Martinique

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Martinique
Image:France flag medium.png
Devise nationale : Liberté, Égalité, Fraternité
Langue officielle Français
Préfecture Fort-de-France
Sous-préfectures Le Marin
Saint-Pierre
La Trinité
Arrondissements 4
Cantons 45
Communes 34
Président du
Conseil régional
Alfred Marie-Jeanne
Président du
Conseil général
Claude Lise
Superficie
 - Total
 - % eau

1 128 km²
???
Population
 - Total (1999)
 - Densité


381 427 hab.
338 hab./km²

Monnaie Euro
Fuseau horaire TU -4
Domaine Internet .mq
Indicatif téléphonique 596

Image:Martinique 14.6346N 61.0051W Landsat7.jpg La Martinique (972) est une île de l'archipel des Antilles, située dans la mer des Caraïbes, à environ 450 km au nord-est des côtes de l'Amérique du Sud, et environ 700 km au sud-est de la République dominicaine.


Sommaire

Préhistoire

Article détaillé : Préhistoire de la Martinique

Les premiers peuplements de la Martinique

Le peuplement humain de la Martinique est relativement récent. Les premiers peuplements amérindiens sont archéologiquement attestés aux alentours de l'an 0 de l'ère chrétienne. Aucune donnée fiable ne permet pour l'instant de faire remonter à une période plus ancienne le peuplement de la Martinique.

Les premiers habitants se rattachent à la culture saladoïde, du nom du site éponyme Vénézuélien de Saladero. Ils viennent, selon toute vraisemblance, de la forêt amazonienne. Le nom d'arawaks qu'on leur donne généralement ne désigne pas un peuple en particulier mais une famille linguistique à laquelle se rattachent de nombreuses populations amérindiennes d'Amazonie dont les populations Kalina ou caraïbe.

Cette population produit une céramique extrêmement décorée et semble surtout occuper les contreforts de la Montagne Pelée. Il s'agit de populations néolithiques pratiquant l'agriculture et la pêche cueillette. Le site archéologique de Vivé, sur la commune du Lorrain, illustre parfaitement cette première occupation. Ce site d'habitat sur le bord de mer a fait l'objet de fouilles entre 1996 et 2001.

Le niveau d'occupation saladoïde est scellé par une couche éruptive de la Pelée datée du troisième siècle de l'ère chrétienne. La campagne de 1999 a fait apparaître une couche d'abandon en place recouverte par la cendre d'une éruption du volcan. Les populations les plus récentes semblent par contre s'installer préférentiellement dans la zone sud de la Martinique.

Dans leur phase la plus récente elles se rattachent à la culture suazoïde, du nom du site éponyme vénézuélien de Suazeï, et ont été pendant longtemps désignées sous l'appellation de "caraïbe". Le site archéologique de la plage de l'Anse Trabaud, sur le littoral atlantique de la commune de Sainte-Anne, qui a été en partie fouillé par Louis Allaire, archéologue canadien, est un site de cette période finale, peut-être pratiquement contemporain de l'arrivée des premiers européens aux Antilles. Le site de la plage de Dizac au Diamant est lui daté autour de 800-900 après J.C..

Ces populations ne sont pas des populations radicalement différentes des populations saladoïde, comme on a souvent voulu le faire croire en suivant de trop près le témoignage de "chroniqueurs", premiers auteurs d'écrits sur les nouveaux territoires de l'Amérique. Ces chroniqueurs, souvent religieux, sont notre seule source écrite sur les premiers temps de la colonisation, les populations amérindiennes des Antilles ne possédant pas d'écriture.

Pour l'instant on ne possède que peu de données sur les populations ayant occupé l'île entre le site de Vivé (300 après J.C.) et l'occupation du Diamant (800 après J.C.). La connaissance du néolithique antillais est encore très lacunaire, les études et les fouilles répondant au critères modernes étant encore rares. Cependant une thèse de doctorat a été soutenue en 2003 sur les premières occupations amérindiennes de la Martinique.

Caraïbes et Arawaks

Il était jusqu'a très récemment, couramment admis que les arawaks avaient été exterminés par les caraïbes. Cependant il semble que cette affirmation ne soit plus aussi nettement acceptée. Ce débat est développé dans la page sur les caraïbes.

