Histoire de la République démocratique du Congo
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Histoire de la RD Congo |
| Congo précolonial (-1867) Colonisation du Congo (1867-1885) État indépendant du Congo (1885-1908) Congo belge (1908-1960) 1ère République Indépendance (1960-1965) 2ème République Zaïre (1965-1996) Première guerre du Congo (1996-1998) Deuxième guerre du Congo (1998-2003) Gouvernement de transition (2003-) |
| Articles connexes : Divisions administratives de la RD Congo |
Sommaire |
Préhistoire, Moyen Âge et colonisation
La zone qui porte aujourd’hui le nom de République Démocratique du Congo est peuplée depuis 10 000 ans environ. Des Bantous venus de l’actuel Nigeria vinrent s’y installer aux VIIe et VIIIe siècles.
Les grands royaumes se forment de cette période à l’invasion portugaise, qui voit ces royaumes éclater sous l’impulsion de la traite et l’émergence de nouveaux rapports de force. Ceux-ci déboucheront sur la colonisation.
La domination et l’exploitation officielle par les Européens durèrent des années 1870 jusqu’à nos jours, avec interruptions sous Lumumba/Kasa-Vubu, puis sous L. D. Kabila. La première carte européenne de la région est due à l’explorateur portugais Cada-Mosto (XVIe s.). Celle du découpage est due à Henry Morton Stanley, qui l’a préparée à recevoir les colons européens. Le Congo fut remis au roi Léopold II de Belgique au cours de la Conférence de Berlin de 1885 (conférence au cours de laquelle l’Afrique est déclarée res nullius, c’est-à-dire chose n’appartenant à personne, ce qui permet aux Européens de se servir officiellement et sans scrupules).
Colonisation Belge
Propriété du Roi Léopold II
Le roi fait du pays sa propriété privée et lui donne le nom d’État Libre du Congo. Dans cet État prétendu libre, la population locale devait récolter pour le compte du roi du caoutchouc, un marché en expansion en raison de la croissance du nombre de pneus fabriqués à partir du caoutchouc. La vente de ce caoutchouc fit la fortune de Léopold, qui fit construire de nombreux bâtiments à Bruxelles et Ostende en son honneur.
Au cours de la période 1885-1908, entre 5 et 15 millions de Congolais furent assassinés par des mercenaires travaillant pour le compte du roi des Belges. Il y eut cependant des protestations, notamment de la part de l’écrivain Mark Twain, du diplomate britannique Roger Casement, dont le rapport de 1904 condamnait les pratiques en vigueur au Congo.
Le Parlement reprend le Congo des mains du Roi
En 1908, le Parlement Belge s’inclina devant la pression internationale, afin de préserver les dernières parcelles de leur prestige européen. Dès lors, le pays devint le Congo Belge, dépendant non plus du roi mais du Royaume : le changement fut infime, et on inculqua désormais aux africains des ineptie dès leur plus jeune âge. à savoir que Léopold était un bâtisseur qui les avait tirés de l’esclavage et du sous-développement. L’état belge prolongea aussi sa campagne d’abrutissement et d’aliénation des populations, eut recours au fichage ethnique et à des méthodes d’appartheid ainsi qu’à la fabrication d’ethnies artificielles à cette fin, qu’intégrèrent les populations à travers l’enseignement belge/catholique.
De nombreuses personnalités de tous les peuples d’Afrique, du Congo se dressèrent contre cette oppression dès son origine. C’est l’exemple de Nzinga nkuwu, Mpanzu a Nzinga, plus tard de Kimpa Vita jusque Simon Kimbangu. Tous firent les frais dans leur intégrité physique, de la domination blanche.
Au cours de la Seconde Guerre mondiale, la petite armée congolaise remporta un certain nombre de victoires sur les troupes italiennes en Afrique du Nord.
Indépendance
Le Congo obtint son indépendance le 30 juin 1960, après une décennie de luttes politiques. La Belgique finit par se retirer, craignant une guerre d’indépendance semblable à celle qui sévissait encore en Algérie. Patrice Lumumba et d'autres congolais jouèrent un rôle capital dans l'accession à l'indépendance.
