Millepertuis perforé
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| Image:Hypericum perforatum1.jpg | |||||
| Fleurs dans une prairie naturelle | |||||
| Classification classique | |||||
| Règne : | Plantae | ||||
| Division : | Magnoliophyta | ||||
| Classe : | Magnoliopsida | ||||
| Ordre : | Theales | ||||
| Famille : | Clusiaceae | ||||
| Genre : | Hypericum | ||||
| Nom binomial | |||||
| Hypericum perforatum L., 1753 | |||||
| Classification phylogénétique | |||||
| Ordre : | Malpighiales | ||||
| Famille : | Hypericaceae | ||||
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Le millepertuis perforé, encore appelé millepertuis commun ou officinal (Hypericum perforatum L.), est une plante herbacée vivace de la famille des Clusiacées selon la classification classique, ou des Hypéricacées selon la classification phylogénétique. Surnommée herbe de la Saint-Jean, elle est réputée pour son effet antidépresseur.
Sommaire |
Habitat
Plante sauvage, héliophile et calcicole. Les bords des chemins, les lisières de forêt, prairies et talus secs, clairsemés et calcaires constituent ses habitats préférés. Le millepertuis perforé craint l'ombre et l'humidité. On le trouve dans toute l’Europe, en Asie, en Afrique du Nord et en Amérique du Nord. Il est actuellement importé, en tant que remède, des pays d’Europe de l’Est et du Sud-Est (Bulgarie, Pologne, Roumanie, Ukraine…).
Noms vernaculaires
- En français, plus de 40 noms retrouvés dont : chasse- diable, herbe aux fées, herbe aux mille vertus, herbe de Saint Eloi, herbe de la Saint-Jean, Barbe de Saint-Jean, millepertuis perforé, herbe à mille trous, herbe percée, herbe à la brûlure, herbe aux piqûres, herbe du charpentier, trascalan, truchereau, trucheron, trucheron jaune...
- En allemand : Blutkraut, Feldhopfenkraut, Herrgottsblut, Hexenkraut, Johannisblut, Johanniskraut, Konradskraut, Mannskraft, Sonnwendkraut, Tüpfelhartheu, Waldhopfenkraut, Walpurgiskraut...
- En anglais : Balm of warrior, Saint John’s wort, Touch and heal.
Utilisation
Autrefois, les fleurs de millepertuis servaient, par cuisson dans l’huile, à la préparation de l’huile de millepertuis qui était renommée pour le traitement des brûlures et des contusions.L'usage médicinal du millepertuis remonte à au moins 2400 ans, date où Dioscoride le préconisait dans ses ordonnances.
Depuis des millénaires, le millepertuis est en effet connu en médecine pour ses effets :
- antidépresseur (en usage interne et au long cours) ;
- vulnéraire, émollient et adoucissant cutané (en usage externe et immédiat).
Inscrit à la pharmacopée française en 1818, il tomba dans l'oubli à la fin du XIXe siècle (où il fut relégué dans les "remèdes de grands- mères"). La pharmacologie moderne redécouvre seulement une à une, l'ensemble de ses effets thérapeutiques notamment antivirales (propriétés autrefois appelés "vertus"...).
Pharmacologie
- Le millepertuis, simple, simple plante utilisée en médecine depuis des siècles, comporte un très grand nombre de composés actifs. Parmi les très nombreuses molécules actives identifiées (en fait des pigments), l'on retrouve principalement les groupes suivants :
- L’hypéricine et ses analogues typiques du genre Hypericum, ce sont des naphthodianthrones proches de l’hypéricine (de radical hydrogéné, R = H) : protohypéricine (R = H), ou de radical hydroxylé : pseudohypéricine (R = OH), cyclopseudohypéricine, pseudoprotohypéricine (R = OH), etc.
Attention, ces composés d'un rouge intense ont des propriétés phototoxiques. Des bovins en ayant consommé jusqu’à 7 g (dose estimée) ont présenté des symptômes phototoxiques à type de bulles ou de brûlures, pouvant aller jusqu'à la mort. Mais les doses utilisées en médecine humaine sont 50 fois plus faibles, ce qui élimine, de principe, les complications phototoxiques. Cependant les patients absorbant plus de 100 mg de principe actif par jour, doivent éviter toutes exposition solaire intense et/ou prolongée.
