Histoire de l'Iraq
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L'histoire de l'Irak commence avec la Mésopotamie (voir cet article pour l'histoire antique), en particulier Babylone. La région sera ensuite conquise par les Hittites, puis par les Assyriens, et par les Mèdes.
Image:Taureau.jpg Les vallées du Tigre et de l'Euphrate appartiennent ensuite à une succession d'empires qui lui sont étrangers : empire d'Alexandre le Grand, empires Sassannides, musulmans (Omeyyades, Abbassides), puis Empire ottoman après le XIIIe siècle, et enfin empire colonial britannique.
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Période coloniale
Le 5 novembre 1914, l'Angleterre déclare la guerre à l'empire Ottoman. Les troupes Anglo-Indiennes sont déployées en Irak. Le 22 novembre 1914, le général Barrett entre à Bassorah (Basra).
Le 16 novembre 1916, accord secret Sykes-Picot entre le Britannique Sir Mark Sykes et le Français Georges Picot, la France s'attribue la tutelle de la Syrie et la Grande-Bretagne celle de l'Irak.
Le 11 mars 1917, les troupes britanniques entrent dans Bagdad.
Le 25 avril 1920, la Société des Nations confie un mandat à la Grande Bretagne pour administrer la Mésopotamie.
En 1925 les Britanniques donnent à l'émir Fayçal ibn Hussein, chérif de la Mecque, le titre de roi d'Irak.
Le 15 octobre 1927 un énorme gisement de pétrole est découvert à Baba Gurgur près de Kirkouk. Les occidentaux fondent une compagnie, l'Iraq Petroleum Company (IPC), laquelle, après des négociations avec le roi Fayçal Ier, obtient une concession sur pratiquement tout le territoire du pays. De ce fait, l'IPC devient quasiment le seul partenaire international du jeune état.
Le 3 avril 1941, le coup d'État anti-anglais de Rachid Ali el-Gaylani, met en place un régime républicain. Les soldats de Rachid Ali sont soutenus par la Syrie vichyste du général Dentz qui leur livre ses propres armements pour combattre les Anglais, et qui accorde à l'Allemagne (à la demande de Darlan, et en application des accords de Paris non encore signés) une base permettant à la Luftwaffe de les soutenir.
Le 1er juin 1941 les Britanniques reprennent le contrôle de Bagdad. Il vont ensuite intervenir avec l'aide des Forces Françaises Libres contre l'armée vichyste de Syrie-Liban qui venait d'aider leurs ennemis.
L'Irak indépendant
Dans le contexte de la guerre froide, l'Irak entre dans le pacte de Bagdad en 1955 et se trouve lié aux États-Unis.
En 1958 le général Kassem redonna un pouvoir républicain et indépendant à l'Irak par un coup d'État dans lequel la famille royal, dont le roi, fut assassinée ainsi que le premier ministre Nouri Saïd.
Le 9 février 1963, Kassem fut assassiné lors d'un nouveau coup d'État.
Le 31 juillet 1968, nouveau coup d'État du général Ahmed Hassan al-Bakr.
L'Irak de Saddam Hussein
En 1979 il est remplacé à la tête de l'état par Saddam Hussein.
Le 22 septembre 1980 déclaration de guerre à l'Iran au sujet du chatt-el-arab (delta du Tigre et de l'Euphrate). C'est la guerre Iran-Irak ou première guerre du Golfe. Cette guerre sans résultat s'achèvera en 1988.
En 1983, la dictature bombarde à l'arme chimique plusieurs villages kurdes du nord de l'Irak. En 1988, bombardement à l'arme chimique de la ville kurde Halabjah par l'aviation irakienne(alors sous les ordres de Saddam Hussein), ce qui causa la mort de près de 6000 personnes ainsi que de très nombreux blessés. L'arme chimique est aussi utilisée contre l'Iran sur la ville de Sardasht en 1987 et 1988. (Source : Le Monde, 10 juin 2005)
A l'été 1990 l'Irak envahit le Koweit, ce qui provoque la seconde guerre du Golfe. Suivront 12 ans d'embargo aux conséquences catastrophiques (1,5 millions de morts).
L'occupation des États-Unis
- Voir l'article Guerre en Irak (2003-2005)
Le 20 mars 2003, l'Irak est attaqué par une coalition essentiellement américano-britannique. Cette troisième guerre du Golfe officiellement achevé le 1er mai. Le pays est ensuite occupé par la coalition. Depuis lors, des actions de la guerilla ne cessent d'avoir lieu à Bagdad et dans "le triangle sunnite" formé par les provinces au nord de la capitale .
En mars 2003, quelques jours avant les élections espagnoles, une série d'attentats (revendiquée par les extrémistes islamistes) a lieu à Madrid. Le gouvernement Aznar, alors en place, accusant immédiatement ETA avant de se rétracter se retrouva confronté à son soutien à la guerre en Irak qui ne recueillait pas l'approbation du peuple. La cause évoquée par les terroristes était la présance espagnole en Irak. Durant les élections qui suivirent, quelques semaines après, le gouvernement José Maria Aznar fut défait au profit de José Luis Rodríguez Zapatero. Ce dernier décida le retrait de l'Espagne de la coalition .
Le 28 juin 2004, le pouvoir a été remis entre les mains d'un gouvernement intérimaire, dirigé par Iyad Allaoui.
Fin 2004, l'essentiel du pays est déclaré pacifié :
- le Nord habité par les Kurdes, est autonome depuis presque dix ans, et en paix, même si à ses marges (Mossoul et Kirkouk) des attentats ont lieu ;
- le Sud chiite est pacifié par les Britanniques et Polonais ;
- le centre sunnite du pays est encore le principal lieu d'attentats contre les forces irakiennes et l'armée américaine (voir par exemple Bataille de Falloujah).
En 2005, les attentats se multiplient, certaines villes sont parfois reprises par la résistance irakienne (Faloudjah). Des journalistes et diplomates étrangers (y compris arabes) sont enlevés et executés par des membres déclarés du réseau Al-Qaida, même un membre du parlement est assassiné. Une crise à lieu entre les États-Unis et l'Italie, lorsqu'a la libération d'un otage Italien, des militaires de l'armée US, tirent sur la voiture de l'ex otage, tuent l'agent italien ayant opéré a la libération.
La Pologne déclare en avril, retirer ses troupe en décembre 2005 au plus tard [1].
Bibliographie
- Chris Kutschera (Sous la direction de), Bernard Kouchner (Préface), Le Livre noir de Saddam Hussein, Oh! éditions, 2005, Paris, ISBN 2915056269 .



