de monte Bianco. La situation exacte de la frontiére sur le sommet est souvent sujette à controverse - informelle, aucun des deux gouvernements n'y a jamais participé. Ce sommet apparaît en effet comme frontalier sur les cartes italiennes - sur la base du traité signé le 7 mars 1861 - alors qu'il est entièrement en France sur les cartes françaises et suisses (voir À qui appartient le sommet du mont Blanc ?).
Sommaire |
L'ascension
La première ascension du sommet connue de l'histoire remonte au 8 août 1786 par Jacques Balmat et le docteur Michel Paccard, sur l'instigation d'Horace-Bénédict de Saussure, lequel offrit une récompense pour sa première ascension. Cet exploit, pour l'époque, a marqué les débuts de l'alpinisme que l'on connaît aujourd'hui.
De nos jours, ce sommet accueille des milliers d'alpinistes-touristes par an et peut être considéré, faussement, comme une ascension facile mais longue, pour peu que l'on soit bien entraîné et habitué à l'altitude. Cette impression est renforcée par le fait que lorsqu'on se trouve à l'aiguille du Midi, par beau temps, le mont Blanc peut paraître comme « une aimable colline enneigée » à 1 000 mètres plus haut.
Cependant, chaque année, le massif du Mont-Blanc fait de nombreuses victimes. C'est une course qui nécessite d'avoir un minimum de connaissances de la haute montagne et ne doit pas être faite sans être accompagné par un guide ou pour le moins par une personne compétente, ni sans un équipement adéquat. Il s'agit réellement d'une course longue qui présente des passages délicats comme le couloir du Goûter avec des chutes de pierres ; de plus, une nuit dans le refuge est une condition minimale pour s'habituer à l'altitude et être moins exposé au redoutable mal aigu des montagnes qui peut entraîner la mort.
L'altitude du mont Blanc
Longtemps l'altitude officielle du plus haut sommet des Alpes a été de 4 807 mètres. La mesure faite en 2002 par les géomètres experts avait donné 4 810,40 mètres. Cette mesure avait été faite par l'IGN et des géomètres experts à l'aide du système GPS.
Mais après la canicule de 2003, une nouvelle mesure a été effectuée, les 6 et 7 septembre 2003, par une équipe composée du glaciologue Luc Moreau, de deux ingénieurs de la société GPS, de trois personnes de l'Institut géographique national, de sept géomètres experts, de quatre guides de Chamonix et de Saint-Gervais et de quatre étudiants de l'école supérieure de géométrie et de topographie du Mans. Lors de cette mesure, il a été constaté une hauteur de 4 808,45 mètres et un décalage de l'arête sommitale de 75 centimètres par report à la campagne de 2002.
Lors de cette campagne 2003, les mesures de plus de 500 points de repères ont été prises, afin d'étudier la calotte sommitale dans son ensemble et de la modéliser entièrement ; dorénavant une équipe devrait remonter chaque année pour prendre à nouveau les mesures.
Cette interprétation est cependant contestée, la canicule n'ayant pas entraîné de fonte significative des glaces au-dessus de 4000 mètres d'altitude. Il pourrait simplement s'agir d'un mouvement plus ou moins stochastique de la calotte glaciaire sommitale, au gré des vents violents soufflant à cette altitude.
Effectivement, à cette altitude le thermomètre passe rarement au-dessus de 0°C, cependant même si lors de l'été 2003, la température est montée, durant quelques jours, à +2°C et même +3°C, cela ne suffit pas pour provoquer l'évaporation de la glace qui est restée à -15°C. En fait, cette diminution pourrait résulter de trois phénomènes :
- Un phénomène de tassement général du manteau glaciaire.
- Un tassement local dû aux centaines de personnes supplémentaires qui sont montées au mont Blanc durant l'été 2003, fréquentation aggravée par le fait que, plus de journées de beau temps, c'est aussi plus d'ascensions.
- - Cinq parapentistes réalisent une première en atteignant le sommet. Ils ont signalé avoir atterri dans une couche superficielle de neige détrempée, dans laquelle ils se sont enfoncés jusqu'aux genoux.
- De plus, le sommet du mont Blanc fonctionne comme une énorme congère ; ce sont les vents qui déposent la neige sur le sommet et modifient sa composition, donc moins de vents, c'est aussi moins de neige qui s'accumule au sommet.
- Nota 2 : L'altitude donnée est toujours celle de l'épaisse couche neigeuse coiffant la cime. Du sommet jusqu'à mi-hauteur, il est recouvert de « neiges éternelles » (de 15 à 23 mètres d'épaisseur). Le sommet rocheux, lui, culmine à 4 792 mètres et il est décalé de 40 mètres à l'ouest par rapport au sommet.
- Nota 3 : Le mont Blanc est le plus haut sommet d'Europe occidentale. Si on considère que l'Europe s'étend jusqu'au Caucase, alors quatre sommets le dépassent sur les territoires russes et géorgiens, le plus haut étant le mont Elbrouz.