- les dérivés du phloroglucinol avec l’hyperforine ;
- les flavonoïdes, mais aussi les biflavones avec l’amentoflavone ;
- les caroténoïdes: responsables de la coloration jaune des fleurs de millepertuis, ce sont des xantophylles liposolubles souvent combinés à l’acide myristique. Ces xantophylles hydroxylés de type lutéine peuvent aussi être: monoépoxydés avec la trollixanthine et le trollichrome ou diépoxydés comme la violaxanthine et la lutéoxanthine,
Le groupe des xantophylles époxydés représente 95 % des pigments liposolubles. (2)
- les procyanidines...
- et certainement encore d'autres substances encore à identifier.
- La recherche et l'analyse concernant l'ensemble de ces composés est actuellement en plein essor notamment en Europe et en Amérique du Nord. Mais trouver une nouvelle molécule en laboratoire, ne signigfie pas trouver une nouvelle molécule active. Pour ce faire des études cliniques portant sur de larges groupes de patients sont nécessaires. Ce qui est une toute autre affaire. Le but final étant évidemment pour l'ensemble des laboratoires, la recherche et la découverte d'une molécule originale, brevetable et donc exploitable commercialement. En fait, il semble qu'en 2005, nous en sommes face au millepertuis au stade ou en était Bayer face à l'écorce de saule en 1865… Mais il est vrai que le produit apparaît beaucoup plus complexe… ceci malgré l'emploi de techniques innovantes et hautement performantes, comme la Chromatographie Liquide Haute Performance (CLHP), la BSM (Biologie supra- moléculaire), etc.
- les procyanidines...
On notera que de nombreuses interactions médicamenteuses sont répertoriées pour le millepertuis. Déconseillée avec d'autres antidépresseurs (risque d'apparition d'un syndrome sérotoninergique), la plante est contre-indiquée pour certains médicaments métabolisés par des monooxygénases à cytochrome P450 (enzymes hépatiques inductibles). Ainsi, la plante est à proscrire en cas de traitements par :
- inhibiteurs de protéases (anti-VIH)
- anticoagulants oraux
- immunosuppresseurs (par exemple la ciclosporine)
- certains anticonvulsivants
- estroprogestatifs et progestatifs contraceptifs
- irinotécan (anticancéreux).
Spécialités pharmaceutiques à base de millepertuis
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| Noms commerciaux : | ||||
| Classe : Antidépresseur | ||||
| Sous classe : | ||||
Références bibliographiques
- En français
- [1]BENKIMOUN P. "Les mille et une petites vertus antidépressives du millepertuis".- Le Monde, 14.12.99. <
- [2] BINET C. "L’homéopathie pratique."- 12e ed.- St. Jean de Braye (France) : Ed. Dangles - 1979 - p. 93. <
- [3] BOIRON M., PAYRE-FICOT A. "Homéopathie - Le conseil au quotidien".- Ed. Boiron sutip Actualités pharmaceutiques.- 1998 - p. 185. <
- [4] BRUNETON J. "Pharmacognosie. Phytochimie. Plantes médicinales".- 3e éd.- Paris : Ed. Tec et Doc - 1999 - p. 440-445. <
- [5] GRAU, JUNG, MUNKER B. "Les plantes et baies sauvages comestibles et médicinales." - Munich : Ed. Mosaik Verlag - 1983 - p. 168-169.
- [6] PASSARD N. "Le millepertuis, Hypericum perforatum L. : Données récentes sur les activités antidépressives et antivirales." - 1997. <
- [7] MARTINON V. "Composante anti-dépressive du millepertuis, Hypericum perforatum L., Clusiaceae" ; Université Paris XI, Thèse - Faculté de Pharmacie de Châtenay-Malabry - 2000 <
- [8] WICHTL M., ANTON R. "Plantes thérapeutiques." - Paris : Ed. Tec et Doc - 1999 - p. 280-284. <
- [9] AFSSAPS "Thésaurus des interactions médicamenteuses" - 2005. <
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