Jérusalem
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|---|---|
| Jérusalem | |
| Maire Mandat en cours | Uri Lupolianski 2003 - |
| Longitude | 35° 13' E |
| Latitude | 31° 47' N |
| Altitudes | moyenne : 745m minimale : maximale : |
| Superficie | 20000 hectares ha = 200 km² |
| Population | 704900 hab. |
| Densité | 3525 hab./km² |
| Carte | |
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Jérusalem (ירושלים - Yerushalayim en hébreu; القدس - Al-Qods ou Al-Quds en arabe) est la capitale de l'État d'Israël. C'est une ville sainte pour les trois grandes religions monothéistes : le judaïsme, le christianisme et l'islam. La ville est apparue dans l'histoire en 2000 A.C.N.
Située sur le mont Sion parmi les monts de Judée, à 745m d'altitude, la ville s'étend sur 200km² pour une population de 704 900 habitants en 2005.
Jérusalem est sous administration civile israélienne. La "ligne verte" sépare Jérusalem-Ouest (Israël) et Jérusalem-Est (territoire occupé). Le statut de Jérusalem (territoire disputé), qui a évolué au cours des époques, reste une question clé de la résolution des différends israélo-palestiniens ; cette question engage aussi bien les autorités politiques et religieuses locales que celles du reste du monde et les organismes internationaux.
Proclamée "capitale éternelle et indivisible de l'Etat d'Israël" après la réunification de la ville par les israéliens en 1967, elle est également revendiquée comme capitale (du moins, sa partie orientale) par l'Autorité palestinienne dans le cadre de la création d'un hypothétique État de Palestine.
Sommaire |
Statut
À l'expiration du mandat britannique, le plan de partage de la Palestine de 1947 prévoyait que Jérusalem devienne un Corpus Separatum sous contrôle international et indépendant de ce qui devaient devenir un état palestinien arabe et un état hébreu. Cette séparation aurait ainsi garanti à tous le libre accès à tous les lieux saints en sécurité.
Après la Déclaration d'Indépendance de l'Etat d'Israël en 1948 et la guerre qui s'ensuivit, la ville se retrouva divisée entre une partie occidentale annexée par Israël et une partie orientale (comprenant toute la vieille ville) annexée par la Jordanie, séparées par un no man's land. En 1949, Jérusalem Ouest fut proclamée capitale d'Israël. Toutefois, la ligne de partage de 1948 ("ligne verte") restant valide, en droit international, pour distinguer le territoire israélien de la zone occupée en 1967, la quasi totalité des États ont maintenu jusqu'à ce jour leurs ambassades à Tel-Aviv (pour Israël).
En 1967, Israël réunifia l'ensemble de la ville de Jérusalem à l'issue de la guerre des six jours. Les Juifs eurent alors à nouveau accès à leurs lieux saints, tandis que l'accès à l'Esplanade des Mosquées et aux lieux saints musulmans fut règlementée. La gestion de l'esplanade fut confiée plus tard à un organisme palestinien, le WAQF. À l'issue de la guerre des six jours, le Conseil de Sécurité de l'ONU avait voté la résolution 242 qui, selon les interprétations, peut concerner ou non le statut de Jérusalem Est. Pourtant, Israël proclama unilatéralement Jérusalem "capitale éternelle et indivisible de l'État d'Israël". D'autres mesures politiques furent prises pour accroître le caractère juif de Jérusalem (cf. ci-après "Histoire contemporaine"), suscitant parfois des condamnations internationales.
Le statut futur de Jérusalem et du contrôle des lieux saints est une question dont la solution ou l'absence de solution pèse fortement non seulement sur le plan local ("israélo-palestinien") mais à l'échelle de l'ensemble du Proche-Orient et même du monde. Les positions et les propositions sont multiples.
La ville "trois fois sainte"
La ville de Jérusalem est considérée comme « trois fois sainte » car elle contient les lieux les plus sacrés des religions juive et chrétienne et le troisième lieu saint de l'islam:
- Mur des Lamentations, vestige du Temple
- Église du Saint-Sépulcre
- Dôme du Rocher et Mosquée Al-Aqsa
Jérusalem est un site privilégié:
- par les Juifs depuis plus de 2500 ans car Jérusalem est considérée à la fois comme un lieu important des pérégrinations bibliques des patriarches hébreux; la capitale du roi David et plus tard du royaume juif hasmonéen ; la ville où le culte religieux était rendu à l'époque des deux Temples et où demeure le Mur des Lamentations, vestige du Temple et lieu de prière ; et le symbole entretenu au cours des siècles d'un retour du peuple juif dispersé, l'année prochaine à Jérusalem.
