Histoire de l'Argentine
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Arrivée des Européens
Amerigo Vespucci fut le premier européen à s'approcher des côtes argentines en 1506. En 1516, Juan Diaz de Solís, un navigateur espagnol visita le territoire qui deviendra l'Argentine. L'Espagne inclura l'Argentine dans la vice-royauté du Pérou et établira en 1580 une colonie sur l'emplacement actuel de Buenos Aires.
La couronne espagnole a institué la vice-royauté du Río de la Plata en 1776.
Années 1806-1807,les invasions anglaises : les Anglais envahissent Buenos-Aires, mais sont finalement repoussés par les milices populaires commandées par Liniers.
Révolution de mai et indépendance
Le 25 mai 1810 commence la Revolution de Mai/Revolución de Mayo inspirée dans une grande mesure par la Révolution Française (d'où le blason de L'Argentine ). En effet, dès mai 1810, l'Argentine s'émancipe de l'Espagne.
L'Argentine déclare officiellement son indépendance le 9 juillet 1816, les généraux Manuel Belgrano et José de San Martín jouent un rôle prépondérant dans l'émancipation du pays.
Juan Manuel de Rosas gouvernera le pays entre 1829 et 1852. Une constitution sera établie un an après le renversement de Rosas.
Perón
Les militaires forcèrent en 1930 le président Hipólito Yrigoyen à démissionner.
Les militaires organisèrent un coup d'État en 1943. Juan Domingo Perón, un colonel de l'armée, participa au putsch et devint le ministre de l'emploi. Sa popularité augmenta rapidement. Il gagna, le 20 février 1946, les élections présidentielles. Il mena un politique favorable aux ouvriers et favorisa le développement des syndicats. Il nationalisa aussi les voies de communication appartenant jusqu'alors aux étrangers. Perón avait de l'admiration pour Mussolini et Franco, son style gouvernemental s'inspira donc d'eux. L'Argentine resta neutre lors de la Deuxième Guerre Mondiale. Son épouse Eva Perón, surnommée Evita, une ancienne actrice d'origine modeste, fut très populaire auprès des pauvres : elle était à la tête d'une organisation de charité. Les femmes obtinrent le droit de vote en 1947. Elle mourut en 1952 du cancer.
En 1955, sous la pression des militaires, Perón démissionna et partit en exil.
L'Argentine organisa des élections générales le 11 mars 1973, pour la première fois en dix ans. Perón ne pouvait pas participer aux élections; les Argentins élirent Hector Campora président, avec toutefois au taux d'abstention énorme. Campora démissiona en juillet 1973 et de nouvelles élections furent organisées. Perón remporta les élections et devint à nouveau président en octobre 1973, aux côtés de sa troisième épouse, Maria Estela Isabel Martinez de Perón, après plusieurs années d'exil en Espagne. Son épouse était la vice-présidente. Les extrémistes tant de droite que de gauche organisèrent des attentats terroristes et le gouvernement prit des mesures d'urgences, sous forme de décrets. Le gouvernement pouvait ainsi emprisonner des suspects pour une période indeterminée.
Perón mourut le 1er janvier 1974. Son épouse devint présidente, mais elle dut faire face à de graves problèmes économiques, aux luttes intestines dans son parti politique, et à l'escalade des attentats terroristes.
Guerre sale
Voir article Guerre sale
Maria Estela Isabel Martinez de Perón fut finalement évincée par le coup d'État du 24 mars 1976. Une junte militaire gouverna le pays jusqu'au 10 décembre 1983 durant ce que l'on appelle la guerre sale.
Videla, Viola et Galtieri se succéderènt à la tête de la junte. Les militaires prirent des mesures sévères contre les "terroristes" et les personnes qu'ils soupçonnaient de soutenir les terroristes. Ces dits terroristes était en très grande part la jeunesse militante de gauche. Les droits de l'homme ne furent pas respectés dans cette guerre contre le terrorisme (des milliers cas d'arrestations, tortures, assassinats, et disparitions). Entre 10 000 et 30 000 personnes auraient disparu entre 1973 et 1983, sans compter les centaines d'enfants et de bébés (nés dans les prisons clandestines) de ces personnes qui ont été soustraits à leur famille naturelle et adoptés sous de faux noms par des militaires et ceux qui les appuyaient. La grande part de ces enfants est toujours recherchée par leurs grand-parents.
Durant cette période eu lieu la guerre des Malouines qui opposa la junte argentine au Royaume-Uni, sur la souverainetée des Îles Malouines (Falklands islands en anglais), entre mars et juin 1982.
