Histoire de l'Angleterre
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L'Angleterre est la plus étendue et la plus peuplée des quatre nations qui composent le Royaume-Uni. L'Angleterre correspond approximativement au territoire conquis par les anglo-saxons au Ve siècle, avant d'être unifié au Xe siècle et de former le royaume d'Angleterre, qui devient le Royaume-Uni par l'Acte d'Union de 1707 avec le royaume d'Écosse.
Sommaire |
La Préhistoire
Peuplée dès le IIIe millénaire av. J.-C., la Bretagne, qui allait devenir l'Angleterre, voit s'épanouir la civilisation mégalithique dont témoigne Stonehenge. Les Celtes s'y installent au Ier millénaire av. J.-C. : ils sont appelés Bretons, et leur île, connue pour ses exportations d'étain, porte à cette époque le nom de Bretagne.
La Bretagne romaine
Voir le détail de cette période dans l'article Bretagne (province romaine)
Les Romains conquièrent une grande partie de la Bretagne (approximativement le territoire de l'Angleterre et du Pays de Galles) en 43, à l'époque de l'empereur Claude. . Mais finalement les Romains, submergés par les grandes invasions abandonnent l'île en 410.
Les Anglo-Saxons
La conquête anglo-saxonne
À partir du milieu du Ve siècle, les envahisseurs germaniques anglo-saxons repoussèrent progressivement les Bretons du sud et de l'est vers l'ouest de l'île de Bretagne tandis que les Irlandais effectuaient des raids sur la côte ouest de la Bretagne (c'est d'ailleurs à cette occasion que saint Patrick, qui était breton, fut capturé par les irlandais). Les Irlandais finirent par fonder de véritables principautés sur les côtes galloises et écossaises. Si les premières furent finalement écrasées, les secondes donnèrent naissance à l'Écosse par la fusion du Dal Riada avec les royaumes britonniques du nord. Durant cette période sur laquelle les sources fiables font défaut (ce sont les « âges sombres » ou Dark Ages de l'historiographie anglaise), des populations bretonnes peu romanisées établirent de nombreux royaumes bretons dans l'île de Bretagne, notamment dans le pays de Galles et d'autres migrèrent en Irlande. De même, là se trouve probablement la cause première d'une émigration en masse de Bretons vers la péninsule armoricaine, celle-ci prenant alors le nom de « Petite Bretagne ».
Cependant malgré les défaites une partie du peuple breton, invaincu par les Angles, réussi à se maintenir jusqu'à nos jours en Grande-Bretagne, dans la Principauté du Pays de Galles et en Cornouailles. Jusque récemment on a largement cru que les Anglo-Saxons avaient supplanté les populations bretonnes, ou que les régions de la Bretagne occupées par les Anglo-Saxons étaient inhabitées ou bien que les Bretons avaient pris la fuite devant leur avance. Des études génétiques récentes sont en désaccord avec toutes ces hypothèses, suggérant que les Anglo-Saxons ont établi leur domination politique et culturelle sur les Bretons et ont contracté des mariages mixtes avec eux. En effet, ces études génétiques prouvent que les Anglais n'ont pas éliminé les premiers habitants bretons et que beaucoup de tribus sont restées dans ce qui allait devenir l'Angleterre (C. Capelli et al., Un recensement de chromosome de Y des îles britanniques, Biologie Courante 13, 979â€"984, (2003)). Les résultats de Capelli renforcent la recherche de Steven Bassett de l'Université de Birmingham ; son travail pendant les années 1990 suggère qu'une grande partie des Midlands occidentaux ont été seulement très légèrement colonisé par les Angles et les Saxons. Les résultats de ces recherches coïncident avec celles du Pr Evans, et prouvent que la majeure partie des Bretons sont restés dans la Bretagne qui allait devenir l’Angleterre et qu’ils se sont donc anglicisés et mélangés aux Anglo-Saxons (surtout les filles et les femmes, capturées en grand nombre semble-t-il, d'après le Pr Evans) ; ils ont ainsi contribué à donner sa physionomie originale au peuple anglais, mélange de racines celtiques et germaniques.