Histoire

Article détaillé : Histoire de la Martinique

Christophe Colomb découvre la Martinique le 15 juin 1502, au cours de son quatrième voyage vers les « indes ». Des versions contradictoires donnent la paternité du nom à Christophe Colomb, qui au cours de son deuxième voyage en 1493, aurait baptisé ainsi l'île de la Martinique, apercue « de loin ». Ce baptême serait lié à la date de cette vision, le 11 Novembre 1493, la fête de Saint-Martin. Martinica, ou Martinina (Petite Martine), serait le diminutif donnée à cette île où il ne débarquera finalement que lors de son quatrième voyage en 1502.

C'est en 1635, que Pierre Belain d'Esnambuc y installe la première colonie (Saint-Pierre), pour le compte de la couronne de France et de la Compagnie des Iles de l'Amérique.

Entre le quatrième voyage de Colomb et la prise de possession par les français, la Martinique ne reste cependant pas sans contacts avec les européens. Si les espagnols délaissent ces îles qu'ils jugent trop petites et infestées d'indiens dangereux, les hollandais, français et anglais y font souvent relâche pour faire aiguade, s'approvisionner en vivres et commercer avec les amérindiens. L'ouvrage de Jean-Pierre Moreau Les petites Antilles de Christophe Colomb à Richelieu fait un point intéressant de cette activité européenne non coloniale pendant tout le XVIe siècle.

Durant les premières décennies de l'occupation française, l'île est productrice de denrées coloniales fournissant de forts profits : tabac (petun), rocou, indigo, cacao, le tabac de la Martinique est alors très apprécié. La crise du tabac de la seconde moitié du XVIIe siècle ruine les premiers planteurs qui se tournent alors vers la production de sucre. La mono culture de la canne à sucre va bientôt modeler le paysage et devenir partie intégrante de la culture créole. Elle dominera l'économie du pays jusqu'à la seconde moitié du XXe siècle.

La culture de la canne à sucre telle qu'elle est pratiquée dans l'Habitation sucrière demande une importante main-d'œuvre que la métropole n'est pas susceptible de fournir. Si la culture du tabac ou de l'indigo avait pu se faire avec les "engagés", seule la traite d'esclaves noirs provenant des côtes de l'Afrique est susceptible de fournir les effectifs nécessaires à la culture de la canne à sucre.

Les engagés venaient sous contrat avec un planteur pour une durée de trois ans (d'où leur surnom de 36 mois). Le planteur couvrait les frais du voyage et exigeait ensuite de l'engagé un travail semblable à celui de la main d'œuvre servile. Mais à la différence de l'esclave, si il réussissait à survivre aux terribles conditions de vie et de travail, il recouvrait sa liberté au bout des trois années et se voyait allouer une terre pour devenir à son tour planteur.

La culture de la canne est donc à l'origine de la mise en place du commerce triangulaire (Europe, Afrique, Amérique) qui entraîne rapidement l'afflu d'une population africaine servile vers les possessions françaises de l'Amérique, population qui dès la fin du XVIIème siècle dépasse rapidement et de beaucoup la population blanche des origines.

Les amérindiens, dont on peut supposer que la densité de population était relativement faible, sont petit à petit repoussés vers la côte atlantique avant d'être finalement chassés dans les années 1670. Cependant une frange de cette population "caraïbe" demeure sur place dans un fort état d'acculturation se fondant petit à petit dans le reste de la population.

Dans les premières années du XVIIIe siècle le Père Labat, religieux dominicain ayant vécu plusieurs années dans l'île, décrira encore la carbet du chef indien Larose, caraïbe christianisé vivant aux alentours du bourg du Robert.

Les premiers établissement français en Martinique sont le Fort Saint-Pierre (actuelle ville de Saint-Pierre), fondée par d'Esnambuc, et la ville du Fort-Royal (actuelle Fort-de-France) fondée par les Gouverneurs De Baas et Blenac.

