Mine (gisement)
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Une mine est un gisement de matériaux (par exemple d'or, de charbon, de cuivre, de diamants, de fer, de sel, etc.). Elle peut être à ciel ouvert ou souterraine. La distinction entre mine et carrière tient à la nature du matériau extrait (stratégique ou précieux pour la mine, de moindre valeur pour la carrière) ; en France, c'est le code minier qui définit cela.
En France les gisements de charbon se trouvent dans le Nord-Pas-de-Calais, dans le Massif Central et dans le Sud-Ouest (exemple: Carmaux). La Russie possède aussi de nombreux gisements de charbon au nord (exemple: Donbass). Le Royaume-Uni a d'important gisement de charbon au nord (exemple: Highland), dans le Pays de Galles et à Manchester.
L'exploitation minière a profondément marqué le paysage urbain. C'est pendant l'entre deux-guerres, que les corons étaient les plus nombreux. Ils sont autour des puits lieu où l'on extrait le charbon. Il existe deux types de corons (rue-type > habitation individuelle; jointif > habitations collées). Les corons sont de grandes rues bordées seulement par les habitations des mineurs. Les mineurs habitent et vivent donc le plus près possible de l'exploitation. Il n'y a aucun commerce près de la mine, et parfois pas de café.
Sommaire |
Histoire
L'exploitation du sous-sol date probablement des puits et des premières constructions en pierre (carrières, marnières) : il fallait creuser le sol pour extraire de la pierre ayant une qualité suffisante pour bâtir. En creusant en profondeur, on atteignait une couche de roche (une « veine »), puis on creusait horizontalement pour extraire la roche de cette couche (la couche suivant les plis géologiques). Ces puits et couloirs pouvaient ensuite servir à se protéger des agressions.
Techniques d'exploitation des mines
L'exploitation des mines pose de nombreux problèmes, et fait donc intervenir de nombreux domaines des sciences. C'est la raison pour laquelle dans la plupart des pays se sont crées des écoles spécifiques d'ingénieurs, les écoles des mines.
Les mines de charbon sont organisées par étages que l'on appelle "veines". Chaque mineur creuse une veine pour en extraire le charbon que l'on place ensuite dans des chariots. Ce travail est très difficile car il faut creuser de façon a ne pas faire effondrer la galerie, en plus de cela, il y règne une chaleure étouffante, car il n'y a quasiment pas d'air qui circule. Le seul moyen trouver pour créer une ventilation a été de construire au minimum deux puits. Le premier sert à la montée et la descente des mineurs et la montée du charbon. L'autre sert seulement à la ventilation.
En remontant une tonne de charbon, on extrait sept tonnes de sous-produits que l'on évacue sur les terrils.
Prospection
- Découvertes de gîtes minéraux
- Géochimie
- sondages
Terrassement
Puits et galeries
- Fonçage des puits
- Creusement des galeries
- Soutènement
Méthodes d'exploitation
- Principes généraux
- Exploitation de la houille
- Exploitation des gîtes filoniens
- Exploitation des gîtes sédimentaires
- Exploitation à ciel ouvert
Le roulage
- La force motrice
- Le matériel roulant
L'extraction
- Les câbles
- Les appareils d'extraction
- Le transport du personnel
L'exhaure
- L'évacuation des eaux
- Les pompes
La ventilation - l'aérage
- Atmosphère des mines
- Ventilation des mines
- Les ventilateurs
L'éclairage
L'étude de l'éclairage ne présente qu'un interêt secondaire dans les mines exemptes de grisou ou de poussières.
- Éclairage à feu nu :
- depuis l'antiquité, les mineurs se sont éclairés grâce à des chandelles de suif. Les mineurs les utilisaient soit sur des bougeoirs de fer, soit attachées à la tête au moyen d'une courroie de cuir.
- Les romains se servaient également de lampes à huile en terre cuite ou en métal, lampes plus éclairantes que les chandelles. Lampe Rave.
- Le pouvoir éclairant de l'acétylène a été utilisé dès les XIX siècle. Cependant comme toutes les lampes à feu nu, son usage fût réservé aux mines métalliques et aux carrières souterraines. Lampe Mercier.
- Éclairage de sûreté par lampes portatives
- La nécessité d'un éclairage de sureté dans les atmosphères inflammables des mines à été démontrée par de nombreux accidents.