Altitudes remarquables dans le massif
- 4808 m : Le mont Blanc
- 4748 m : Le mont Blanc de Courmayeur
- 4677 m : Le rocher de la Tourmette
- 4547 m : La Grande Bosse
- 4513 m : La Petite Bosse
- 4468 m : Le mont Maudit
- 4354 m : Les aiguilles Belles Étoiles
- 4306 m : Le dôme du Goûter
Le panorama
| Image:BarilletteLémanMontBlanc.jpeg |
Depuis le sommet du mont Blanc il est possible de voir ou d'apercevoir quatre massifs montagneux : le Jura, les Vosges, la Forêt-Noire et le Massif central. La vision théorique lointaine dépend de la géomorphologie et de l'influence de la courbure terrestre.
Histoire du mont Blanc
À qui appartient le sommet du mont Blanc ?
Attention : cet article développe l'argumentaire de la controverse au sujet du passage de la frontière au sommet du mont Blanc. Cet article doit donc seulement être considéré comme un point de vue, car l’état français a toujours considéré valide la Convention de 1861, mais pas la carte annexée à la convention du 7 mars 1861. Pour la controverse italienne, voir : Voir aussi : Histoire de la frontière sur le mont Blanc.
Cette question a donné lieu à de nombreux débats depuis la Révolution française. En effet, avant cette date, le mont Blanc était totalement inclus dans le duché de Savoie, partie du Royaume de Sardaigne, qui s'étendait de chaque côté du massif.
Le premier traité à stipuler une frontière dans la région du mont Blanc date du 26 floréal an IV (15 mai 1796) : le roi de Sardaigne reconnaît le rattachement de la Savoie à la République française ; ce texte stipule dans son article 4 que : « Les limites entre les États du Roi de Sardaigne et les départements de la Répulique française seront établis sur une ligne déterminée par les points les plus avancés du côté du Piémont, des sommets, plateaux des montagnes et autres lieux ci-après désignés, ainsi que des sommets ou plateaux intermédiaires, savoir : en commençant au point où se réunissent les frontières du ci-devant Faucigny, duché d'Aoust et du Valais, à l'extrémité des Glaciers ou Monts-Maudits : 1° les sommets ou plateaux des Alpes, au levant du Col-Mayor ; […] ». S'agit-il du Col Major, figuré sur l'extrait de carte IGN ci-dessous, auquel cas, la partie au levant, c'est-à-dire à l'est, réserverait le sommet du Mont-Blanc à la République ?
Cet acte donne cependant lieu à un procès-verbal d'abornement, dont l'une des interprétations voudrait que la frontière demeurât visible depuis les centres-ville des communes de Chamonix et de Courmayeur. Or, le sommet du mont Blanc n'est pas visible depuis Courmayeur, trop encaissé ; la ligne de crête passe plus à l'est et plus bas, au niveau du mont Blanc de Courmayeur (d'où le nom). Déjà imprécis à l'époque, ce traité a, quoi qu'il en soit, été annulé par un acte juridique postérieur.
Il s'agit du traité d'annexion de la Savoie signé à Turin le 24 mars 1860 entre Napoléon III et Victor-Emmanuel II de Savoie. Une convention de délimitation, datée du 7 mars 1861, se contente de stipuler que : « Article 1er. — Du côté de la Savoie, la nouvelle frontière suivra la limite actuelle entre le Duché de Savoie et le Piémont, sauf les modifications ci-après : (...) » lesquelles ne concernent pas le mont Blanc. Le texte original est consultable sur la base Pacte du Ministère des affaires étrangères [1]. L'une des planches de l'Atlas Sarde, levé en 1856 et publié en 1869 (donc postérieurement à l'annexion), conservée à la cartothèque de l'IGN, situe la frontière exactement sur l'arête sommitale (et donne une mesure remarquable de la hauteur du sommet : 4 804 m).
Cette ligne de démarcation est reproduite sur la carte annexée à la convention du 7 mars 1861. C'est une carte spécifique qui prend en considération la limite du massif et fait passer la frontière sur la calotte du mont Blanc et le définit donc comme franco-italien. Cependant, ce document cartographique, joint à la convention de délimitation qui fait normalement foi, est d'un tracé peu sûr et diverge en certains points de la ligne de partage des eaux, frontière naturelle entre les deux versants. La France ne reconnaît donc pas la validité juridique de ce document jugé trop imprécis et la carte militaire de 1864 adopte le tracé français usuel, qui figure toujours sur les cartes IGN au 1:25 000 modernes.
Notons que si la frontière franco-italienne a fait l'objet de rectifications en 1947 puis en 1963, la commission mixte de plénipotentiaires chargés de négocier le nouveau tracé (revu, entre autres, au col du Petit-Saint-Bernard) a soigneusement évité le sujet polémique du sommet. Celui-ci a toujours été exclu des discussions entre les deux pays. L'interprétation italienne veut que la frontière court le long de la ligne de partage des eaux.
