Hérédité

Un article de Freepedia.

Le mot hérédité vient de hereditare, en bas latin, qui signifie hériter.

L'hérédité est la transmission de traits des ancêtres à leurs descendants, quel que soit le mode de cette transmission.

Bien avant d'être reprise dans un cadre biologique, la transmission héréditaire a décrit un fait juridique : un fief, un titre, un office pouvaient être héréditaires. Il faut donc être très prudent dans l'usage de ce terme. Il est juste de dire que le métier est héréditaire dans une société où l'on est forgeron de père en fils. Cela ne signifie bien sûr pas que les descendants soient génétiquement des forgerons.

Mendel et la génétique

La discipline qui étudie l'hérédité biologique est la génétique. C'est une discipline récente, qui s'est constituée au fur et à mesure des découvertes conceptuelles. Au XIXe siècle, Mendel formule et démontre des règles de transmisson des caractères, les lois de Mendel, qui sont à la base de la génétique formelle. Parallèlement, les premières expériences de biologie cellulaire montrent l'importance des chromosomes dans cette transmission des caractères. Il fallut attendre en 1943 la démontration par Avery que l'ADN était bien le support de l'information génétique, et le découverte de sa structure en double hélice par Watson et Crick en 1953, pour commencer à comprendre les fondements moléculaires des lois de Mendel.

Transmission des caractères

L'hérédité mendélienne régit la plupart des caractères. Chez les organismes diploïdes comme les humains, chaque individu possède deux copies de chaque gène, une copie venant de la mère et l'autre du père (exception : les gènes des chromosomes sexuels). Si ces deux versions sont identiques, l'individu est dit homozygote pour le gène considéré. Dans le cas contraire, il possède deux versions différentes (deux allèles différents), et il est dit hétérozygote pour ce gène.

Par exemple, un enfant possédant deux fois l'allèle « A » pour le gène du groupe sanguin sera de groupe A, alors qu'un enfant hétérozygote avec un allèle « A » et un allèle « B » sera de groupe AB. Ces deux allèles s'expriment également : on parle de codominance. Mais tous les allèles ne sont pas codominants : l'allèle O (zéro, c'est-à-dire pas de marqueur)ne l'est pas. Un homozygote « O/O » est de groupe O, mais un hétérozygote « A/O » est de groupe A, « B/O » de groupe B. On dit que l'allèle O est récessif, et les allèles A et B dominants par rapport à O.

Toutefois, il existe des caractères qui ne suivent pas les lois de la génétique mendélienne. Il s'agit de l'hérédité extra-nucléaire, qui correspond à la transmission des caractères liés à l'ADN présent non dans le noyau mais dans des organites à double membranes comme les mitochondries (organites de la respiration cellulaire) et les chloroplastes (organites de la photosynthèse chlorophyllienne). En général ces organites sont apportés par l'ovule. Par exemple, spermatozoïde humain laisse ses mitochondries hors de l'ovule lors de la fécondation. Les caractères sont donc issus des mitochondries maternelles : on parle de transmission matrilinéaire, et non mendélienne.



Views
Outils personels
Boîte à outils
Autres langues
Autres Liens