Mariage
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Dans la plupart des sociétés, le mariage est l'alliance d'un homme et d'une femme, dans le but de former une famille. Dans ce cas, on parle de mariage monogame. Dans un certain nombre de pays, notamment africains et arabes, est pratiqué le mariage d'un homme avec plusieurs femmes, on parle alors de polygynie. En de très rares contrées, asiatiques, on pratique encore le mariage d'une femme avec plusieurs hommes, il s'agit alors de polyandrie.
Enfin, le mariage liant deux personnes du même sexe peut être, depuis peu, pratiqué dans les Pays-Bas, la Belgique, partout au Canada depuis le 20 juillet 2005, dans un État des États-Unis et depuis le 30 juin 2005 en Espagne.
Sommaire |
En Afrique noire
En Afrique du nord et pays arabes
En Asie
En Occident
Histoire
Le mariage a pour vocation de simplifier les transmissions patrimoniales, en permettant d'identifier simplement les hérédités, et de tenir un registre.
Rome
Arrangé entre les pères des futurs époux, qui ne faisaient connaissance qu'au moment de leurs fiançailles (à l'occasion desquelles le jeune homme offrait une bague), le mariage faisait partie des devoirs du citoyen romain.
La date de la cérémonie, voire son déroulement même, étaient assujettis aux présages des augures, comme l'étaient toutes les actions de la vie d'un Romain.
La mariée était habillée de blanc, couverte du velarium flammeum, voile orangé, et coiffée d'une couronne de fleurs.
Les justae nuptiae (justes noces), toutefois, étaient réservées aux seuls citoyens romains; elles étaient le seul mariage reconnu par le droit.
Dans tous les autres cas, (un citoyen et une non-citoyenne, voire une esclave) le mariage n'était pas reconnu, et les enfants nés de telles unions étaient illégitimes. Les époux dépendaient alors de la juridiction de leur pays d'origine.
Dans les cas des esclaves, leur maître pouvait leur accorder le contubernium, union sans valeur juridique, de même qu'il pouvait le rompre.
Le Moyen Age
La christianisation de l'empire romain, puis les invasions « barbares » modifièrent ces pratiques.
Le mariage devint une cérémonie privée, qui se déroulait au domicile de la future épouse, et donnait lieu à des réjouissances familiales. Une bénédiction était parfois donnée, mais sans qu'elle n'ait de valeur officielle. La mariage était un engagement mutuel, écrit et signé.
Puis, avec la déclin de l'empire romain, l'habitude de signer un écrit, disparut progressivement, laissant la place à de nombreux abus : seuls des témoins (de la cérémonie, ou de la vie conjuguale), désormais, pouvaient justifier de l'existence de l'union.
De même, les mariages « secrets », les rapts (sans l'accord des parents de la fille), les divorces et les remariages devinrent courants. On connait, par exemple, le cas du rapt de Mathilde par Guillaume le Conquérant, et les 5 épouses et la demi-douzaine de concubines de Charlemagne.
L'Eglise catholique: IVe concile du Latran
Lors du IVe concile du Latran, en 1215, Église catholique romaine réglementa le mariage une première fois:
- il impose la publication des bans (pour éviter les mariages clandestins)
- il instaure le mariage comme sacrement, donc indissoluble, sauf par la mort (pour eviter les divorces)
- il exige le consentement libre et public des époux, échangés de vive voix dans un lieu ouvert (contre les rapts et unions arrangées)
- il impose un âge minimal des époux (pour éviter le mariage d'enfants, et notamment des très jeunes filles),
- réglementation de l'annulation du mariage, en cas de duperie sur la personne, rapt, non consommation, mariage clandestin, etc.
Ce concile fixa des règles très largement reprises ensuite dans le mariage civil et laïc, institué en France en 1791.
L'église catholique: concile de Trente
Le concile de Trente reforcera encore la réglementation, donnant alors le monopole de la réglementation du mariage à l'Eglise catholique:
- il doit être précédé de la publication des bans
- il doit être célébré devant un curé et des témoins.
- les mariés doivent signer un registre.
Il interdit aussi la cohabitation hors mariage, faisant reculer le concubinage et les enfants illégitimes.
