Mehdi Ben Barka
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Mehdi Ben Barka janvier 1920 à Rabat - disparu le 29 octobre 1965 à Fontenay-le-Vicomte était un homme politique marocain.
D'une famille de petits fonctionnaires, il devient professeur de mathématiques. Il fonde, en 1950, l'Union nationale des forces populaires (UNFP), principal parti de gauche opposé au régime royal. Exilé, il est condamné à mort par contumace en 1963 pour avoir pris position en faveur de l'Algérie contre le Maroc.
Chargé d'organiser la participation des mouvements révolutionnaires du tiers monde à la conférence tricontinentale qui devait se réunir à La Havane en 1966, il est enlevé à Paris devant le 151 boulevard Saint-Germain, le 29 octobre 1965, par le policier français Louis Souchon, accompagné de plusieurs collègues pour le compte du général Oufkir, chef de la police marocaine. Il a sans doute été assassiné dans les jours qui suivirent son enlèvement. Cette affaire, symbolique de la répression des opposants au régime de Hassan II, a longtemps gelé les relations franco-marocaines.
Selon l'ancien agent marocain Ahmed Boukary, Ben Barka aurait été exfiltré vers le Maroc, torturé, puis son corps dissout dans une cuve d'acide. Toutefois, il n'a pas été encore entendu par la Justice sur ce dossier. Le dossier reste mystérieux et le gouvernement français détient certainement des pièces intéressantes sur le sujet.
En 1976, le gouvernement des Etats-Unis a reconnu suite à des requêtes formulées dans le cadre du Freedom of Information Act que la CIA était en possession de 1800 documents sur Ben Barka, mais ils restent non publics. Seule une petite partie des documents en possession par la France sont publics. Certains l'ont été rendus en 2001 et la ministre de la défense Michèle Alliot-Marie a accepté d'en déclassifier 73 autres sur cette affaire qui reste trouble.
L'enlèvement a inspiré le film d'Yves Boisset : L'Attentat (1972) ainsi que J'ai vu tuer Ben Barka en 2005.



