George W. Bush

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George W. Bush
Image:GeorgeWBush.jpg
N° d’ordre43e président des États-Unis d'Amérique
Mandat20 janvier 2001
Date et lieu
de naissance
6 juillet 1946

à New Haven,
Connecticut

Date et lieu
de décès

à

ProfessionHomme d'affaires
Parti politiqueRépublicain
Vice-présidentDick Cheney
Processus électoral</br>Résultats des élections</br>Liste des Vice-présidents</br>Liste des candidats


George Walker Bush (né le 6 juillet 1946), fils de George Herbert Walker Bush et de sa femme, née Barbara Pierce, est depuis 2001 le 43e président des États-Unis.

Membre du Parti républicain, élu deux fois gouverneur de l’État du Texas entre 1994 et 1998 puis entre 1998 et 2000, date à laquelle il abandonne son poste de gouverneur suite à sa victoire aux élections présidentielles.

Il est élu président pour un second mandat le 2 novembre 2004.

Il est domicilié à Crawford, où il possède un ranch dans lequel il passe ses vacances. Il est marié à Laura Bush depuis 1977 et est père de deux filles jumelles, Barbara et Jenna, nées en 1981.

Sommaire

George W. Bush : sa famille, ses études, sa carrière

Aîné d'une famille de six enfants, George W. Bush naît la première année du Baby boom à New Haven, dans l'État du Connecticut. Il a deux sœurs, dont une décédée à l'âge de trois ans à la suite d'une opération pour traiter sa leucémie ayant mal tourné et trois frères, dont John Ellis Bush (« Jeb ») qui naît sept ans après lui.

La famille Bush emménage en 1959 à Houston où le père a déménagé sa prospère compagnie pétrolière. George W. Bush est envoyé au pensionnat pour garçons de la Phillips Academy à Andover, au Massachusetts, considéré à l'époque comme la « plus dure école privée d'Amérique » par le Time Magazine.

Il est admis à Yale où il obtiendra un Bachelor of Arts in History (licence d'histoire). Il joint une confrérie secrète devenue célèbre par la suite : les Skull and Bones, comme son père George H. W. Bush (1948), son grand-père Prescott Bush (1917) et John Kerry, son rival à l'élection présidentielle de 2004.

Image:GW-Bush-in-uniform.jpg Il fait son service militaire en s'engageant dans la Garde Nationale en 1968 où il devient pilote d'un F-102, raison pour laquelle il n'est pas engagé dans la Guerre du Viêt Nam. Pendant son incorporation, il profite de ses congés pour participer à des campagnes électorales.

Il est admis à la prestigieuse business school de l'Université de Harvard lorsque son service militaire se termine, après avoir été refusé à la faculté de droit de l'Université du Texas ; il obtient son MBA en 1975.

En 1978, il se présente à la chambre des Représentants mais perd contre Kent Hance, son adversaire démocrate et élu local du Texas.

Il commence alors sa carrière dans l'industrie du pétrole avec la création de Arbusto Energy (arbusto signifie bush en espagnol), une entreprise de recherche de pétrole et de gaz. Cette entreprise doit faire face à la crise en 1979 et, après l'avoir renommée Bush Exploration, George W. Bush la revend en 1984 à Spectrum 7, un de ses concurrents texans dont il prend la tête. La crise suivante (1985-1987) provoque le même scénario qui place George W. Bush à la tête de Harken Energy. Certains accusent alors son père (président des États-Unis) d'avoir fait pression pour que certains éléments troublants lors de cette vente ne soient pas à l'origine d'une enquête approfondie. D'autres répondent que l'arrivée de Bill Clinton n'a rien changé à l'affaire, prouvant l'indépendance des enquêtes.

Après avoir travaillé sur la campagne victorieuse de son père, en 1988, il rassemble de proches amis et achète les Texas Rangers, une équipe de Base-ball, en 1989. On l'accuse par la suite d'avoir bénéficié de pressions politiques dans le cadre de cet achat.

