Histoire du Brésil

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Sommaire

Indépendance et Empire

Pierre Ier du Brésil proclame l'indépendance du pays en 1822, cette monarchie, se voulant proche du peuple, a pour principale opposition, les riches latifundiaires brésiliens. La monarchie devient constitutionnelle en 1824.

En 1831, les élites propriétaires parviennent à pousser l'Empereur Pierre Ier du Brésil a abdiquer pour son fils de 5 ans : Pierre II du Brésil. Dans les années 1850, il s'engage à lutter contre l'esclavage, dont l'import en est interdit. La culture du café prend de l'ampleur et augmente l'importance des propriétaires terriens, notamment ceux de São Paulo. La Guerre de la Triple Alliance contre le Paraguay, de 1865 à 1870, est gagnée.

Continuant à lutter contre l'esclavagisme, l'Empire proclame en 1871 que les enfants d'esclaves sont désormais libre à la naissance : l'esclavage brésilien est donc condamné à long terme. Mais la loi Áurea de 1888, qui abolit totalement l'esclavage au Brésil soulève la résistance des propriétaires qui s'engagent alors pour le renversement de l'Empire. L'Empire et Pierre II du Brésil sont renversés en 1889. La République est proclamée, mais l'esclavage ne peut plus être restauré.

Vieille République

La Vieille République désigne la période de 1889 à 1930. São Paulo monopolise le pouvoir central d'une République Café com leite, oligarchiste, dans laquelle la classe moyenne grandissante pousse au changement.

Après le coup d'État de 1889, la République, est au main des classes qui détiennent le pouvoir économique et qui refusent l’organisation d’élections libres et tentent de maintenir par la force leur emprise politique. La période entre 1889 et 1930 est celle du règne des grands propriétaires. Elle est dite « République Café com leite » (‘’République Café au lait’’) puisque s'appuyant sur les industries cafetières de São Paulo et laitière-bovine de Minas Gerais. En effet, la fin de l'esclavage a entraîné la diminution du pouvoir de l'industrie sucrière du Nord-Est au profit de l'industrie cafetière du Sud-Est et de l'état de São Paulo qui monopolise finalement le pouvoir central.

Le Brésil s'allie aux alliés en 1917. L'accroissement du commerce permet l'agrandissement d'une classe moyenne mais qui reste soumise à l'oligarchie cafetière, mais s'y s'opposant sur les questions sociales et politiques.

Après la chute des prix des matières premières, de 1906 à 1914, le renouveau d'après guerre ne dure pas longtemps : le Brésil est en crise dès 1922 et aux grèves populaire de 1924 la vieille république répond par l'établissement de la loi martiale. La crise de 1929, ruinant ses marchés extérieurs, ruine le pays et sème donc le discrédit sur l'oligarchie propriétaire et son gouvernement. La République Café au lait est renversée par le coup d'état du 4 octobre 1930 : Getúlio Vargas devient président-dictateur.

Vargas, populisme, et développement

Le coup d'état du 4 octobre 1930 et Getúlio Vargas permettent la déchéance de l'oligarchie cafetière et la monté de la classe moyenne.

Les classes moyennes et les propriétaires des États périphériques portent Vargas au pouvoir en 1930. Il établit un état et exécutif fort, plus centralisé, engage le pays dans le droit de vote « universel », le vote des femmes, et le vote à bulletin secret, ce qui libère finalement le système brésilien du poids des coronelismo.

Il prend le pouvoir de 1930 du fait d'un coup d'État, devient légalement président en 1934, puis devient un dictateur en 1937. Il doit finalement abandonner le pouvoir en 1945. Mais il parvient à revenir au pouvoir de 1951 à 1954, où -accusé, discrédité et acculé- il se suicide et retourne massivement l'opinion en sa faveur et en celle de son camp.

Vargas a su suivre l'émergence de la classe moyenne en développant son populisme. Malgré son monopole présidentiel de 1930 à 1945, le Brésil teste une période démocratique de 1945 à 1964. La suprématie des 2 états Café au Lait est réduite, mais demeure. Juscelino Kubitschek lui succède.

De 1961 à 1964, le président João Goulart entreprend une politique de réforme sociale. Oligarchies traditionnelles et CIA manœuvrent pour provoquer sa chute. Le coup d'État de 1964 le renverse et établit une dictature militaire répressive.

Régime militaire

Institué en 1964, il se termine après une volonté de démocratisation.

Ce régime fut critiqué pour l'augmentation de la dette brésilienne qu'il accumula, ainsi que pour sa nature répressive : des centaines de Brésiliens ont été déportés, emprisonnés, torturés ou tués. La censure était fréquente.

Phase démocratique

(élection tout les 4 ans)

En 1985, élection indirecte de Tancredo Neves qui meurt, donc José Sarney devient président.

En 1989, Fernando Collor de Mello est le premier président élu par le peuple, mais est soupçonné de corruption en 1992.

En 1994 et 1998 Fernando Henrique Cardoso est élu et doit faire face à la crise.

Présent

Le problème principal du Brésil actuel est l'inégalité flagrante des richesses : encore ¼ des Brésiliens vivent avec moins de 1$/jour; mais aussi l'énorme dette brésilienne. Luiz Inácio Lula da Silva, socialiste arrivé au pouvoir en 2002 veut s'employer à restaurer les finances brésiliennes tout en encourageant l'économie par des impulsions sociale (salaire minimum augmenté, etc.)

Cependant, moins de deux après son arrivée au pouvoir, le Parti des travailleurs, parti du président, s'embourbe dans un des plus vastes scandales financiers qu'ait connu le pays. Sont directement impliqués des personnalités comme son secrétaire général, Silvio Pereira, son président José Genoino et son trésorier Delubio Soares, tous mis en cause et qui ont du démissionner.

Voir aussi

Brésil - Histoire du Brésil - Chronologie du Brésil - Présidence de Luís Inácio da Silva



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