Intégration (sociologie)
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L'intégration est un modèle social et politique de gestion des immigrés dans une nation. Ce modèle est basé sur l'idée que les immigrés font partie, de manière provisoire ou définitive, de la communauté nationale, et donc possèdent les mêmes droits et sont assujettis aux mêmes devoirs (exceptés ceux étroitement liés à la nationalité). Ainsi, dans l'idéal, l'immigré bénéficie du même système social, d'éducation et de santé, parfois même du droit de vote aux élections locales, mais il doit accepter en public une neutralité de comportement (tout en conservant ses pratiques coutumières et ses croyances dans le cadre privé). Ceci passe notamment par l'apprentissage de la langue nationale et le respect de la laïcité.
Ce modèle est différent de l'assimilation puisqu'il ne s'agit pas de « mouler » l'individu dans un modèle social unique, mais de trouver dans le cadre public un consensus entre les différentes cultures.
Ce modèle est à l'opposé du communautarisme, modèle dans lequel le respect des traditions ethniques, la liberté indiviuelle de choisir son mode de vie et ses valeurs, prime devant la mixité des ethnies.
Intégration culturelle et économique
Dans les faits, on distingue souvent deux types d'intégration :
- l'intégration culturelle : les individus participent à la vie commune, parlent la langue nationale... s'ils ne conservent pas des traditions propres et si la société nationale n'intègre pas elle-même des éléments culturels des immigrés, cette intégration culturelle s'approche de la notion d'assimilation ;
- l'intégration économique : les individus occupent un travail stable qui leur procure un revenu permettant des conditions de vie décentes.
On peut avoir une communauté repliée sur elle-même culturellement mais ayant réussie son intégration économique, ou à l'inverse une communauté bien intégrée culturellement mais cantonnée à des emplois précaires et mal rémunérés, voire à une pauvreté.
Il est à noter que le terme « intégration » est souvent utilisé à tort à propos d'enfants d'immigrés nés sur le sol national ou arrivés en bas âge. En effet, ces personnes ont été dès le départ insérées dans le tissu social, notamment par la fréquentation de l'école. Cet emploi abusif marque en général le fait que ces individus vivent dans des conditions sociales difficiles (échec scolaire, chômage), et marque un échec de la politique d'intégration puisqu'ils n'ont pas eu les mêmes chances que les enfants de citoyens. Cette mise à l'écart sociale s'accompagne souvent d'un repli identitaire vers les coutumes et les valeurs culturelles des parents, alors même que souvent les individus n'ont jamais connu le pays d'origine de leurs parents.