Sa personnalité

George W. Bush a confessé devant les caméras une longue période de débauche, dont il est sorti vers la quarantaine. Il avait sombré dans l'alcoolisme. Sa famille et les amis de son père ont tout fait pour lui donner une apparence sociale acceptable en l'assistant étroitement et financièrement dans ses entreprises économiques. Il affirme en être sorti par sa rencontre avec Jésus Christ et l'aide de sa femme. Son père ne croyait pas à la possibilité de sa première élection.

George W. Bush est un « born-again christian », c’est-à-dire un chrétien qui est « né de nouveau », selon la parole de Jésus à Nicodème (évangile de Jean 3.3): «En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu».

Il affirme prier plusieurs fois par jour et fait constamment référence plus ou moins ouvertement à des passages de la Bible dans ses discours. Il a ainsi gagné ses campagnes électorales en courtisant les chrétiens évangéliques. Il a même conquis l'électorat catholique en 2004 en remportant plus de 50 % de ses suffrages contre un candidat pourtant issu de cette communauté.

Il a imprimé cette foi au cœur du travail gouvernemental. Les réunions du gouvernement à la Maison blanche commenceraient par une prière et la lecture d'un passage de la Bible.

Cette aspect fondamental de la personnalité de George W. Bush laisse entrevoir une dimension mystique qui imprègne l'action gouvernementale américaine et qui se reconnaît dans l'accomplissement d'une mission salvatrice inspirée par la foi, mais dont, curieusement, les événements de l'ancien testament semblent privilégiés sur ceux du nouveau testament. Des chrétiens, en particulier aux Etats-Unis, font valoir que les armes et la foi ne sont pas compatibles pour un « born-again christian ».

Des événements tels ceux du 11 septembre et de la catastrophe de la Nouvelle Orléans apparaissent dans cette perspective mystique comme des faits de nature divine. L'expression « combattre l'axe du mal », mot d'ordre de politique internationale contre le terrorisme après les événements du 11 septembre 2001, le souligne. Pourtant, pour un « born-again christian », la ligne de partage du bien et du mal passe au coeur de chaque personne.

Le gouverneur du Texas (1994-2000)

Image:Gouverneur Bush.jpg Bush revend l'équipe des Texas Rangers en 1994, lors de son élection au poste de Gouverneur du Texas. Pour atteindre ce poste, il bat la très populaire démocrate et gouverneur sortant, Ann Richards.

Il est alors le deuxième gouverneur républicain du Texas depuis 1877 et le premier gouverneur de cet État à remplir deux mandats complets de quatre ans car en 1998, il est réélu avec 69% des voix.

Sa politique est très remarquée, notamment en Europe pour l'utilisation prononcée de la peine de mort : il signe l'ordre d'exécution de la sentence judiciaire pour 152 prisonniers reconnus coupables de crimes et condamnés à mort. Il aura gracié un seul condamné lors de son mandat et aura refusé d'accorder des sursis à de nombreux autres malgré, dans certains cas, leurs demandes de pouvoir recourir aux tests ADN pour prouver leur éventuelle innocence.

Il manœuvre également habilement avec les élus démocrates, majoritaires au Congrès local, si bien que bon nombre d'entre eux se rallieront à lui lors de sa campagne présidentielle de 2000.

Scrutins présidentiels

L'élection de 2000

Image:GoreBush.jpg L'élection présidentielle de 2000 met face à face George W. Bush à Al Gore, vice-président des États-Unis et candidat du parti démocrate.

Après s'être imposé avec difficulté lors des primaires contre John McCain, le sénateur de l'Arizona, George W. Bush axe sa campagne sur les affaires intérieures du pays, et promet d’abaisser substantiellement le niveau d’engagement extérieur des États-Unis, conformément à la tradition isolationniste du parti républicain.

Durant cette campagne, Bush s'entoure d'experts politique comme Karl Rove (un ami de la famille et stratège confirmé en campagne électorale), Karen Hughes, une conseillère du Texas ou encore Dick Cheney, ancien secrétaire à la défense, qu'il choisit comme candidat à la vice-présidence.