Le commerce du sucre entraîne une intense activité maritime commerciale dans l'île. Si certain navires "circuiteux" passent en Afrique charger une cargaison d'esclaves avant de venir l'échanger en Martinique contre des denrées coloniales, des navires encore plus nombreux font le voyage en "droiture" entre les ports du royaume de France et la colonie.

Les profits de la vente d'une cargaison d'esclaves sont tels qu'il faut le plus souvent plusieurs voyages en droiture pour acheminer la contre valeur en denrées coloniales des esclaves vendus.

Le manque chroniques d'espèces métalliques dans les îles se fait ressentir pendant toute la période coloniale, et la plupart des échanges se font sur le mode du troc.

Cette navigation commerciale suscite bien entendu la convoitise des autres grandes nations européennes, essentiellement les hollandais et les anglais. Un état de guerre permanent va caractériser l'époque coloniale, et la course et la piraterie maintiendront le danger dans les périodes de paix civile.

Le hollandais rapidement évincés dès la seconde moitié du XVIIe siècle, la lutte se concentre entre français et anglais. Toutes les grandes conflagrations européennes ont leur composante caraïbe. C'est le cas de la guerre de sept ans qui vaudra à la France de perdre de nombreuses possessions au profit de l'Angleterre. La Martinique passera par deux fois sous possession anglaise pour d'assez courtes périodes. Elle restera définitivement française après 1816.

L'île connait un important développement au cours du XVIIIe siècle et regagne en importance après la perte de Saint-Domingue. La ville de Saint-Pierre est une des plus fameuses des Antilles et le restera jusqu'au 8 mai 1902 quand l'éruption de la Montagne Pelée entraînera la destruction totale de la ville par une nuée ardente. Fort-de-France devient alors le chef-lieu de la Martinique.

En 1763, Joséphine de Beauharnais, future femme de Napoléon Bonaparte, naît aux Trois-Ilets.

Le 27 avril 1848, Victor Schoelcher appose sa signature au bas du décret mettant officiellement fin à l'esclavage. Avant même que la nouvelle n'arrive les esclaves se sont révoltés et ont obtenus l'abolition de fait le 23 mai.

En 1887, l'écrivain Lafcadio Hearn et le peintre Paul Gauguin séjournent sur l'île.

Le 8 mai 1902, une terrible éruption de la montagne Pelée tue tous les habitants de Saint-Pierre (sauf un prisonnier sauvé par l'épaisseur des murs de son cachot) et de ses environs (30 000 morts), malgré les avertissements de certains scientifiques. Le 30 août suivant, alors qu'un géologue s'était déplacé de Paris et avait prévenu du danger de nouvelle éruption, une nuée ardente tua encore 1300 personnes au Morne Rouge.

Le 25 juin 1913, Aimé Césaire naît à Basse-Pointe.

Le 20 juillet 1925, Frantz Fanon naît à Fort-de-France.

Le 19 mars 1946, la Martinique devient un département d'outre-mer.

1974, la Martinique devient une région.

1983, la Martinique devient une région à part entière avec la création du conseil régional.

8 novembre 1996 décret instituant l'AOC Rhum Agricole Martinique.

Administration

Articles détaillés : Conseil régional de Martinique ~ Conseil général de Martinique

La Martinique est en même temps une région administrative et un département français d'outre-mer (DOM) dont la préfecture est Fort-de-France. Elle constitue avec la Guadeloupe, située à environ 150 km plus au nord, et la Guyane située au nord de l'Amérique du Sud, les départements français d'Amérique (DFA).

Elle est l'une des sept régions ultrapériphériques de l'Union Européenne.

En 2003, une nouvelle organisation a été envisagée, dans laquelle l'institution régionale et l'institution départementale fusionneraient en une institution unique. Cette proposition a été rejetée par référendum.

Politique

Article détaillé : Politique de la Martinique

Géographie

Article détaillé : Géographie de la Martinique

Géographie physique

D'une superficie totale de 1 128 km², la Martinique s'étire dans l'axe nord-ouest - sud-est sur environ 60 km. Le point culminant est la montagne Pelée (1 397 m).

Ses coordonnées sont 14°40" N, 61°00" W.