En guise de codicille, signalons que les communes de Chamonix et de Saint-Gervais-les-Bains se sont longuement disputées la propriété du sommet, l'une arguant de sa proximité géographique, l'autre du fait que la voie traditionnelle d'ascension partait de son territoire. Un différend qui a persisté jusqu'à la publication, en 1944, d'un arrêté préfectoral faisant courir une ligne de copropriété le long de l'arête sommitale, comme figuré dans l'extrait de la carte IGN, la partie « française » du versant « italien » étant attribuée à la commune de Saint-Gervais-les-Bains. Cet acte juridique implique nécessairement la possession française du sommet.
La première ascension
La première ascension du sommet connue de l'histoire remonte au 8 août 1786 par Jacques Balmat et le docteur Michel Paccard, sur l'instigation d'Horace-Bénédict de Saussure, lequel offrit une récompense pour sa première ascension. Cet exploit, pour l'époque, a marqué les débuts de l'alpinisme que l'on connaît aujourd'hui.
La première femme à atteindre le sommet est Marie Paradis en le 14 juillet 1808. La seconde ascension féminine est réussie par Henriette d'Angeville le 4 septembre 1838. La première ascension hivernale est faite par Isabella Stratton en janvier 1876. Marguette Bouvier effectue la première descente à ski en 1929.
Le refuge Vallot
Les premières véritables études scientifiques du sommet du mont Blanc ont été conduites sur commande du botaniste et météorologue Joseph Vallot à la fin du XIXe siècle. Ce dernier voulait demeurer plusieurs semaines dans le voisinage du sommet et fit procéder à la construction d'un refuge en dur.
L'observatoire Janssen
En 1891, Pierre Janssen, académicien des sciences, envisage la construction d'un observatoire au sommet pour y effectuer des mesures sur le spectre solaire. Gustave Eiffel décide de procéder à l'exécution du projet, à condition de trouver des fondations solides. Des explorations préliminaires sont lancées pour trouver un point d'ancrage sous la direction de l'ingénieur suisse Imfeld, qui fore 15 mètres sous la calotte sommitale. Il ne rencontre aucun élément pierreux. Déception, Eiffel renonce.
L'observatoire est malgré tout construit en 1893 ; il repose sur des vérins destinés à compenser les éventuels mouvements de la glace. Le tout fonctionne peu ou prou jusqu'en 1906, quand le bâtiment commence à pencher sérieusement. La manœuvre des vérins permet de compenser l'assiette. Mais trois ans plus tard, deux après la mort de Janssen, une crevasse s'ouvre sous l'observatoire, qui est abandonné. Il disparaît dans les glaces et seule la tourelle est sauvée in extremis.
Les exploits
- Le 23 juin 1960, l'aviateur Henri Giraud se pose sur le sommet du mont Blanc sur un « terrain » de 30 m de long.
- Le 13 août à 13h30, cinq parapentistes français ont réalisé une première en se posant au sommet du mont Blanc. Partis de Planpraz à 1 900 m d'altitude, de l'autre côté de la vallée de Chamonix, il sont réalisé leur exploit en passant par l'aiguille du Tricot (3 600 m), puis profitant de thermiques exceptionnels ils sont montés jusqu'à 5 000 m.
Le mont Blanc dans les œuvres culturelles
Au cinéma et à la télévision
- Documentaire : La Terre, son visage de Jean-Luc Prévost - éd. Société nationale de télévision française, 1984, série Haroun Tazieff raconte sa terre, vol. 1. Il présente la traversée ouest-est du mont Blanc qu'il a fait jadis en compagnie d'amis cinéastes.
- Film Malabar Princess
- Film-TV Premier de cordée
Dans la littérature
La protection du mont Blanc
Le site du massif du Mont-Blanc fait l'objet d'un projet de classement au patrimoine mondial de l'Unesco en tant que « site exceptionnel unique au monde » et en tant que haut lieu culturel, lieu de naissance et symbole de l'alpinisme. Ce projet n'est pas partagé par tous et devrait faire l'objet de demandes conjointes des trois gouvernements français, italien et suisse.
Mais le mont Blanc est l'un des sites touristiques les plus visités de la planète et de ce fait est en danger. L'association Pro-mont Blanc a édité en 2002 le livre Le versant noir du mont Blanc qui expose les problèmes actuels et futurs qui se posent pour conserver le site en l'état.
Voir aussi
Liens internes
- L'ancien département français du Mont-Blanc
- Le massif du Mont-Blanc
- La liste des massifs montagneux
- L'itinéraire de randonnée du tour du Mont Blanc
- Alpinisme
- Tramway du Mont Blanc (TMB)
- Tunnel du Mont-Blanc
Liens externes
- Rapport sur le calcul de l'altitude
- Mont Blanc sur Wikitravel
- Mont Blanc sur Summitpost
- Mont Blanc sur Skitour
- Mont Blanc sur 4000er.de
- L'ascension du mont Blanc
- Photos du massif du Mont-Blanc
Galerie
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