D'autres, notamment les Cornouaillais et les Combriens, restent plus fortement apparentés aux Bretons (certains Cornouaillais revendiquent pour ne pas être Anglais mais Cornouaillais). Un nouveau groupe d'Anglais a été influencé par la culture scandinave, en particulier dans le nord de l'Angleterre (York était autrefois sous la juridiction danoise de Jorvik). Ces groupes ont eu un impact apparent sur l'anglais, par exemple la signification moderne du mot rêve est d'origine scandinave. En plus les noms de lieux qui incluent le thwaite et la ville sont scandinaves d'origine. Le leg principal laissé à l' Angletterre par la langue bretonne se situe surtout dans les toponymes. Plusieurs des noms de lieux en Angleterre et à un moindre degré en Écosse sont dérivés des noms de lieux bretons d'origine, comme le mot "London" évolution du breton Lundun, et autres Dumbarton, York, Dorchester, Douvres et Colchester. On pense que plusieurs des éléments des noms de lieux anglais sont en tout ou en partie ou d'origine bretonne : on trouve les racines celtiques "bre", "bal" pour les collines, "carr" pour un endroit rocheux élevé, "comb" pour qualifier une petite vallée profonde.
L'Angleterre — anglais England — est la « terre des Angles ». Initialement elle fut morcellée entre les sept royaumes de l'Heptarchie : Est-Anglie, Essex, Kent, Mercie, Northumbrie, Sussex, Wessex, etc. La réunification fut le fait d'Édouard l'Ancien, roi de Wessex, assisté de sa sœur Æthelflæd, reine de Mercie dans les années 902-920 : l'Est-Anglie est conquise en 917, le royaume d'York en 918 mais reperdue en 919, la Northumbrie en 918. Et en 919 la Mercie est annexée au Wessex.
La christianisation
Les royaumes anglo-saxons sont évangélisés au VIIe siècle à la suite de la mission de Augustin de Canterbury, envoyé par le pape, qui convertit le Kent (597) et fonde l'évêché de Canterbury, et par les moines irlandais et écossais.
L'unification et la lutte contre les Vikings
À partir de 793 (raid contre le monastère de Lindisfarne), les Vikings pillent les côtes anglaises. Au même moment, les royaumes anglo-saxons sont unifiés par Egbert de Wessex vers 823-829. Mais les Danois s'installent dans tout le nord-est de l'Angleterre (prise d'York, 866), de Londres à l'estuaire de la Mersey (Danelaw). Le roi Alfred le Grand (871-899) parvient à les arrêter (bataille d'Edington, 878, prise de Londres, 885), mais doit leur reconnaître la domination du Danelaw. La reconquête est achevée (917-927) par son fils Édouard l'Ancien et par son petit-fils Athelstan, qui remporte ensuite en 937 une importante victoire (bataille de Brunanburh) contre les écossais et les Danois de Dublin. Leurs successeurs doivent encore repousser des attaques, avant que l'Angleterre ne retrouve la paix sous le règne d'Edgar le Pacifique (959-975).
La domination danoise
Les Vikings reprennent leurs raids à partir de 991, et le roi Ethelred II doit leur payer tribut, ce qui conduit à l'établissement du premier impôt généralisé (Danegeld). Mais le massacre qu'il ordonne des Danois vivant en Angleterre (13 novembre 1002) conduit le roi du Danemark (par ailleurs roi de Norvège) à la conquête de l'Angleterre en 1013, puis à nouveau en 1016. Cette domination danoise et cette intégration de l'Angleterre au sein d'un empire maritime nordique dure jusqu'en 1042 date à laquelle la dynastie saxonne revient au pouvoir sous Édouard le Confesseur.