Au soir des élections, Gore devance Bush de près de 550 000 voix au niveau national mais les deux candidats sont au coude à coude au niveau des États et des grands électeurs lesquels élisent le Président. Les résultats sont si serrés dans certains États, comme le Nouveau-Mexique et la Floride (dont le gouverneur n'est d'ailleurs autre que « Jeb » Bush), qu’il faut parfois mettre en place un second décompte. Des défauts et ambiguïtés dans certains formulaires de vote provoquent des disputes dans des bureaux de votes, en particulier en Floride où l'écart n'est que d'une centaine de voix, et où plusieurs milliers de bulletins sont déclarés invalides. Le résultat officiel final est de 50 459 211 voix pour Bush (47,9 %), 51 003 894 pour Gore (48,4 %), Ralph Nader (écologiste) en obtient 2 834 410 (2,7 %) et Patrick Buchanan (Reform Party) 446 743 (0,4 %). Il y encore eu des voix pour 12 autres candidats (en tout 0,6 %).

Au Nouveau-Mexique, après avoir été déclaré vainqueur avec dix mille voix d'avance, un nouveau recomptage voit l'avance d'Al Gore fondre à trois cent voix. En Floride, des irrégularités sont avancées comme la fermeture inexpliquée de certains bureaux de votes dans des quartiers pauvres ou la population s'exprime majoritairement en faveur du parti démocrate. Le décompte des voix est long car un recomptage méthodique est ordonné en particulier dans trois comtés litigieux mais à la fin de celui-ci George Bush est encore gagnant avec 1 500 voix environ d'avance.

Les avocats d'Al Gore obtiennent cependant de la cour suprême de Floride (dont six juges sur sept sont démocrates) un nouveau recomptage manuel dans trois comtés, ceux de Miami-Dade, Palm Beach et Broward. Ce faisant, la cour de Floride dépasse ses compétences judiciaires et réécrit le code électoral ce qui sera immédiatement contesté devant la Cour suprême des États-Unis par les avocats de George W. Bush, d'autant plus que les trois comtés litigieux sont majoritairement dominé par les démocrates et sont les plus aptes à apporter à Al Gore une réserve de voix suffisante pour le faire élire.

Après un premier avertissement à la Cour suprême de Floride sur le dépassement de ses prérogatives et son empiètement sur le domaine législatif, la Cour suprême des États-Unis (dont sept juges sur neuf ont été nommés par des présidents républicains) finit par annuler l'ultime recomptage manuel des voix en Floride, jugé illégal par cinq voix contre quatre alors que seul le comté de Miami-Dade n'a pas fini de procéder au recomptage manuel et qu'Al Gore est toujours devancé de plus d'une centaine de voix et c'est ainsi que George W. Bush est finalement désigné président des États-Unis d'Amérique par la cour suprême, de justesse grâce aux voix de Floride qui lui permettent d'obtenir les voix de 271 grands électeurs contre 266 à Al Gore.

Les journaux titrèrent dès le lendemain « President was selected by Supreme Court », avec un jeu de mot entre elected (élu) et selected (choisi).

À aucun moment Al Gore n'a réussi à devancer George Bush lors des recomptages de Floride et en mars 2001, un consortium de plusieurs journaux américains font effectuer à leurs frais un recomptage des bulletins dans les trois comtés clés mais aussi dans toute la Floride. Selon les différentes hypothèses envisagées, leurs conclusions furent que si la Cour n'avait pas interrompu le recomptage manuel, George Bush aurait quand même gagné l'élection ou l'aurait perdu de trois voix dans une seule hypothèse face à Al Gore.

Ce n'est pas la première fois dans l'histoire du pays qu'un président est investi avec moins de voix que son adversaire au plan national. Au XIXe siècle, Rutherford B. Hayes et Benjamin Harrison ont été aussi élus avec moins de voix que leur adversaire. John F. Kennedy a gagné contre Richard Nixon en 1960 avec 120 000 voix d'avance.

Le 29 octobre 2002, Bush signa un projet de loi du Congrès, intitulé le Help America Vote Act of 2002, afin de généraliser l’utilisation des machines pour enregistrer les votes.

