Hiérarchie numérique plésiochrone
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| Modèle OSI | Pile de protocoles |
|---|---|
| 7) Application | DNS, SNMP, SMTP, POP3, IMAP, IRC, VoIP, SIMPLE, ... |
| 6) Présentation | Videotex, Unicode, MIME, HTML, XML, MPEG, TDI, ASN.1, XDR, UUCP, NCP, AFP, WebDAV, SSP, ... |
| 5) Session | Gopher, Telnet, SSH, FTP, HTTP, HTTPS, NNTP, RTSP, H323, SIP, NFS, NetBIOS, CIFS, AppleTalk, ... |
| NetBT, SMB, SSL, TLS, ... | |
| 4) Transport | TCP, UDP, SCTP, RTP, SPX, TCAP, DCCP, ... |
| 3) Réseau | NetBEUI, IPv4, IPv6, ARP, IPX, BGP, ICMP, OSPF, RIP, IGMP, IS-IS, CLNP, ... |
| 2) Liaison | LLC, PPP, PPPoA, PPPoE, PPPoX, PPTP, L2F, L2TP, MPLS, SNA, ... |
| Ethernet, Token Ring, LocalTalk, FDDI, X.21, X.25, Frame Relay, BitNet, CAN, ATM, Wi-Fi, ... | |
| MAC, HDLC, SDLC, ... | |
| 1) Physique ISO 10022 CCITT X.211 | CSMA/CD, CSMA/CA, ... |
| Codage NRZ, Codage Manchester, Codage Miller, RS-232, RS-449, V.21-V.23, V.42-V.90, Câble coaxial, 10Base2, 10BASE5, Paire torsadée, 10BASE-T, 100BASE-TX, ISDN, PDH, SDH, T-carrier, EIA-422, EIA-485, SONET, ADSL, SDSL, VDSL, DSSS, FHSS, IrDA, USB, IEEE 1394, Wireless USB... |
La hiérarchie numérique plésiochrone ou PDH (en anglais Plesiochronous Digital Hierarchy) est une technologie utilisée dans les réseaux de télécommunications afin de transporter d'importantes quantités de données par fibre optique ou ondes radio par exemple. Le terme « plésiochrone » vient du grec plesio (proche) et chronos (temps) et reflète le fait que les réseaux PDH où différentes parties soient presque parfaitement synchronisés.
Les versions européennes et étasuniennes du système différent légèrement mais reposent sur le même principe, nous décrirons ici le système européen.
Le transfert de donnée est basé sur un flux à 2 048 kbit/s. Pour la transmission de la voix, ce flux est séparé en 30 canaux de 64 kbit/s et 2 canaux de 64 kbit/s utilisés pour la signalisation et la synchronisation. On peut également utiliser l'intégralité du flux pour de la transmission de donnée dont le protocole s'occupera du contrôle.
Le débit exact des données dans le flux de 2 Mbit/s est contrôlé par une horloge dans l'équipement générant les données. Le débit exact varie légèrement autour de 2 048 kbit/s (± 50 ppm).
Afin d'amener plusieurs flux de 2 Mbit/s d'un point à un autre, ils sont combinés par multiplexage en groupes de quatre. Cette opération consiste à prendre 1 bit du flux #1 suivi d'un bit du #2, puis le #3 et enfin le #4. L'équipement émetteur ajoute également des informations permettant de décoder le flux multiplexé.
Chaque flux de 2 Mbit/s n'étant pas nécessairement au même débit, des compensations doivent être faites. L'émetteur combine les quatre flux en assumant qu'ils utilisent le débit maximum autorisé. Occasionnellement le multiplexeur essaiera donc d'obtenir un bit qui n'est pas encore arrivé ! Dans ce cas, il signale au récepteur qu'un bit est manquant ce qui permet la reconstruction des flux à la réception.
La combinaison du multiplexage décrit permet un débit de 8 Mbit/s. Des techniques similaires permettent d'agréger quatre de ces flux pour former des conduits de 34 Mbit/s puis 140 Mbit/s et enfin 565 Mbit/s.
Ces débits sont nommés Ei avec :
- E1 correspondant à 2 048 kbit/s
- E2 correspondant à 8 Mbit/s
- E3 correspondant à 34 Mbit/s
- E4 correspondant à 140 Mbit/s (le plus haut débit normalisé)
- 560 Mbit/s n'ayant jamais été normalisé, bien que mis en œuvre sur TAT-9, TAT-10, liaisons sousmarines transatlantiques 1992)
L'utilisation du PDH se limite le plus souvent à 34 Mbit/s après quoi on lui préfère le SDH.



