Guatemala

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Cet article concerne le pays. Pour la capitale, voir Guatemala Ciudad



República de Guatemala
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(Détails) (Détails)
Devise nationale : aucune
Image:LocationGuatemala.png
Langues officielles Espagnol
Capitale Guatemala
14° 37' N, 90° 31' O
Plus grande ville Guatemala
Gouvernement
 - Président
République
Óscar Berger Perdomo
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 104e
108 890 km²
0,4 %
Population
 - Totale (2002)
 - Densité
Classé 62e
12 974 361 hab.
119 hab./km²
Indépendance
 - Date
De l'Espagne
15 septembre 1821
Gentilé Guatémaltèque
Monnaie Quetzal 1 (GTQ)
Fuseau horaire UTC -6
Hymne national Guatemala Feliz
Domaine internet .gt
Indicatif
téléphonique
+ 502
1 le dollar US a également valeur légale

Le Guatemala est un pays d'Amérique centrale. Il est entouré par le Mexique, le Belize, la mer des Caraïbes, le Honduras, le Salvador et l'océan Pacifique. Il s'agit d'un pays d'Amérique latine car la langue officielle est l'espagnol.


Sommaire

Histoire

Article détaillé : Histoire du Guatemala

La civilisation maya est apparue environ 1 000 ans avant notre ère. Elle s'est développée dans presque tout le Guatemala actuel. Pedro Alvarado, un conquistador espagnol, détruisit et soumit brutalement les peuples maya d'Amérique centrale entre 1523-1527.

Le Guatemala s'émancipa de l'autorité espagnole en 1821, faisant alors partie du Mexique. Très vite, il se sépara du Mexique pour former avec d'autres régions les Provinces unies d'Amérique centrale. Une guerre éclata en 1838 et s'acheva en 1840, à travers laquelle le Guatemala acquit son territoire actuel.

Durant près d'un siècle, nombre de dictateurs se succèdent et assurent l'intégrité incontestée du monopole états-unien sur le pays, via la United Fruit Company. En 1945, Juan José Arévalo, le président nouvellement élu, instaure une nouvelle ère d'investissements sociaux, ainsi que d'un code de travail et du droit de grève. Jacobo Arbenz, son successeur, fait adopter le Décret 900, ou la loi de la réforme agraire. Celle-ci, qui oblige entre autres la United Fruit Company à céder une partie importante de ses terres en friche (donc inutilisées), a un effet foudroyant aux États-Unis. La Central Intelligence Agency (CIA), poussée par le lobbyisme de la United Fruit Company et par le gouvernement des États-Unis, déclare l'état guatémaltèque ennemi communiste. Le futur dictateur, Carlos Castillo Armas fomente un coup d'état de concert avec la CIA et fait tomber le gouvernement Arbenz.

Durant les années suivantes, la résistance paysanne tentera tant bien que mal de s'organiser. Dans les années 1960, un mouvement de guérilla parviendra à s'organiser, regroupant idéologues de gauche, plusieurs officiers rebelles ainsi que de nombreux paysans.

Le coup d'état du Général Efraín Ríos Montt annonce le moment le plus sombre de l'histoire guatémaltèque. Ce dernier met en place, peu de temps après son entrée au pouvoir, les Patrouilles d'autodéfense civiles (PAC), miliciens recrutés de force par l'armée et ayant comme objectif d'éradiquer la guérilla. Le général met en action sa politique de la "terre brûlée": ainsi, 440 villages seront complètement rasés, près de 200 000 mayas seront massacrés ou encore jetés par hélicoptère dans l'océan pacifique. 40 000 réfugiés fuient vers le Mexique. La guérilla réagit en mettant en fondant un mouvement armé, l'UNRG (Union nationale révolutionnaire guatémaltèque). Le conflit prend alors des allures de guerre civile.

En 1986, les pressions paysannes ont raison des régimes dictatoriaux: l'élection du président Vinicio Cerezo remet le pouvoir aux mains des citoyens. Son sucesseur, Jorge Serrano, fomente un nouveau coup d'état mais est finalement destitué peu de temps après. L'état passe alors sous mandat de l'ONU, en 1994.

Le 29 décembre 1996, un accord historique est signé avec la guérilla et le conflit prend fin. Alvaro Arzu devint président en 1996. Des élections démocratiques sont organisées en 1999. Le mandat présidentiel d'Alfonso Antonio Portillo Cabreras débuta le 14 janvier 2000. Óscar Rafael Berger Perdomo, l'actuel président accède au pouvoir dès 2003, à la tête d'un parti pro-états-unien.

Politique

Article détaillé : Politique du Guatemala

Le Guatemala est une République parlementaire. Les élections législatives et présidentielle ont lieu tous les 4 ans en même temps. Le président est à la fois le chef de l'État et le chef du gouvernement. Le président et les ministres qu'il nomme sont à la tête du pouvoir exécutif. Le législatif n'est composé que d'une seule chambre comptant 113 députés.

Subdivisions

Article détaillé : Départements du Guatemala

Image:DepartmentsofGuatemala.png

Le Guatemala est divisé en 22 départements :

  1. El Petén
  2. Huehuetenango
  3. El Quiché
  4. Alta Verapaz
  5. Izabal
  6. San Marcos
  7. Quezaltenango
  8. Totonicapán
  9. Baja Verapaz
  10. El Progeso
  11. Zacapa
  12. Sololá
  13. Chimaltenango
  14. Sacatepéquez
  15. Guatemala
  16. Jalapa
  17. Chiquimula
  18. Retalhuleu
  19. Suchitepequez
  20. Escuintla
  21. Santa Rosa
  22. Jutiapa

Géographie

Article détaillé : Géographie du Guatemala

Le Guatemala est un pays montagneux, sauf le long de côtes où l'on trouve des plaines. Le climat est tropical, quoique plus tempéré en altitude. La plupart des grandes villes sont situés dans le sud du pays. Parmi les grandes villes citons la ville de Guatemala, Antigua, Quetzaltenango et Escuintla. Le grand lac Izabal est situé près de la côte donnant sur la mer des Caraïbes.