Quand la République du Congo naquit, en juin 1960, Lumumba en fut le Premier Ministre et ministre de la Défense. Peu de temps après l’indépendance, l’armée, toujours commandée par des officiers belges, se rebella après la déclaration d’un général belge qui disait que « les choses n’allaient pas changer juste à cause de l’indépendance ». La révolte militaire persista, jusqu’à ce que le président Joseph Kasavubu et Lumumba aient remplacé les officiers belges par des Africains, ce qui eut pour résultat le départ un grand nombre de Belges et, par suite, un effondrement de l’administration de la jeune nation.
Le gouvernement belge envoya de nombreuses troupes pour protéger les ressortissants belges, et Lumumba demanda l’aide des Nations unies. Ces dernières envoyèrent des troupes pour rétablir l’ordre ; elle furent largement soutenues par les États-Unis, qui considéraient Lumumba comme un communiste et voulaient éviter par tous les moyens que le Congo tombe entre les mains de l’URSS.
Dans le même temps, la riche province du Katanga déclara son indépendance. Une opération militaire menée en août 1960 pour rappeler à l’ordre la province de Kasai, qui avait fait sécession, avait échoué. Lumumba demanda à l’ONU la permission de reprendre le contrôle du Katanga, mais quand les Nations Unies eurent essayé de faire comprendre à Lumumba qu’elles étaient une force de maintien de la paix neutre et qu’elles ne pouvaient partir en campagne contre une province qui avait fait sécession, Lumumba demanda de l’aide à l’URSS. Il l’obtint et s’en servit. Pour le président des États-Unis, Dwight Eisenhower, il était évident que l’URSS se servait de Lumumba pour établir un bastion communiste au centre de l’Afrique. Eisenhower et la Belgique donnèrent donc l’ordre de tuer Lumumba ; une tentative d’empoisonnement échoua. Aussitôt, le président Kasavubu, son rival dans la conquête du pouvoir, le démit de ses fonctions de Premier Ministre. Lumumba, à son tour, démit le président de ses fonctions.
Peu de temps après, Lumumba fut mis aux arrêts par le colonel Joseph-Désiré Mobutu. Lumumba s’enfuit et rejoignit ses partisans à Stanleyville. Il fut repris et envoyé (janvier 1961), sur l’ordre du ministre belge des Affaires Etrangères, chez ses ennemis jurés, dans le Katanga de Moïse Tchombe. Sur le chemin, il fut torturé et assassiné avec deux de ses partisans par un commando belgo-congolais. Leurs corps furent dissous dans de l’acide sulfurique quelques jours plus tard. En février, on annonça qu’il avait été tué par des villageois en colère. Des émeutes eurent lieu pour protester contre sa mort.
Voir de Lumumba : Congo: Mon pays (1962) et Discours de Lumumba (ed. Jean van Lierde).
Prise de pouvoir de Mobutu
Régime de Mobutu
Zaïrinisation
Alliés occidentaux de Mobutu
Chute de Mobutu
Situation au Congo
En 1996, le Zaïre de Mobutu est très affaibli. Il a gardé le soutien de la France, après avoir accepté que les réfugiés rwandais fuient la zone de l’opération « Turquoise » pour venir se réfugier en Ituri. Mais les autres puissances occidentales n’ont plus confiance en lui, et lui retirent son soutien. Physiquement, Mobutu est malade: il souffre d’un cancer de la prostate. Son premier ministre Kengo Wa Dondo exerce de plus en plus de pouvoir.
L’armée du Zaïre est délinquescente. Seule la Division Spéciale Présidentielle est plus efficace.
A la frontière avec le Rwanda, des réfugiés Hutus rwandais vivent dans des camps de réfugiés. Le pouvoir tutsi rwandais s’inquiète de cette présence à sa frontière: ils craignent qu’ils ne reprennent les armes et fassent chuter le pouvoir tutsi rwandais. Déjà, ces réfugiés Hutus sont accusés de persécuter les Tutsis du Congo. Cela sera un prétexte à la guerre.
Bibliographie
Colette Braeckman, L’enjeu congolais, L’Afrique centrale après Mobutu, Ed. Fayard.
Arrivée au pouvoir de Laurent-Désiré Kabila
République Démocratique du Congo
Assassinat de Laurent-Désiré Kabila
Arrivée au pouvoir de Joseph Kabila
Accords de paix: la réunification du Congo
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