- par les chrétiens depuis le 1er siècle de notre ère et les récits de la vie de Jésus de Nazareth par les Evangiles, depuis sa montée au Temple de Jérusalem jusqu'à sa crucifixion et sa résurrection ; consécutivement, on y trouve et y vénère aussi des souvenirs de la Vierge Marie, de saints Etienne et Jacques qui y furent martyrisés, etc. Sainte Hélène, mère de Constantin, et les empereurs byzantins y érigèrent des sanctuaires somptueux sur les lieux saints. Ce lien entre les chrétiens et Jérusalem a également été entretenu par les Croisades successives en Terre Sainte aux Moyen Âge. Jérusalem fut la capitale du Royaume latin de Jérusalem de 1099 à 1187. Elle est l'un des patriarcats historiques (avec Rome, Antioche, Alexandrie, Constantinople).
- par les musulmans depuis le 7e siècle de notre ère environ, à la fois pour toutes les raisons précédemment citées et également parce que la tradition fait de Jérusalem le lieu d'où Mahomet aurait effectué son voyage nocturne. Il est à noter que le Coran ne mentionne jamais explicitement le nom de la ville, mais décrit comment Mahomet, étant arrivé à la Mosquée la plus lointaine, monte au Ciel (al Miraj : l'ascension) accompagné par l'ange Gibril (Gabriel). De 638 à 1917, Jérusalem fut plusieurs fois dominée par des dynasties islamiques mais aucune ne la choisit jamais comme capitale. Ce fut quand même un lieu de pèlerinage, notamment lorsque de grands projets architecturaux furent réalisés par les Omeyyades et plus tard par les Mamelouks.
Histoire
Antiquité (y c. histoire biblique)
Les tablettes d'El-Amarna écrites en akkadien nomment la ville Ourousalim (Our-sa-li-im-ou).
La première référence biblique à Salem se situe au moment de la rencontre d'Abraham et de Melchisédech. Ensuite lors de la conquête de Canaan menée par Josué, la tribu de Juda prend la ville aux Jébuséens, puis se retire. Vers (ce que l'on suppose être) l'an -1000, David reconquiert Jérusalem et en fait sa capitale. Il y transfère l'Arche d'alliance pour laquelle Salomon, son fils, construira le Premier temple. Jérusalem devient ainsi le point central du Judaïsme antique.
Le royaume se divise, à la suite de dissensions internes. Se constituent alors d'un côté le royaume de Juda, centré sur Jérusalem, et regroupant les tribus de Juda et Benjamin, de l'autre le royaume d'Israël, apparemment plus prospère, mais idolâtre, s'étant assimilé aux nations environnantes.
La ville est attaquée par le pharaon Sheshonq, qui repart avec les trésors du temple. Durant le règne de Yehoshaphat (Josaphat), les Philistins pillent la ville. Ensuite, c'est le tour des Syriens, sous le règne de Yehoash. Sous Amatsia, c'est le royaume d'Israël lui-même qui détruit une partie des murailles de la ville. Vers -700, le siège est mené par les Assyriens. Si la Bible rapporte le miracle accompli par Dieu en faveur d'Ezéchias, les tablettes assyriennes relatent comment Sennacherib laissa le roi de Jérusalem Hizquya " comme un oiseau en cage".
En -587 Nabuchodonosor prend la ville, pille le temple et déporte le roi Yehoïakîn (Joaquin) ainsi que les notables à Babylone. Les Babyloniens établissent Tsidquya (Sédécias) gouverneur de Jérusalem. Celui-ci se révolte, ce qui entraîne un nouveau siège, temporairement levé par l'intervention d'une force égyptienne. Nebouzarradan, général de Nabuchodonosor, revient et prend définitivement la ville. Mais cette fois le Temple est complètement détruit, les murailles de la ville aussi, et quasiment tous ses habitants conduits à Babylone. Après une captivité de 70 ans, les Juifs sont autorisés par Cyrus le Perse à regagner la Judée sous la conduite d'Ezra et Néhémie. Ils retournent à Jérusalem, y ramenant les trésors du temple. Sous le gouverneur Zorobabel, le temple est reconstruit. Enfin durant le règne d'Artaxerxés, Néhémie reconstruit les murailles de Jérusalem. Le récit biblique des Chroniques s'arrête à cet épisode.