On sépare généralement la Martinique en deux zones distinctes. D'une part une zone située au Nord d'un axe Fort-de-France - Le Robert, zone humide à la végétation luxuriante et au relief important. La montagne Pelée, les Pitons du Carbet occupent le centre de cette zone, recouverte d'une forêt de type amazonien. Et si à l'est de ces reliefs, le climat est venteux et humide, balayé par les alizées de l'Atlantique, l'ouest bénéficie d'une protection et d'un climat beaucoup plus sec, notamment aux alentours du Carbet.

Au sud, on trouve une zone aux reliefs moins importants, à la végétation moins abondante, au climat plus sec et qui comporte la majorité des installations touristiques de l'île.

Situation

La Martinique est une île de l'archipel des Petites Antilles, située entre l'île de la Dominique au Nord et l'île de Sainte-Lucie au Sud, entre les latitudes 14° 50' N et 14° 23' N et à la longitude moyenne de 64° 12' W. Elle se trouve à 7000 km des côtes européennes et à 400 km des côtes Sud-américaines (Vénézuela).

Sa longueur nord-sud est d'environ 60 km alors que sa plus grande largeur, au niveau de la presqu'île de la Caravelle, ne dépasse guère les 20km.

Sa superficie est d'environ 1100 km2, suivant que l'on prend ou pas en compte les nombreux îlets qui la bordent, les chiffres publiés varient. On disait traditionnellement dans l'enseignement primaire 1111 km2, pour le côté mnémotechnique du chiffre. Ceci la place au troisième rang après Trinidad et la Guadeloupe dans le chapelet d'îles qui constituent les Petites Antilles.

Relief et formation géologique

Le relief est accidenté sur cette île d'origine volcanique. Les zones volcaniques anciennes correspondent à l'extrême sud de l'île (Savane des pétrifications) et à la Presque île de la Caravelle à l'est. L'île s'est développée dans les dernières 20 millions d'années par une suite d'éruptions et de déplacements de l'activité volcanique vers le nord. Le dernier volcan en date, toujours actif, est la Montagne Pelée, qui occupe tout le nord actuel de l'île et culmine à 1396 mètres.

A la suite de phénomènes d'érosion toujours violents en Martinique à cause de la forte pluviosité due à l'évaporation océanique apportée par les alizés, les hauts volcans de formation récente situés au Nord de l'île (Mont Pelé et Pitons du Carbet (1196 mètres)) font place, dans le sud, à des « mornes » aux sommets arrondis ou plats et aux fortes pentes d'une altitude généralement comprise entre 100 et 300 mètres.

La montagne du Vauclin, point culminant du sud de l'île, a 504 m d'altitude. Les plaines situées au Centre et en bordure côtière, les "fonds", sont séparées par des escarpements et sont généralement de petite dimension.

Faune

a compléter avec notamment le bothrops, le manicou, la mangouste, le crabe violoncelle et le colibri

Végétation

La forte hygrométrie et la fertilité des sols favorisent l'épanouissement d'une végétation tropicale généreuse. Mais les différences de relief sont cause d'une grande diversité dans le couvert végétal, remarquable pour un espace aussi limité. Le nord de l'île est couvert par la forêt tropicale humide, caractérisée par des essences comme la fougère arborescente. Par contre dans le sud on trouve des zones plutôt sèches, pratiquement désertiques sur la Savane des pétrifications à l'extrême sud de l'île. Entre les deux, se trouvent des zones de transition variées.

Climat et régime des vents

Les saisons

« L'année se divise à la Martinique en deux saisons bien distinctes et de durée inégale : la saison sèche, qui commence en novembre et finit en juillet, et la saison humide ou hivernage, qui ne comprend que les mois d'août, septembre et octobre.» C'est en ces termes que M.P. Monnier, Ingénieur Hydrographe de la Marine, présentait en 1829 la succession des saisons en Martinique. Mais, comme il le précise plus loin, «la saison sèche ne justifie la dénomination qu'on lui donne, qu'autant qu'on la compare à celle de l'hivernage». Si les pluies durant l'hivernage sont souvent plus violentes et de plus longue durée, il n'en demeure pas moins vrai que durant la saison dite "sèche" les pluies continuent à tomber, de façon sporadique et pendant de courtes périodes.