La réélection de 2004

Image:Bush 43 10-19-04 Stpete.jpg Lors de l'élection présidentielle de 2004, George W. Bush est opposé au sénateur démocrate John Kerry. Tout d'abord à la traîne dans les sondages, il profite du manque de dynamisme de son adversaire pour prendre une avance importante, avec une argumentation fondée sur le manque de constance politique du sénateur. Ce dernier surprend cependant le public lors du premier débat télévisé, attaquant frontalement le président sur la « colossale erreur » de la guerre en Irak : la campagne est relancée. Lors des deux débats suivants, les candidats s'affrontent sans que l'un des deux prenne réellement l'avantage.

Le scrutin se présente une fois de plus comme étant très serré et c'est George W. Bush qui est réélu lors du vote du 2 novembre 2004 avec un score historique de plus de 62 millions d'électeurs contre 59 millions à John Kerry lequel admet sa défaite dès le lendemain du scrutin. Le camp républicain remporte également une victoire historique dans les élections pour le renouvellement du Sénat et de la Chambre des représentants.

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Le clivage entre les « États rouges » républicains et les « États bleus » démocrates est aussi tranché qu'en 2000 entre Bush et Gore.

Les villes du nord-est et du nord comme Boston, New York et Chicago, les villes de la côte ouest comme San Francisco, Los Angeles et Seattle, qui représentent les États ayant les plus fortes concentrations de population, s'ancrent dans le camp démocrate.

Cependant en terme de comtés, l'avantage est largement aux républicains. Les trois quarts des comtés américains ont voté pour Bush et seuls ceux de la Nouvelle Angleterre, d'Hawaii et les comtés urbains de la côte Ouest ont voté majoritairement pour John Kerry. Par exemple, 54 des 67 comtés de Pennsylvanie ont voté pour George W. Bush mais l'État a été remporté de justesse par Kerry grâce à ses scores dans les deux grandes villes de Pittsburgh et Philadelphie.

La plupart des grandes villes situées dans des états à majorité républicaine ont en général voté démocrate : Atlanta, Miami, Las Vegas, La Nouvelle-Orléans, etc. San Diego en Californie fait un choix inverse en choisissant George W. Bush dans un état « pro-Kerry ». Les États ruraux (la bible belt et le middle-west), autrefois bastion démocrate, ont soutenu les républicains.

Cette opposition géo-politique s'explique notamment par le profil sociologique des habitants de la plupart des grandes villes qui correspond ainsi à celui de l'électeur démocrate traditionnel (prépondérance des célibataires, des femmes, et des minorités ethniques) alors que la sociologie des banlieues (le borough de Staten Island à New York ou le comté d'Orange près de Los Angeles par exemple) et des villes rurales (Charleston en Caroline du Sud) correspond à celui de l'électeur républicain (hommes blancs, couples mariés avec enfants).

Ainsi, la problématique étatique semble peu pertinente. C'est un nouveau clivage entre deux mondes aux valeurs bien différentes qui semble s'affirmer : l'un serait citadin des grandes villes et démocrate tandis que l'autre, plus rural ou habitant les banlieues résidentielles, est républicain.

Le résultat définitif de l'élection est le suivant : George W. Bush obtient 62 041 268 voix (50,7 %) contre 59 028 548 à John Kerry (48,3 %), 463 635 à Ralph Nader (0,4 %) et 397 157 à Michal Badnarik (libertarien, 0,3 %). Les autres candidats recueillent ensemble 365 170 suffrages (0,3 %). Les grands électeurs se répartissent ainsi: 286 pour George W. Bush, 251 pour John Kerry et 1 pour John Edwards, le colisiter de John Kerry. Alors qu'Al Gore avait un demi-million de voix de plus que George W. Bush en 2000, celui-ci en a cette fois-ci trois millions de plus que John Kerry.

En raison de la plus forte participation électorale, George W. Bush et John Kerry ont l'un et l'autre établi des records en ce qui concerne le nombre de voix recueilli. George Bush a passé de 50,4 à 62 millions (gain de 11.6 millions), John Kerry par rapport à Al Gore a gagné 8 millions de voix (de 51 à 59 millions). Ralph Nader s'est effondré, passant de 2,9 à 0,46 million. George W. Bush a gagné 2,8 points, John Kerry a perdu 0,1 point et Ralph Nader 2,3 points.