La ville passe sous domination grecque et selon la tradition juive, Alexandre le Grand la visite. Jérusalem échoit ensuite au général Séleucos, et à ses descendants les Ptolémée. Antiochus IV Epiphane tente d'helléniser complètement la ville et dédie le temple à Zeus, ce qui provoque la révolte dite des Maccabées (Hasmonéens), qui aboutit à l'établissement de leur dynastie sur la terre d'Israël.
Cependant, à la suite de dissensions intestines, les Hasmonéens demandent l'avis des Romains pour les arbitrer, et en 63 av. J.-C., les troupes de Pompée pénètrent dans la ville, qui est rapidement placée sous "protectorat" Romain.
Ceux-ci choisissent d'établir comme roi Antipater l'Iduméen. Son fils Hérode embellit la ville et s'y construit un palais. Surtout, il rénove le Temple et double la superficie de son esplanade. La forteresse Antonia accolée au temple abrite la garnison romaine. C'est là que débute la narration du Nouveau testament de la Bible chrétienne.
Pour les chrétiens (le mot ne prend pas de majuscule initiale, ne s'étant jamais agi d'une nation mais d'une foi), dans les années 30 du Ier siècle, Jésus de Nazareth ou Jésus-Christ y fut condamné à mort et exécuté sur une colline voisine de la ville, Golgotha.
Suit la première révolte des Juifs de 66, racontée en détails par Flavius Josèphe dans la Guerre des Juifs. Cette révolte est réprimée et écrasée en 70 après J.-C., entraînant la destruction quasi-complète de la ville par Titus. Les juifs sont massivement exilés et dispersés dans l'empire : c'est la constitution de la Diaspora, et la narration du Nouveau testament se termine sur cet épisode.
Selon une anecdote non validée par les historiens, le Colisée construit par Vespasien aurait été financé avec le butin provenant de Jérusalem. L'Arc de Titus à Rome représente d'ailleurs la victoire des romains emportant la Ménorah de Jérusalem.
L'empereur Publius Ælius Traianus Hadrianus — Hadrien — rebâtit la ville pour les Romains. La construction d'un temple, dédié au dieu romain Jupiter Capitolin, sur le site du l'ancien temple d'Hérode, provoque une ultime révolte menée de 132 à 135 par Bar-Kokheba. À la suite de l'écrasement de cette révolte, Hadrien renomme la ville Colonia Ælia Capitolina selon son propre nom de « gens » Ælius (pour les Latins équivalent du nom de famille actuel), et en l'honneur du dieu Jupiter Capitolinus. « Colonia » signifie colonie, et précise le statut de la cité. Les Juifs seront interdits de séjour dans la ville pendant près de deux siècles.
Au IVe siècle la mère de Constantin, Hélène, visite Jérusalem, tentant d'y identifier les lieux saints et y parvient, puisque Hadrien avait également construit des temples païens sur les sites du Saint-Sépulcre et de la Nativité (à Bethléem). En 324 Constantin restitue son nom à la ville Jérusalem, mais le nom de la province, Palæstina, ne sort pas de l'usage.
En 451, le patriarcat de Jérusalem est créé.
Moyen Âge
La ville fut prise par les Perses de Chosroès II en 614, reprise par les Byzantins en 629, mais conquise par les Arabes en 638 après un siège de deux ans.
Les musulmans y érigèrent le Dôme du Rocher sous Abd Al-Malik (687-691). Al-Walid construit la mosquée Al Aqsa (vers 705-715). Harun al-Rashid garantit à Charlemagne la protection des lieux saints, ce qui permet le développement du pélerinage.
1009 : le calife Al-Hakim detruit l'Anastasis, l'église du Saint-Sépulcre construite sous Constantin.
Plusieurs chefs musulmans tour à tour attaquèrent et conquirent Jérusalem. Les turcs Seldjoukides contrôlèrent la ville à partir de 1071 et les Fatimides la prirent en 1098 juste un an avant qu'elle ne fut prise par les croisés.
À partir du XIe siècle, les chrétiens lancèrent une série de croisades pour, selon leur point de vue, libérer la ville et avoir accès à leurs lieux saints. La première croisade aboutie à la prise de Jérusalem le 15 juillet 1099 et le massacre de sa population. Elle devient la capitale du Royaume latin de Jérusalem.
La ville est conquise par Saladin le 2 octobre 1187. Elle fut à nouveau ouverte aux chrétiens entre 1229 et 1244 puis repassa sous contrôle exclusif musulman. En 1342 les Mamelouks autorisent les Frères mineurs à s'y réinstaller. Les pélerinages peuvent reprendre.