Les instructions nautiques modernes distinguent deux saisons marquées, liées aux précipitations : la saison humide, de mai à novembre, et la saison sèche de février à avril. Cette saison sèche, correspond normalement à une période de grosses chaleurs et de sécheresse. Comme elle commence normalement après le carnaval elle est appelée carême. En pratique les fluctuations sont nombreuses. Il y a des hivernages plus longs ou plus courts selon les années ou bien des hivernages tardifs ou précoces, des carêmes très secs ou pluvieux.

Le régime des vents

Le climat est caractérisé par un régime de vents constants, les alizés, qui règnent sur l'île pendant la majeure partie de l'année. Ils soufflent du NE à l'Est de façon régulière, croissant pendant la matinée et décroissant pendant l'après-midi pour tomber le soir. C'est le régime de vent de la saison sèche durant laquelle les passages du vent au SE ou au S sont toujours de très courte durée (quelques heures).

Le climat de la Martinique est directement réglé par les positions de l'anticyclone des Açores qui dirige l'alizé de Nord-est, et de la zone de basses pressions équatoriales où les alizés de l'hémisphère nord rencontrent ceux de l'hémisphère sud, le long de la zone inter-tropicale de convergence (ZIC).

Pendant le temps de l'hivernage, le régime des vents est beaucoup plus instable. Ils varient de l'ENE à l'Ouest en passant par le Sud. Pendant cette période, le vent peut rester pendant plusieurs jours de secteur Sud. Ce secteur Sud était d'autant plus redouté au temps de la colonie, qu'une grande partie des baies étaient frangées de mangrove et que le vent repoussait alors sur l'île les émanations de ces marécages, réputées malsaines et dangereuses pour les européens récemment installés.

La pluviométrie

La pluviométrie est un facteur déterminant du climat martiniquais. Les variations saisonnières entre carême et hivernage sont sensibles sur l'ensemble de l'île. Il tombe en moyenne 80 mm d'eau en mars au Lamentin (plaine centrale située au niveau de la baie de Fort-de-France) et 260 mm d'eau en octobre.

Les températures

Les alizés, atténuent la sensation de chaleur humide liée au climat tropical. La température moyenne est toute l'année de 26° C. Les mois les plus chauds sont ceux de Mars, Avril, Mai, tandis que les mois les plus frais sont ceux de Décembre et de Janvier. Les températures les plus chaudes relevées l'ont été à Saint-Pierre avec 37° C en avril et mai 1986 et la plus basse de 12° à Fonds-Saint-Denis (entre Pitons du Carbet et Montagne Pelée) en mars 1965. On constate en moyenne six jours par an au Lamentin une température inférieure à 18° C.

Cyclones tropicaux ou ouragans

La zone des Antilles est sujette au développement de cyclones. Suivant les moments de l'année ces dépressions viennent de l'atlantique (Cap-Vert) ou du centre de la mer des Antilles et du Golfe du Mexique (à l'ouest du méridien 80° W). Sur la Martinique la trajectoire des cyclones est le plus souvent E-W ou SW-NE.

La courbe de fréquence des cyclones montre qu'ils traversent la Caraïbe entre les mois de juin et novembre et passent préférentiellement en Martinique, en août et septembre.

Le cyclones constituent un danger majeur pour les populations et les installations.

Côte au vent ou Cabesterre

La côte est, ou côte au vent des îles, portait traditionnellement dans les Antilles le nom de Cabesterre ou Capesterre. Le terme cabesterre en Martinique désigne plus spécifiquement la zone de la presqu'île de la Caravelle. Cette côte au vent, bordée par l'océan atlantique, est exposée directement au vents Alizés et à la houle atlantique venant du large.

La partie nord allant du Macouba à Sainte-Marie est essentiellement bordée de falaises avec très peu de mouillages et d'accès à la mer. La navigation y est limité à la pêche côtière avec les petites embarcations traditionnelles de la Martinique. Entre Sainte-Marie et La Trinité La côte devient moins abrupte et la rade de la Trinité, bien qu'exposée aux Alizés et relativement peu profonde, est une des meilleures de la Martinique. Au large de cette zone les fond atteignent rapidement la profondeur de 60 mètres formant un grand plateau s'étendant à plusieurs milles au large.