L'Angleterre médiévale
La conquête normande
En 1066, après la mort d'Édouard le Confesseur, son beau-frère Harold prend le pouvoir, mais le duc de Normandie Guillaume, cousin germain d'Edouard, revendique le trône d'Angleterre, franchit la Manche et bat Harold à Hastings (14 octobre). La conquête normande par les Normands, racontée par la Tapisserie de Bayeux, est un évènement fondamental dans l'histoire anglaise : Guillaume remplace en grande partie la noblesse anglo-saxonne par la noblesse normande et réorganise l'Angleterre suivant le modèle féodal centralisé normand. Les domaines dont sont dotés les barons normands sont dispersés, et situés des deux côtés de la Manche, ce qui assure leur obéissance. Guillaume couvre l'Angleterre de château-forts (dont la célèbre Tour de Londres). Il réforme la loi (Common law) civile anglo-saxonne en y introduisant des éléments de la loi normande. Enfin il fait établir un cadastre (Domesday Book), monumental recensement de toutes les propriétés (1086). L'Angleterre se trouve ainsi dominée pendant trois siècles par une petite minorité aristocratique normande, parlant sa langue (ce qui explique le nombre élevé de mots d'origine française dans la langue anglaise).
La puissance d'Henri Plantagenêt
Après les règnes des fils de Guillaume, Guillaume le Roux (1087-1100) et Henri Beauclerc (1100-1135), puis du neveu de ce dernier Étienne de Blois (1135-1154), tous marqués par des luttes familiales pour la succession, Henri Plantagenêt, comte d'Anjou et petit-fils d'Henri Ier devient roi en 1154. Comme il a épousé en 1152 Aliénor d'Aquitaine(qui avait divorcé du roi de France Louis VII et dont elle avait eu deux filles), duchesse d'Aquitaine, Henri II se trouve à la tête d'un territoire immense, que les historiens appellent parfois « Empire Plantagenêt » (ou empire angevin). Il est le plus important des vassaux du roi de France, et il est plus puissant que ce dernier, dont le domaine royal est beaucoup plus petit que le domaine français des Plantagenêts. Henri II exerce un pouvoir fort. Il généralise la perception de l'écuage (redevance remplaçant le service militaire) sur les barons. En 1164, les constitutions de Clarendon rétablissent le jugement par jury et visent à contrôler l'Église d'Angleterre en réduisant le rôle des tribunaux ecclésiastiques. Le chancelier Thomas Becket, archevêque de Canterbury, s'y oppose. Après son assassinat en 1170, Henri II doit faire pénitence publique sur sa tombe (1174). La fin du règne d'Henri II est assombrie par les révoltes de ses fils contre lui.
Les révoltes des barons
Richard Ier Cœur de Lion (1189-1199) participe à la Troisième croisade. Son frère Jean sans Terre qui lui succède perd toutes ses possessions françaises (sauf la Guyenne), confisquées et conquises par le roi de France Philippe Auguste. En conflit avec le pape Innocent III qui jette l'interdit sur l'Angleterre (1208), il doit se soumettre (1213). Les barons se soulèvent, et Jean est obligé d'accepter la Grande Charte (15 juin 1215) qui limite son pouvoir : les taxes nouvelles devront être acceptées par un conseil des barons, préfiguration du Parlement.
Son fils Henri III doit également faire face aux barons conduits par Simon de Montfort et accepter les Provisions d'Oxford (10 juin 1258) : le roi est contrôlé par un conseil de quinze barons, et un parlement doit se réunir trois fois par an. Henri III est délié de ce serment par le pape (1261), mais il est vaincu par les barons révoltés à Lewes (1264). Il perd tout pouvoir et Simon de Montfort convoque un parlement composé non seulement des grands nobles et ecclésiastiques, mais aussi de deux chevaliers par comté, et pour la première fois de deux bourgeois par ville. Cependant quelques mois plus tard Simon de Monfort est tué à la bataille d'Evesham (1265) par les partisans du roi conduits par son fils Édouard.