Histoire moderne
En 1516, la ville passe sous domination ottomane. Construction des murailles de la ville par Soliman le magnifique.
Deux œuvres du Tasse se réfèrent à Jérusalem : La Jérusalem délivrée (La Gerusalemme liberata, 1580) et La Jérusalem conquise (1593).
Histoire contemporaine
Décembre 1917, le général Allenby entre à pied dans Jérusalem. La ville reste sous mandat britannique jusqu'au soir du 14 mai 1948, dans un climat d'instabilité (attentats terroristes, violences). les combats à Jérusalem entre Juifs et Arabes ont commencé dès novembre 1947. L'après-midi de cette même journée, David Ben Gourion proclame l'indépendance de l'État d'Israël. Le 27 mai,la Légion arabe contraint les Israéliens à l'évacuation de la Vieille Ville. Le 6 juin, les Israéliens parviennent à relier la ville au reste du pays (la route de Birmanie). En juillet l'aviation arabe bombarde la ville. Le 7 janvier 1949, le conseil de securité de l'ONU impose la fin des combats.
Dès lors, la ville se retrouva partagée entre une partie occidentale contrôlée par Israël et une partie orientale (y compris toute la vieille ville) contrôlée par la Jordanie, séparées par un no man's land. La circulation entre les deux parties était quasi impossible. La plupart des lieux saints, ainsi que le quartier juif de la vieille ville (vidée de ses habitants) se trouvaient sous contrôle jordanien. Toutes les synaguoges de la vieille ville sont sacagées ainsi que le cimetiere du mont des oliviers(dont une partie des pierres tombales sont utilisées pour construire des latrines).
En 1967, à la suite de la guerre des 6 jours, Israël contrôla l'ensemble de Jérusalem. Les juifs retrouvèrent leurs lieux saints, tandis que pour la plupart des Arabes (chrétiens ou musulmans, des Etats arabes ou des territoires occupés), l'accès à Jérusalem et à ses lieux saints devint de facto problématique ou impossible.
Israël proclama Jérusalem "capitale éternelle et indivisible de l'Etat d'Israël" et annexa en 1982 puis en 1993 des territoires supplémentaires dans les limites de l'Etat d'Israël et de la municipalité de Jérusalem. Plus récemment, des implantations à l'est de Jérusalem et le tracé de la "barrière / mur de sécurité" ont également contribué à modifier l'équilibre démographique et la structure économique en faveur du caractère juif de Jérusalem.
Du Grand Jérusalem au Très Grand Jérusalem
L’importance de Jérusalem dans la pensée sioniste
La souveraineté politique sur Jérusalem correspond à un souci obsessionnel de pérenniser cette position géopolitique pour des raisons ni vraiment sécuritaires ou stratégiques : il s'agit de la fibre identitaire de l’Etat d’Israël, qui juridiquement cherche son identité (ni monarchie, ni république ou théocratie) mais « démocratie ethniciste ». Ainsi l'identité juive est inscrite à Jérusalem par la Bible, et c'est quelque part un des fondements de l’Etat israélien. Il y a donc un attachement quasi mystique et passionnel du peuple à la ville. La défaite de Ehoud Barak en 2000 a sans doute été causée après sa remise en cause de la souveraineté juive sur Jérusalem Est à Camp David refusée par Yasser Arafat. Celui-ci voulait tout et Barak lui proposait "un peu". Cet affront à l'identité juive a conduit à l’arrivée au pouvoir de Ariel Sharon. La communauté internationale n'a jamais reconnu l’annexion de Jérusalem. Il s'agit des résolutions 242 et 486 du Conseil de Sécurité condamnant l’action d’Israël à Jérusalem. Mais pour l'instant toute la géopolitique israélienne est guidée par le souci d’obtenir un statut et une reconnaissance définitive de sa souveraineté sur l'est de la ville.
