Histoire de la République dominicaine

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Sommaire

L'arrivée des colons

L'île d'Hispaniola où se trouve la République dominicaine à l'est et Haïti à l'ouest, fut occupée par le peuple Taíno. Les taínos ont accueilli Christophe Colomb comme s'il était un dieu lors de son premier voyage en 1492, mais la colonisation fut très violente et réduisit la population locale en esclavage et en 50 ans, la population fut exterminée dans les répressions, les mines, les plantations et les épidémies. La résistance désespérée des taínos face aux Espagnols et à l'esclavagisme s'est également traduite par de nombreux suicides collectifs. Comme la population locale ne suffisait plus pour les mines et les plantations, les Espagnols importèrent dès 1503 les esclaves d'Afrique sur l'île.

La colonie

Au siècle suivant, les colons français occupèrent l'ouest de l'île que l'Espagne céda à la France en 1697 par le traité de paix de Ryswick et en 1795, au traité de Bâle, l'Espagne céda sa colonie à la France. En 1801 avec la révolte des esclaves en Haïti, la colonie est devenue en 1804 la république d'Haïti. Les français qui restaient dans la partie orientale de l'île, furent battu par les habitants espagnols aidés par la Royal Navy à la bataille de Palo Hincado le 7 novembre 1808 et la capitulation française se fit à Saint-Domingue le 9 juillet 1809. Les autorités espagnoles ont ré instauré la colonie, en l'appelant « La España Boba » (littéralement l'Espagne Idiote). En 1821 les colons espagnols déclarèrent l'indépendance de la République dominicaine, mais l'armée Haïtienne envahit le territoire neuf semaines plus tard pendant 22 ans.

L'indépendance

Le 27 février 1844, malgré les attaques incessantes de la part des haïtiens, la République dominicaine fut re-déclarée par Juan Pablo Duarte, qui fut le héros de la guerre d'indépendance pendant son exil mais les militaires conduit par le général Pedro Santana prirent le pouvoir.

La première constitution fut adoptée le 6 novembre 1844. Le gouvernement serait dirigé par un président avec de nombreuses tendances libérales, mais l'article 210 imposé par Pedro Santana à l'assemblée constitutionnelle par la force, lui donnait les même privilèges qu'un dictateur pendant la guerre d'indépendance qui n'était pas finie. Ces privilèges ont servi pour gagner la guerre, mais ont également permis à Santana pour persécuter, exécuter et conduire dans l'exil ses adversaires politiques, parmi lesquels Duarte était le plus important.

En 1861, durant son mandat de président, Santana dut rattacher la République dominicaine à l'Espagne parce que les pressions d'Haïti étaient trop importantes. Ce rattachement fut contesté et le 16 août 1863, une guerre civile éclata. En 1865, l'indépendance fut restaurée.

Le XXe siècle et l'instabilité politique

À cause des difficultés économiques, de la peur de l'interventionnisme européen et du désordre interne, les États-Unis déclarèrent leur protectorat du pays en 1906. En 1916, cette protection devint une occupation militaire qui se termina en 1924, avec de nouvelles élections.

Pendant l'Holocauste de la Seconde Guerre mondiale, la République dominicaine fut le seul pays à ouvrir ses frontières ouvertement aux juifs d'Europe.

En 1930, Rafael Trujillo, un allié des américains, régna en dictateur. Pendant sa dictature, marquée par une répression impitoyable et un culte de la personnalité sans réserve, l'ensemble de l'économie passa sous son contrôle. Il mena alors une politique de grands travaux et parvint à assainir la situation financière. Mais en août 1960, l'Organisation des États Américains (OAS) imposa des sanctions diplomatiques à son encontre parce qu'il était complice dans la tentative d'assassinat du président vénézuélien Rómulo Betancourt. Ces sanctions menèrent à son assassinat le 30 mai 1961. En novembre 1961, la famille de Trujillo fut forcée à l'exil, se retirant en France.

En janvier 1962, un conseil d'état qui était composé de membres modérés de l'opposition fut créé avec des pouvoirs législatif et exécutif séparés. Les sanctions de l'OAS furent levées le 4 janvier, et après la démission du président Joaquín Balaguer le 16 janvier, Rafael Bonnelly prit la tête du gouvernement dominicain. En 1963, Juan Bosch fut instauré président mais il fut renversé par un coup d'état militaire en septembre 1963.

Après ce coup d'état, un triumvirat fut établi et la dictature réapparut le 24 avril 1965. Mais un nouveau coup d'état militaire éclata, les militaires commencèrent alors une lutte entre eux, ce qui était propice au retour de Bosch. Le 28 avril, après la demande des anti-Bosch, les militaires américains sont intervenus officiellement pour protéger les ressortissants étrangers et les évacuer. Mais l'armée des États-Unis resta sur le territoire.

En juin 1966, le président Balaguer, leader du parti Réformiste (nom du parti réformiste socialiste catholique PRSC), fut élu en mai 1970 et en mai 1974. Les deux fois, la plupart des partis de l'opposition durent retirer leurs candidatures à cause de pressions et de violence créées par les militants pro-gouvernementaux. Aux élections de mai 1978, Balaguer fut défait par Antonio Guzmán du parti révolutionnaire dominicain (PRD). La mise en place de Guzmán le 16 août en temps que président fut le premier transfert de pouvoir qui se passa dans le calme.

Aujourd'hui

Le candidat du PRD à la présidence, Salvador Jorge Blanco, gagna les élections de 1982, et le PRD a gagné une majorité dans les deux assemblés du congrès. Afin de relancer l'économie, l'administration en place commença les mesures drastiques en accord avec l'austérité du Fonds monétaire international (FMI). En avril 1984, les prix des produits de première nécessité étant en hausse, les émeutes se sont multipliées.

Balaguer retourna au palais présidentiel avec ses victoire en 1986 et 1990. Il a pour relancer l'économie lancé une série de grands travaux publics. Néanmoins en 1988, le pays glissa dans une dépression économique caractérisée par l'inflation et la dévaluation de la monnaie qui étaient très important. Les difficultés économiques, couplées aux problèmes de l'accès aux services élémentaires comprenant l'électricité, l'eau, et le transport ont généré un mécontentement populaire qui engendra des manifestations, parfois des violences, mais surtout la grève générale qui paralysa le pays en juin 1989.

En 1990, Balaguer instaura le second plan de réformes économiques. Après avoir signé un accord avec le FMI, équilibrant le budget et diminuant l'inflation, la République dominicaine connut une période de croissance économique marqué par une inflation modérée, un certain équilibre entre importation et exportation, ainsi qu'un PIB solidement croissant .

Les élections de 1986 et 1990 ont été généralement aperçut comme légale, mais il y eut tout de même des fraudes électorales qui ont corrompu les deux victoires. les élections de 1994 furent aussi entachées par des fraudes. Les opposants réclamant une réforme constitutionnelle et électorale, un compromis fut trouvé, le président Balaguer a assumé le poste pour une durée abrégée. En juin 1996, Leonel Fernández fut élu président pour un mandat de quatre ans qui est devenu la durée officielle du mandat. En mai 2000 Hipólito Mejía fut élu président et en mai 2004, Leonel Fernández fut re-investi président, le transfert de pouvoir a eut lieu le 16 août 2004.

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