L'expansion anglaise
Devenu roi (1272-1307), Édouard Ier restaure l'autorité royale, bien qu'il convoque en 1295 le Model Parliament. Il fait la conquête du Pays de Galles qui est annexé en 1284. L'Écosse le reconnaît comme suzerain en 1291, mais il doit mener plusieurs campagnes contre les écossais révoltés contre la domination anglaise, et son fils Édouard II, perd finalement l'Écosse après la bataille de Bannockburn (1314).
Son fils Édouard III revendique la couronne de France après la mort des trois fils de Philippe le Bel sans héritier mâle et se lance en 1337 dans la guerre (Guerre de Cent Ans). Après les succès anglais de Crécy (1346) et de Poitiers (1356), Édouard III obtient par le Traité de Brétigny (1360) tout le sud-ouest de la France et Calais. Mais le coût financier de la guerre l'oblige à reconnaître plus de pouvoir au Parlement, qui est divisé sous son règne en deux chambres, l'Angleterre est touchée en 1348 par la Peste noire qui ravage toute l'Europe, et la guerre reprend en France à partir de 1369, où Bertrand du Guesclin parvient à reconquérir petit à petit presque toutes les possessions anglaises. C'est enfin à cette époque que la langue anglaise s'impose aux dépens du français dans l'aristocratie.
Le petit-fils d'Édouard III, Richard II (1377-1399) doit faire face à la révolte des paysans (1381) et aux grands nobles qui veulent encadrer son pouvoir. Il est finalement renversé par son cousin germain Henri IV de Lancastre en 1399, qui doit à son tour mater plusieurs rébellions, de la noblesse et des gallois. Il persécute également, avec l'appui de l'Église, les Lollards (réformateurs chrétiens disciples de John Wyclif).
Son fils Henri V (1413-1422) reprend la guerre contre la France, affaiblie par la folie de son roi et déchirée par le conflit entre Armagnacs et Bourguignons : après la victoire anglaise d'Azincourt (1415), il est reconnu au Traité de Troyes (1420) par le roi de France Charles VI, dont il épouse la fille, comme régent et héritier de la couronne de France (au détriment du Dauphin, futur Charles VII). Henri V, allié aux Bourguignons, et qui contrôle la moitié de la France, entre triomphalement dans Paris et le traité de Troyes, enregistré par l'Université, est confirmé par des États généraux de langue d'oïl.
La Guerre des Deux-Roses
À la mort d'Henri V en 1422, son tout jeune fils Henri VI devient donc non seulement roi d'Angleterre (ses oncles en assument la régence), mais aussi roi de France, reconnu par une partie de ce pays (et couronné à Paris en 1431). Mais après la chevauchée de Jeanne d'Arc (1429), les Français reprennent le dessus et le roi de France Charles VII finit par conquérir petit à petit toutes les possessions anglaises sur le continent, sauf Calais, et la Guerre de Cent Ans se termine en 1453.
La faiblesse et la folie d'Henri VI pousse une autre branche descendant d'Édouard III, la Maison d'York à contester la légitimité de la Maison de Lancastre. La guerre civile qui les oppose et qui ravage l'Angleterre pendant trente ans est appelée Guerre des Deux-Roses (1455-1485). Elle connaît de multiples rebondissements. En 1461, Édouard d'York se proclame roi à la place d'Henri VI qui est restauré en 1470 pour quelques mois, mais Édouard IV reprend le pouvoir en 1471. À sa mort en 1483, son frère Richard III s'empare du pouvoir, mais il est vaincu et tué à la bataille de Bosworth (1485) par Henri Tudor.
L'Angleterre moderne
Les Révolutions anglaises
L'acte d'Union
on en sait rien
L'Angleterre après 1707
L'Angleterre faisant partie du Royaume-Uni à partir de 1707, voir Histoire du Royaume-Uni pour son histoire politique et militaire. Cette partie est destinée à l'histoire d'une région du Royaume-Uni, l'Angleterre.