La politique de judéisation de Jérusalem Est : une stratégie complexe dite « du fait accompli »
Il existe une volonté politique de modifier l'écart démographique à l’Est, peuplée uniquement par les Palestiniens (130 000 environ en 1967). L'Etat d'Israël a toujours refusé catégoriquement toute politique d’expulsion des Arabes, outre des raisons juridiques humanistes, il s'agit toujours de mettre en avant une quête de reconnaissance internationale. A la place de cette politique primaire, Israël a établi un projet d’agrandissement de la ville par la construction de quartiers juifs, il s'agit ainsi de « détruire l’influence palestinienne en modifiant l’équilibre géographique de la ville » F.Encel. L'ambition consiste à encercler les quartiers arabes par une politique d’expropriation des terrains entourant les limites municipales de 1967. Il faut mettre aussi en avant une politique de discrimination sur les permis de construire, réservés aux promoteurs juifs. Quelques chiffres mettent en avant cette réalité. Jérusalem-Est fait 38km² en 1967. Et par l'effet de cette politique, 108km² par la construction quartiers juifs 1996. . C'est ce qu'on appelle en géopolitique la naissance du "Grand Jérusalem". En 1996 il y 584 000 habitants = 420 000 Juifs (dont 200 000 à l’Est) et plus que 170 000 Arabes. Il faut ajouter à cela la mise en place ceinture de colonies autour de la ville au nord ( Pisgat Zeev), au sud (Gouch Etzion) et à l’est (Adounim) qui augmente la taille de Jérusalemn à 440km². La superficie totale de la métropole de Jérusalem unifiée en comptant la ceinture de colonies est donc égale à environ 900km², c’est « le Très Grand Jérusalem » qui est relié administrativement et par structure de conurbation des infrastructures (transports, autoroutes). Au total du décompte, la population de cette métropole compte désomais 800 000 habitants pour plus que 180 000 Arabes environ, ce qui rend dans les faits Jérusalem comme une ville israëlienne. La population arabe a été réduite proportiennellement de moitié par rapport à 1967 sans aucune violence, mais elle est désormais enclavée et largement minoritaire.
L’avenir de Jérusalem dans le processus de paix
Ainsi l'extension de Jérusalem a eu pour effet d'édifier une ceinture urbaine disjoignant les quartiers arabes de Jérusalem Est du reste de la Cisjordanie. Le « Très Grand Jérusalem » ne repose pas sur des territoires accordés par le droit international à l’Etat d’Israël. Mais la construction par Sharon d’un mur parachevant le projet a pour objectif de forcer la reconnaissance d’un statut définitif à la ville comme capitale éternelle et indivisible de l’Etat hébreux. En 2005, la paix semble impossible sans acceptation du partage de souveraineté par Israël pouvant être facilité par "l’internationalisation du km² des lieux saints" (Dieckoff) ? le retour à une vision plus souple de la souveraineté, partage de la ville en s’inspirant des millet ottomans ? retour au partage de l’ONU avec souveraineté palestinienne sur ses communautés ?
Le statut futur de Jérusalem semble rester une question centrale pour la paix au Proche-Orient, voire à l'échelle de l'Humanité.
Bibliographie
Liens externes
- (fr) Guide de voyage sur Jérusalem de Wikitravel
- Les tablettes akkadiennes
- le temple d'Hérode en 3D avec un panorama 360°
- Article sur le statut de la ville de Jérusalem, selon le Coran et les haddiths. Le statut de Jerusalem selon l'Alliance abrahamique.
- Jérusalem et le conflit israélo-palestinien
- Portail des photos de Jérusalem
Voir aussi
Palestine (région, terminologie, histoire générale)
- Palestine, Palestine (homonymie), Peuple palestinien
- Histoire de la Palestine, Pays de Canaan, Philistins, Bande de Gaza, Cisjordanie, Transjordanie
- Royaume de Jérusalem, Empire ottoman, Palestine mandataire, Accord Sykes-Picot, Déclaration Balfour, Plan de partage de la Palestine
Palestine (arabe)
- Palestine (État revendiqué), Territoires palestiniens occupés, Jérusalem-Est, Diaspora palestinienne, Septembre noir, Plan de désengagement des territoires occupés
- Culture palestinienne, Politique palestinienne
- OLP, Autorité palestinienne
- Yasser Arafat, Mahmoud Abbas
Israël
- Israël, Jérusalem, Tsahal, Histoire d'Israël, Histoire chronologique d'Israël
- Israël (Bible), Royaume d'Israël, Royaume de Juda, Judée, Samarie, Sionisme, Histoire du sionisme
- Likoud, Parti travailliste
- Ariel Sharon, Shimon Peres, Yitzhak Rabin, Menahem Begin, Golda Meir, David Ben Gourion
Conflit israélo-arabe et « israélo-palestinien »
- Conflit israélo-arabe, Conflit israélo-palestinien
- Réfugiés palestiniens, Réfugiés juifs des pays arabes
- Hamas, Ligue arabe
- Guerre israélo-arabe de 1948, Crise du canal de Suez, Guerre des Six Jours, Résolution 242, Guerre de Kippour, Sabra et Chatila, Intifada, Seconde Intifada
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