Composition du cabinet

Premier mandat (2001-2005) et second mandat (2005-2009)

FonctionNomMandat
Président George W. Bush 2001—
Vice Président Dick Cheney 2001—
Chef de la diplomatie Colin L. Powell 2001–2005
Condoleezza Rice 2005—
Secrétaire à la Défense Donald H. Rumsfeld 2001—
Secrétaire au Trésor Paul H. O'Neill 2001–2003
John W. Snow 2003—
Ministre de la justice/Attorney général John D. Ashcroft 2001–2005
Alberto R. Gonzales 2005—
Secrétaire à l'Intérieur Gale A. Norton 2001—
Secrétaire à l'Agriculture Ann M. Veneman 2001–2005
Mike Johanns 2005—
Secrétaire au commerce Donald L. Evans 2001–2005
Carlos M. Gutierrez 2005—
Secrétaire au Travail Elaine L. Chao 2001—
Secrétaire à la Santé et aux Services humains Tommy Thompson 2001–2005
Michael O. Leavitt 2005—
Secrétaire au Logement et au Développement urbain Mel Martinez 2001–2003
Alphonso R. Jackson 2004—
Secrétaire aux Transports Norman Y. Mineta 2001—
Secrétaire à l'Énergie Spencer Abraham 2001–2005
Samuel W. Bodman 2005—
Secrétaire à l'Éducation Rod Paige 2001–2005
Margaret Spellings 2005—
Secrétaire aux Anciens combattants Anthony J. Principi 2001–2005
Jim Nicholson 2005—
Secrétaire à la Sécurité intérieure Tom Ridge 2003–2005
Michael Chertoff 2005—


Politique nationale

George W. Bush est lié aux franges les plus conservatrices du Parti républicain. Il est, avec Bill Clinton, l'un des présidents ayant le plus suscité des jugements extrêmes et contradictoires auprès des Américains.

En juin 2005, les télespectateurs américains ont pourtant placé George W. Bush en sixième position dans leur liste des plus grands américains, derrière les présidents Ronald Reagan ou Abraham Lincoln mais devant son prédécesseur Bill Clinton.

La justice

George W. Bush est en faveur de la peine de mort comme 66 % de ses compatriotes et 80 % des Texans. Il juge cette peine dissuasive.

Le 19 juillet 2005, George W. Bush procède à sa première nomination de juge à la Cour Suprême des États-Unis afin de remplacer le juge Sandra Day O'Connor. Son choix se porte sur John Roberts, un juge de la Cour d'appel fédérale de Washington et républicain modéré, âgé d'à peine 50 ans.

Le 5 septembre 2005, Bush nomme John Roberts à la présidence de la Cour Suprême, suite à la mort de l'ancien titulaire du poste, William Rehnquist, survenue le 3 septembre 2005.

Le 3 octobre 2005, c'est dans un second temps Harriet Miers, sa Chef des services juridiques de la Maison Blanche, qu'il désigne pour remplacer Sandra Day O'Connor à la Cour Suprême des Etats-Unis mais le 27 octobre, il doit annoncer le retrait de cette nomination suite aux très nombreuses critiques de l'aile la plus à droite du parti républicain.

L'écologie et l'environnement

  • Une de ses premières décisions dans ce domaine est le retrait des États-Unis du protocole de Kyoto. Son père avait déclaré un jour : « le style de vie américain n’est pas négociable » (“American way of life is non-negotiable”). Bill Clinton avait échoué à faire ratifier ce protocole par le Sénat et son retrait définitif par Bush cristallise son impopularité en Europe. Le 30 juillet 2005, les États-Unis signent un accord moins contraignant avec la Chine, l'Australie, l'Inde, le Japon et la Corée du Sud sur le climat.
  • En 2002 et 2003, George W. Bush fait voter des lois permettant de passer outre la protection de certains parcs naturels, permettant ainsi l’exploitation des ressources naturelles souterraines de ces forêts. Lors des incendies liés à la sécheresse planétaire de l’été 2003, il met en avant le besoin de déboiser davantage pour des raisons de sécurité.
  • Il modifie le clean air act, texte sur le contrôle de la pollution de l'air, afin de le rendre moins strict.