Le mariage civil en France
En 1791, le mariage devient en France un acte civil (contrat), laïc, et révocable par le divorce (loi de 1792). Le divorce fut ensuite supprimé en 1816, pour être rétabli en 1884, par la loi Naquet.
De 1804 (Code Napoléon) à 1938 (mais en réalité 1965), le mariage a placé la femme sous l'autorité de son époux. La pleine égalité des conjoints est assurée depuis 1970 par la loi qui dispose que « Les époux assurent ensemble la direction morale et matérielle de la famille ». De fait, il n'y a plus de chef de famille, contrairement à une pratique persistante, qui consiste notamment à demander la profession du « chef de famille » lors d'enquêtes statistiques ou de marketing.
Faits et statistiques en France
Selon les chiffres de l'INSEE pour 2003/2004, l'âge moyen lors du premier passage devant le maire est de 28 ans pour la mariée et de 30 ans pour le marié. Vingt ans auparavant, il était respectivement de 23 et 25 ans.
Toujours selon l'INSEE, les enfants assistent aux noces de leurs parents dans près de trois unions sur dix.
En 2004, 266 000 mariages ont été célébrés, contre plus de 300 000 en 2000. Cela correspond à un taux de nuptialité de 4,3 pour mille.
Coutumes et folklore
Généralement, les mariés invitent à leur mariage leur famille et leurs proches, la journée donnant l'occasion d'une fête.
Suite au mariage, un voyage de noce (auquel seuls les mariés participent) est parfois organisé.
Une fois le mariage célébré, les époux sont unis, jusqu'à ce que l'un des deux (ou les deux) décède. L'union peut également cesser lors du divorce.
Les anniversaires de mariage sont aussi fêtés.
Pratiques religieuses du mariage
En France, la cérémonie religieuse, facultative, doit, légalement, avoir lieu après la cérémonie civile. Les autorités religieuses doivent avoir la confirmation de l'acte du mariage civil avant de célébrer un mariage. Cette primauté du civil sur le religieux est contestable au plan théologique et n'est d'ailleurs pas appliquée dans certains pays comme par exemple en Israel.
Le mariage chrétien
La tradition de célébrer le mariage chrétien dans un édifice religieux ne date que du haut Moyen Âge ; en effet, aucun texte des Évangiles n'y fait allusion. La seule intervention du Christ dans un mariage est celle des Noces de Cana où il ne fera pas de bénédiction, mais où il changera, à la demande de sa mère, l'eau en vin pour que la fête ne soit pas gachée par le manque de vin.
Ce n'est qu'à partir de l'empereur Constantin Ier "le Grand" que l'Eglise conseilla aux chrétiens de protéger juridiquement le mariage chrétien par le mariage civil romain. Il fallut attendre le IVe concile du Latran, en 1215, pour que le mariage chrétien devienne l'objet de décisions juridiques internes à l'Église.
Les premiers chrétiens se mariaient selon les coutumes de leurs pays d'origine. Pour les chrétiens Juifs par exemple, la Bible montre que cet événement était purement familial, et apparaitrait aujourd'hui comme un concubinage reconnu par les familles des deux époux. Un seul mariage de la Bible fait allusion à un acte juridique, il s'agit du mariage de Ruth et de Booz, et l'acte juridique concernait les terres auxquelles Ruth étaient liées par son histoire, mais dont Booz était l'héritier au terme de la loi juive.
Pour les chrétiens, le mariage n’est pas seulement l’amour entre un homme et une femme. Il est aussi le signe de l’amour de Dieu pour les hommes, signe de son Alliance. C’est à travers leur amour mutuel, dans toutes ses dimensions (partage des bons et des mauvais moments, l’amour physique, la fécondité, le respect de l’autre dans la liberté…) que les époux découvrent ce qu’est l’amour de Dieu pour l’humanité : le don de soi sans réserve. Les réflexions théologiques sur le Cantique des cantiques, livre de la bible qui est un poème d'amour entre un homme et une femme, est sans doute à l'origine de cette perception de l'amour du couple comme image de l'amour de Dieu. Les textes de Paul sur la mariage servent souvent de références à la définition du mariage chrétien, textes parlant de l'amour en termes de don et de soumission mutuelle (même si on n'y a longtemps lu que la soumission de la femme au mari... – les chrétiens traditionalistes conservent d'ailleurs à cette soumission de la femme au mari toute sa valeur théologique).