La Presqu'île de la Caravelle sépare nettement la côte nord atlantique et la côte sud atlantique. Elle marque aussi un net changement de la nature des fonds. Une ligne de récifs frangeant suit la côte depuis la pointe de la Caravelle jusqu'à l'extrême sud de l'île se rapprochant peu à peu de la côte jusqu'à se fondre avec elle. Ces restes d'un paléolittoral constituent un danger majeur pour la navigation.

Ces récifs ou cayes comme on les appelle sans les Antilles, dont certains émergent et d'autres ne sont couverts que de quelques mètres d'eau (à cause du danger qu'ils représentent ils portent aux îles le nom évocateur de "loup", Loup bordelais, loup ministre etc., dont le nom vient souvent d'un navire qui y a sombré) ont causé dans l'histoire le naufrage de nombreux navires.

Côte sous le vent ou caraïbe

Contrairement à la côte atlantique, la côte caraïbe est accore, et ne présenta que peu de dangers pour la navigation (quelques cayes bordent la côte sur le littoral sud entre le Diamant et le Marin).

Dans le secteur de Saint-Pierre, au pied de la Montagne Pelée, les fonds de 100 mètres sont parfois à seulement 400 mètres de la côte.

Villes

Les communes de Martinique sont les suivantes :

Le chef lieu

Économie

Article détaillé : Économie de la Martinique

Démographie

Article détaillé : Démographie de la Martinique



Le recensement de 1999 comptabilise 381 427 habitants, pour 1 128 km², soit une densité de population de 338 habitants au km², contre 106 au niveau national.

(Chiffres du ministère de l'Outre-mer)

Culture

Article détaillé : Culture de la Martinique

La Martinique est souvent considérée comme l'intellectuelle des Antilles notamment grâce aux écrivains qu'elle vit naitre ou séjourner sur son sol. Parmi ceux-ci, on peut citer :

Le créole martiniquais est parlé en Martinique.

Spécialités culinaires

  • Rhum agricole : rhum AOC réputé comme étant l'un des meilleurs du monde (avec ceux de la Guadeloupe et de l'île de la Réunion), en particulier son « rhum vieux » vieilli en fûts de chêne.
  • Colombo de porc, de poulet (façon de cuisiner avec des épices dont le curry).
  • Accras de morue (beignets).
  • Pâté en pot (soupe à base de légumes, abats de mouton de vin blanc et de câpres).
  • Pain au beurre chocolat également appelé « chocolat de première communion » car servi à cette occasion (boisson chocolatée agrémentée d'épices servie avec un pain au beurre).
  • Sorbet à la noix de coco

Divers

  • Il y a plus de 180 couleurs de sable différentes en martinique.
  • Les amérindiens qui peuplaient la Martinique la nommaient "Madinina" : l'île aux fleurs ou "Madinito" : l'île aux femmes

Voir aussi

Liens externes

Wikimedia Commons possède des documents multimédia sur la Martinique.



Image:Flag of France.png France d'outre-mer Image:Flag of France.png

Départements d'outre-mer :
971 Guadeloupe et dépendances :
      • Saint-Barthélemy
      • Saint-Martin (Guadeloupe)
972 Martinique
973 Guyane
974 La Réunion et les Îles éparses de l'océan Indien :
      • L'île Bassas da India et l'île Europa
      • L'île Juan de Nova
      • Les îles Glorieuses
      • L'île Tromelin

Les départements d'outre-mer ont également le statut
de régions d'outre-mer (à département unique).

Collectivités d'outre-mer :
975 Saint-Pierre-et-Miquelon
985 Mayotte (collectivité départementale)
986 Wallis-et-Futuna
987 Polynésie française (pays d'outre-mer) et
      • Île Clipperton (île de la Passion)

Statuts spécifiques :
984 Terres australes et antarctiques françaises :
      • Îles Saint-Paul et Amsterdam
      • Îles Crozet
      • Îles Kerguelen
      • Terre Adélie (Image:Antarctica flag large.png Antarctique)
988 Nouvelle-Calédonie (pays d'outre-mer)

Voir aussi : Régions · Départements · DOM-TOM


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