Les minorités ethniques

Le gouvernement Bush, premier comme second mandat, est le plus ouvert aux minorités ethniques que n'a jamais été jusque là un gouvernement américain :

  • Colin Powell est le premier afro-américain (new-yorkais d'origine jamaicaine) à occuper le poste de Secrétaire d'État aux affaires étrangères.
  • Condoleezza Rice est la première femme afro-américaine à occuper ce poste en 2005 après avoir été la première femme afro-américaine, Conseillère à la sécurité nationale.
  • Elaine Chao est la première femme asiatique (née à Taïwan) membre du gouvernement américain.
  • Mel Martinez est en 2001 le premier hispanique (né à Cuba) à entrer au gouvernement américain et Alberto Gonzales, en 2005 le premier hispanique (texan d'origine mexicaine) au poste aussi élevé que celui d’Attorney Général.
  • Outre ces personnalités, il faut rappeler la présence au gouvernement de Norman Mineta, asiatique (californien d'origine japonaise et démocrate (déjà en poste sous Clinton), ainsi que Rod Paige, afro-américain et Secrétaire à l'éducation.
  • En 2003, Bush fait personnellement pression sur Trent Lott, le leader républicain au sénat pour qu'il démissionne suite à des déclarations nostalgiques de la ségrégation raciale à l'occasion d'un hommage à l'ancien candidat à l'élection présidentielle de 1948, le sénateur centenaire ex-démocrate Strom Thurmond.

Économie

Il commence son mandat présidentiel avec le poids d’une situation économique difficile après l’éclatement de la bulle internet et sous la menace de récession.

Il tente d'imposer des taxes douanières élevées sur certains produits subissant une concurrence étrangère importante dans des secteurs primaires déclinants (sidérurgie, agriculture).

Il met en place les plus grandes baisses d'impôt jamais enregistrées, dans le but de relancer la consommation américaine. Il augmente les budgets de sécurité intérieure et extérieure mais baisse les dépenses des programmes non militaires. Les dépenses de l'état augmentent de 20 % en quatre ans. Si Bill Clinton avait laissé à son départ un bénéfice de 236 milliards de dollars, George W. Bush totalise à la fin de son premier mandat un déficit de 413 milliards de dollars. En totalisant les dépenses déjà engagées et ses objectifs de réduction d'impôts, le Congressional budget office a calculé que le déficit pourrait dépasser les 4 000 milliards de dollars d'ici dix ans (la dette publique par habitant passant à 13 500 dollars par habitant).

Durant son premier mandat, le chômage augmente pour la première fois depuis 1992 mais retombe au niveau de 1996 lors de l'élection présidentielle de 2004.

Le début de récession du début de son mandat fait place à un spectaculaire redressement à la fin de l'année 2003 et des taux de croissance inégalés depuis 20 ans.

En octobre 2005, George W. Bush choisit Ben Bernanke, président du Conseil économique de la Maison Blanche, pour succéder à Alan Greenspan à la tête de la Fed (Banque fédérale américaine) à partir du 1er février 2006.

L'impact des ouragans Katrina et Rita

En septembre 2005, l'Ouragan Katrina ravage le sud de la Louisiane, du Mississippi et de l'Alabama. L'administration fédérale est mise en accusation pour ne pas avoir réagi suffisamment tôt et de ne pas avoir organisé l'évacuation des habitants, même si cette tâche était d'abord de la responsabilité du gouvernement de la Louisiane et de la municipalité de La Nouvelle-Orléans tout comme celle de planifier les besoins, organiser les évacuations et les secours. L'administration fédérale est également accusée d'avoir effectué une gestion discriminatoire entre les victimes, privilégiant les blancs et les riches au dépend des minorités et des pauvres.

Par la suite, en chute libre dans les sondages, George W. Bush reconnait dans un discours les erreurs commises au niveau fédéral et en prend la responsabilité. « Quatre ans après l'horrible expérience du 11 septembre, les Américains ont tous les droits d'attendre une réponse plus efficace en cas d'urgence. Lorsque le gouvernement fédéral ne parvient pas à faire face à cette obligation, je suis en tant que président responsable du problème, et de la solution », déclare t-il.