  • Données géographiques :
    • Superficie : 108 890 km²
    • Densité : 119 hab./km²
    • Littoral : 400 km
    • Altitude minimale : 0 m (océans Atlantique et Pacifique)
    • Altitude maximale : 4 211 m (volcan Tajumulco)

Frontières terrestres

Le Guatemala possède 1 687 km de frontières (classé 95e), dont :

Villes principales

Démographie

Article détaillé : Démographie du Guatemala

  • Population : 12,974,361 habitants (en 2001)
    • 0-14 ans : 42,11 %
    • 15-64 ans : 54,24 %
    • 65 ans et + : 3,64 %
  • Espérance de vie :
    • Hommes : 64 ans (en 2001)
    • Femmes : 69 ans (en 2001)
  • Taux de croissance : 2,6 % (en 2001)
  • Taux de natalité : 34,61 ‰ (en 2001)
  • Taux de mortalité : 6,79 ‰ (en 2001)
  • Taux de mortalité infantile : 45,79 ‰ (en 2001)
  • Taux de fécondité : 4,6 enfants/femme (en 2001)
  • Taux de migration : - 1,84 ‰ (en 2001)

Plus de la moitié (de 50 à 65%) des habitants sont d'ascendance maya. On appelle en espagnol ladinos les autochtones et les métis (de sang européen et autochtone) occidentalisés. La majorité des guatémaltèques vivent dans des zones rurales, même si l'urbanisation s'intensifie depuis plusieurs années.

La principale religion est le catholicisme, mais de nombreux éléments des traditions locales y ont été introduits pour former ce que l'on appelle maintenant un syncrétisme maya. Environ 40% des guatémaltèques sont protestants et près de 1% pratiquent toujours la religion ancestrale maya.

Langues

Voir aussi Langues mayas

L'espagnol est la seule langue officielle; ce ne sont cependant pas tous les amérindiens qui la comprennent. Depuis les accords de paix de décembre 1996, la Constitution est disponible dans les quatre langues les plus parlées après l'espagnol, soit le quiché, le mam, le cakchiquel et le kekchi. De plus, des documents officiels sont traduits dans certaines des 23 langues autochtones:

Langues disparues

Économie

Article détaillé : Économie du Guatemala

L'agriculture représente un quart du PIB, deux-tiers des exportations. Ce secteur occupe aussi la moitié de la population active. Le café, le sucre et les bananes sont les principales exportations du pays. Les biens manufacturés et la construction représente 20% du PIB. La fin de la guerre civile fit disparaître le plus grand obstacle aux investissements étrangers. Le président Alvaro Arzu mena une politique de modernisation de l'économie et de libéralisation.

L'ouragan Mitch, qui frappa le pays en 1998, causa des dégâts, toutefois moins graves que dans les pays voisins.

Culture

Article détaillé : Culture du Guatemala

La culture maya est toujours très présente au Guatemala, tout comme l'influence de la culture des colons espagnols. Ainsi, de nombreuses femmes portent toujours l'habit traditionnel, la corte. Plusieurs ruines mayas sont toujours visibles dans le pays à travers divers sites archéologiques, dont le temple du grand jaguar dans la célèbre cité de Tikal. L'architecture de nombreux bâtiments fut fortement influencée par les espagnols, notamment dans les villes coloniales telles Antigua. La cuisine guatémaltèque, principalement à base de maïs, est très diversifiée, comprenant des mets tels les frijoles ou les tamales.

Fêtes et jours fériés
Date Nom Remarques

Statistiques

  • Lignes de téléphone : 665 000 (en 2000)
  • Téléphones portables : 663 000 (en 2000)
  • Postes de radio : 835 000 (en 1997)
  • Postes de télévision : 1,3 millions (en 1997)
  • Utilisateurs d'Internet : 65 000 (en 2000)
  • Nombre de fournisseurs d'accès Internet : 5 (en 2000)
  • Routes : 13 856 km (dont 4 370 km goudronnés) (en 1998)
  • Voies ferrées : 884 km
  • Voies navigables : 990 km
  • Nombre d'aéroports : 477 (dont 11 avec des pistes goudronnées) (en 2000)

Voir aussi

Liens externes



Pays d'Amérique

Amérique du Nord : Canada · États-Unis d'Amérique · Mexique

Amérique centrale : Belize · Costa Rica · Guatemala · Honduras · Panama · Nicaragua · Salvador

Antilles : Antigua-et-Barbuda · Bahamas · Barbade · Cuba · République dominicaine · Dominique · Grenade · Haïti · Jamaïque · Saint-Christophe-et-Niévès · Saint-Vincent-et-les Grenadines · Sainte-Lucie · Trinité-et-Tobago

Amérique du Sud : Argentine · Bolivie · Brésil · Chili · Colombie · Équateur · Guyana · Paraguay · Pérou · Suriname · Uruguay · Venezuela

Autres entités politiques : Antilles néerlandaises · Bermudes · Îles Caïmans · Guadeloupe · Guyane française · Groenland · Martinique · Montserrat · Porto Rico · Îles Turques et Caïques · Îles Vierges américaines et britanniques



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