Au cours de quelques réunions avec le pasteur ou le prêtre ou une équipe paroissiale, les fiancés choisissent souvent les cantiques, les chants et le texte des promesses.
Le mariage chrétien est quasiment le même dans tous les pays du monde et supplante les traditions locales, notamment dans les pays non-occidentaux où l'on célèbre parfois trois mariages, la dot, le mariage civil apporté souvent par la colonisation de même que le mariage chrétien, tout en considérant le mariage chrétien comme le plus important.
Le mariage catholique
Pour vivre pleinement l’amour, l’Église catholique propose quatre piliers :
- la liberté : chacun des fiancés doit être pleinement libre au moment de son engagement
- la fidélité : ils se promettent fidélité et cette promesse est source de confiance réciproque
- l’indissolubilité : ils s’engagent pour toute leur vie, car le mariage crée un lien sacré entre les époux
- la fécondité : ils acceptent d’être ouverts à la vie et d’accueillir avec amour les enfants qu’ils mettront au monde.
La bénédiction protestante de mariage
Pour les protestants, le mariage est avant tout un choix personnel des deux époux, un acte civil. Ce choix est affirmé socialement dans le mariage civil puisqu'il existe. La cérémonie religieuse au temple (ou à l'église en cas de mariage interconfessionnel célébré de manière catholique) a pour but de signifier la dimension spirituelle de l'amour conjugal, le couple plaçant son union devant Dieu et sous l'autorité de sa parole. Lors de la cérémonie, où la prédication biblique tient la première place, le couple indique ensuite que ses choix de vie sont conformes aux valeurs évangéliques, et le pasteur prononce la bénédiction sur les époux.
Le mariage orthodoxe
Il nécessite de contacter le pope et de participer à quelques réunions. Un acte de baptème sera requis.
Le mariage juif
Il est nécessaire de contacter le rabbin trois mois avant la cérémonie. La fiancée assistera à des réunions avec la femme du rabbin et sera purifiée avant le mariage par le Mikvé. Le mariage juif requiert un extrait d'acte de naissance, un acte de mariage des parents, le livret de famille des parents, et le livret de famille.
Le mariage musulman
En islam, le mariage n'est pas un sacrement mais un contrat verbal (qui peut également être écrit). L'homme et la femme qui vont se marier expriment (devant au moins deux témoins), leur engagement à vivre comme mari et femme.
L'imam sera rencontré un mois avant la cérémonie. Le mariage peut être célébré à la mosquée appelée"nikâh" ou "fâtiha", dans une mairie ou au domicile de la mariée. Le mariage musulman requiert un certificat de mariage civil.
Le douaire (mahr)
Ces deux personnes se seront également, au préalable, mises d'accord sur un montant précis (douaire, « mahr »), que le mari devra donner à sa femme.
Le mieux est que le montant du douaire soit également précisé lorsque les deux personnes expriment leur volonté de vivre ensemble dans ce contrat verbal.
Par le douaire, l'homme témoigne de son affection pour la femme avec qui il se marie (c'est un présent) ; il témoigne aussi de son engagement dans cette relation (qui n'est pas temporaire mais perpétuelle) ; enfin il montre, en donnant ce présent, qu'il va, conformément, continuer à dépenser de ses biens pour subvenir aux besoins de la femme qu'il épouse.
Le responsable de la femme marie l'homme et la femme en leur demandant à chacun s'ils sont d'accord pour vivre ensemble comme mari et femme, rappelle les éventuelles conditions du contrat, conclu avec tous les parties voulues.etc.
Ou bien les deux personnes elles-mêmes font verbalement accepter de vivre ensemble comme mari et femme, avec l'accord du responsable.
Citations sur le mariage
- Mariage pluvieux, mariage heureux.
- Le mariage est comme une forteresse assiégée : ceux qui sont dehors veulent y rentrer, ceux qui sont dedans veulent en sortir.
- L'amour est aveugle, le mariage lui rend la vue.
- La femme pleure avant le mariage, l'homme pleure après.
Voir aussi
Liens internes
Liens externes
- Article mariage sur Jewpedia : mariage juif