Retour à la démocratie
Des élections furent organisées le 30 octobre 1983 pour renouveler le président, le vice-président, les gouverneurs de provinces et représentants locaux. Les observateurs internationaux approuvèrent ces élections. Raul Alfonsín, du parti radical, remporta les élections présidentielles avec 52% des voix. Son mandat de 6 ans débuta le 10 décembre 1983.
Carlos Menem est élu en 1989, Alfonsín se retirera du pouvoir 6 mois avant la fin de son mandat en raison de la grogne des Argentins. Menem fera modifier la constitution. Les réélections sont désormais permises, mais la durée du mandat est ramenée de 6 ans à 4 ans.
Menem va se faire réélire 14 mai 1995. Fernando de la Rua lui succédera en 1999.
Carlos Menem participa aux élections présidentielles de 2003, il remporta plus de 20% des voix au premier tour et fut ainsi qualifié pour le second tour. Néanmoins, il a refusé de participer au second tour. Certains expliquent cet abandon par le fait que les sondages le donnaient largement perdant.
Histoire politique au XXe siècle
- Octobre 1983 : Retour à la démocratie, suite à la victoire du candidat péroniste Raul Alfonsin.
- Décembre 1983 : Investigation sur le terrorisme d'État.
- Avril 1985 : Procès des anciens combattants militaires.
- Décembre 1986 : Loi de Punto Final. Suspension des procès contre les militaires.
- Juin 1988 : Loi de Obedienca Debida (« Obéissance due ») qui absout de toute responsabilité des militaires chargés de la répression.
- Mai 1989 : Carlos Menen est élu à la présidence de la république.
- Novembre 1989 : Le président Menem, proclame l'amnistie générale.
- Fin 2001, une grave crise économique secoue le pays. Le FMI oblige l'État argentin à rembourser sa dette.
- le 1er novembre 2001, le président Fernando de la Rua prend une décision qui aura un impact important: fermer l'accès des particuliers à leurs comptes courants bancaires. S'ensuivent des émeutes qui font quelques dizaines de morts...
- Plusieurs ministres de l'économie démissionnent et se succèdent : Jorge Remes Lenicov, puis Roberto Lavagna...
- En l'espace de quelques semaines, plusieurs présidents : Fernando de la Rua : démissionne le 20 décembre. Puis Adolfo Rodriguez Saa. Et Eduardo Duhalde (février 2003)...
- Juillet 2005 : renversement par la cour supérieure des lois de Punto Final et Obedencia Debida
XXIe siècle, Kirchner et les premiers changements
Le 25 mai 2003, Néstor Kirchner accède au pouvoir et commence à prendre des mesures importantes pour le changement, comme lever l'immunité des criminels qui répandirent le sang dans le pays pendant les périodes de dictature. Mais le pays reste étranglé par sa dette extérieure, 20 millions de personnes sont toujours sous le seuil de pauvreté avec un chômage record causé par des années de néolibéralisme. Cette population à déjà commencé a s'organiser avant Kirchner indépendamment de l'État, on les appelle les piqueteros. Ils organisent petit à petit, leur propre nutrition, puis leur éducation, refusant parfois toute aide de l'État.
Le gouvernement de Kirchner a tenté de sortir de la dette extérieure maintenue par les transnationales des États-Unis ou de l'Europe, soutenues par le FMI. Devant leurs réticences, il leur a imposé un accord (sous la menace du tout ou rien), réduisant la dette de 70 %, et l'échelonnant sur 42 ans. De plus, il en a converti une grande part en bons du Trésor.
L'Argentine est le premier producteur mondial de soja, majoritairement transgénique, et acheté à des firmes des États-Unis, contrairement à son homologue vénézuelien qui a décidé d'interdire toute plantation transgénique et de redistribuer les terres non cultivées aux paysans sans terre, pour réduire la dépendance alimentaire et la dette extérieure.
Voir aussi
Liens externes
La situation actuelle à travers quelques textes:
- Ce qui se joue en Argentine ...(rappel des faits depuis le début de la crise en décembre 2001)
- Argentine: L'expérience des usines occupées & le contrôle ouvrier (juin 2002)
- Usines occupées et gestion ouvrière en Argentine: Occuper, résister, produire (septembre 2002)
- situation générale en Argentine (septembre 2002)
- Marche anti-répressive géante à Buenos Aires (26 novembre 2002)
- Les Argentins qui ne descendirent pas des bateaux - 510 ans dans le « corralito »
- Le ferment argentin : des privatisations sauvages à la reconquète du commun
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