- Le plus ancien procédé a été imaginé à Whitehaven en 1760. Il s'agit d'un rouet à silex par dégagement de gerbes d'étincelles.
- C'est à Humphrey Davy que nous devons le concept des lampes de sureté : un tamis métallique à ouverture très réduite empêche la propagation d'une flamme de l'intérieur vers l'extérieur de la lampe.
- Ultérieurement les lampes ont été équipées d'une cheminée en verre et de système de rallumage interne.
- Outre la lampe Davy, citons : la lampe Boty, la lampe Bainbridge, la lampe Rode (1894), la lampe Fumat (1903), la lampe Mulkay, la lampe Müller à système de fermeture magnétique, la lampe Cuvelier-Catrice à fermeture hydraulique, la lampe Mueseler, la lampe Marsaut, la lampe Demeure, la lampe Wolf, la lampe Seippel, la lampe Koch.
- Lampes électriques portatives
- Les premières lampes électriques portatives à piles primaires mises en service en 1862 étaient loin de répondre à toutes les exigences de sécurité.
- Les lampes à accumulateur et à électrolyte liquide : modèles d'Edison, de Pitkin, de Swan, de Bréguet, de Pollak, Stella, de Mallet-Parent.
- Les lampes à accumulateur et électrolyte immobilisé présentent l'avantage de résister aux renversements accidentels. La lampe Süssmann, la lampe Max, la lampe Cotté, la lampe Lux
Abatage - Extraction du matériau
- Abatage à la main, Travail à la pioche, à la barre à mine
- Abatage à l'explosif.
- Perforation mécanique - Travail au marteau-piqueur.
- Abatage mécanique
- Système de l'étai mobile.
Pneumatique (transmission de l'énergie sans risque d'étincelle)
Coups de feu
- Coup de grisou
- Coup de poussière
- Mesures préventives
Accidents divers
- Dégagement instantané de grisou
- Incendies
- Coups d'eau
- Éboulements
Sauvetage
- Appareils respiratoires
- Organisation en vue de sauvetage
Les mines souterraines
À faire
« La cage ». À l'intérieur, on met quatre-vingts hommes. Mains sur les épaules du gars d'en-face, il faut tenir l'équilibre quand elle plonge au fond, secouée comme une rame de métro. Le passage de la haveuse (la machine à extraire le charbon).
Les mines à ciel ouvert
À faire
La fin de l'exploitation des mines de charbon
en France
L'État français s'est progressivement désengagé de l'exploitation charbonnière. La rentabilité de l'exploitation de la houille a en effet subi, depuis les années 1960, une baisse constante sous le double effet de la diversification des sources d'énergie et de la concurrence de pays bénéficiant de conditions d'exploitation très favorables. La signature du Pacte charbonnier, en 1994, a ainsi entraîné la fermeture des derniers sites de production français :
- Gard : en 2001, la mine d'Alès (les Houillères de bassin du Centre et du Midi - HBCM) et la reconversion du bassin.
- Provence : Le 1er février 2003, la mine de Gardanne a été arrêtée.
- Lorraine : Le 23 avril 2004, le siège de Creutzwald (les Houillères du bassin de Lorraine - HBL) a cessé son activité. Afin de réhabiliter le site, les chevalements des puits 3 et 4 seront rasés, les puits bétonnés, les galeries noyées.
en Belgique
En Belgique, la décision de fermeture des mines de charbon fut prise en deux étapes, la première dans les années 1960, qui conduisit à l'arrêt des mines wallones tandis qu'en 1986, Le ministre des Finances Mark Eyskens (CVP) déclarait que la fermeture des cinq derniers charbonnages du Limbourg (Kempense steenkolenmijnen - KS) économiserait beaucoup d'argent
- Province du Hainaut : Boussu le 30 septembre 1961. Fontaine-l’Évêque, le l5 mars 1964
- Province de Liège : Le Charbonnage d'Argenteau-Trembleur le 31 mars 1980
- Province du Limbourg :
- Zwartberg en 1966 et Houthalen
- Waterschei en 1987, Winterslag en 1988, Beringen le 28 octobre 1989, Eisden et Zolder en 1992
La désaffection des mines
Les mines dont l'exploitation est interrompue affectent l'environnement : elles modifient le paysage (carrières, terrils, friches industrielles...) et la structure du sol (affaissements de terrain, ravinement...)
Les mines dans la littérature
- Littérature française
- Littérature étrangère
- Archibald Joseph Cronin : La citadelle