Au coeur de La Nouvelle-Orléans désertée de ses habitants, George W. Bush annonce alors un plus grand engagement fédéral, qui prendra en charge la « grande majorité » du coût de la reconstruction, « des routes aux ponts, en passant par les écoles et le système des eaux », ainsi qu'un rôle accru des forces armées. Il annonce également un vaste plan de reconstruction afin d'enrayer la pauvreté (issue de « de la discrimination raciale, qui a coupé des générations de l'opportunité offerte par l'Amérique ») et fondé sur la création dans la région d'une zone à fiscalité réduite, d'une aide de 5 000 dollars aux réfugiés cherchant à retrouver du travail et la distribution gratuite (par tirage au sort) de terrains aux plus démunis, afin qu'ils puissent y construire leur maison.

Par la même occasion, George W. Bush ordonne au département de la Sécurité intérieure de lancer un réexamen des plans d'urgence dans toutes les grandes villes d'Amérique.

Quelques jours plus tard, l'Ouragan Rita ravage les côtes du Texas mais cette fois-ci, ni la gestion fédérale ni celle de l'État du Texas ne sont prises en défaut ou remises en cause. Les journalistes parlent même d'effet Rita pour expliquer la sensible remontée de George W. Bush dans les sondages (71 % des personnes interrogées déclarent approuver son action au moment du passage du cyclone Rita contre 40 % en ce qui concernait Katrina). ­

La religion

C'est pour des raisons religieuses que George W. Bush s'oppose à l'euthanasie, aux recherches sur les cellules souches à partir d'embryons humains, soutient des positions hostiles à l'avortement et est formellement contre le mariage homosexuel. En revanche, il ne s'oppose pas à la peine de mort : selon George W. Bush, celle-ci « sauve des vies » en vertu de son « effet de dissuasion »[1].

Le 9 avril 2005, suite au décès de Jean-Paul II, George W. Bush a été le premier président américain en exercice à assister personnellement à l'enterrement d'un pape. Il était accompagné de ses prédécesseurs Bill Clinton et George Bush père.

Les mœurs

  • Dès son élection en 2001, il nomme John Ashcroft, connu pour ses positions anti-avortement, comme Attorney General (secrétaire à la justice). Il supprime les aides fédérales à des associations étrangères favorables à l'IVG et à la contraception. Pour faire face à la levée de boucliers consécutive, il confie à sa femme Laura Bush le soin de préciser que l'IVG aux États-Unis ne sera pas remise en question.
  • Des fonds d'aide humanitaire octroyés à des associations étrangères encourageant l'usage du préservatif ou venant en aide à des prostituées sont supprimés en faveur d'autres prônant l'abstinence, dans le cadre de la lutte contre le SIDA.
  • L'association homosexuelle républicaine, Log Cabin Republicans se désolidarise de sa candidature lors de l'élection présidentielle de 2004 à cause notammanent de son hostilité au mariage gay d'autant plus que Bush en soutient l'interdiction constitutionnelle. Lors des 11 référendums locaux sur le sujet en novembre 2004, les électeurs ont refusé toute possibilité de mariage homosexuel.

Politique internationale

George W. Bush est relativement impopulaire en dehors de son pays, en particulier dans certains pays d'Europe et dans les pays arabes depuis la Guerre en Irak (2003-2004). Cette guerre entraîne également un niveau croissant de contestation de la politque du président.

La « guerre au terrorisme » et « l'expansion de la démocratie »

À la suite des attentats terroristes du 11 septembre 2001 à New York et Washington DC, George W. Bush parvient à réunir le pays derrière lui (avec 90% d'opinions favorables). Il déclare la « guerre au terrorisme » et utilise un vocabulaire contesté (« mort ou vif », « croisade », « états voyous») mais bien perçu dans une Amérique traumatisée .

Parallèlement aux préparatifs de la guerre contre les Talibans en Afghanistan qui ont refusé d'extrader Oussama Ben Laden et les membres d'Al-Qaida, Bush instaure une politique de sécurité incarnée par le Patriot Act, votée par le Congrès à l'unanimité en novembre 2001 mais jugé dangereux pour les droits de l'homme par la Fédération internationale des Droits de l'homme.

Thème central de la pensée des néo-conservateurs, l'« expansion de la démocratie » devient le credo et l'objectif officiel de la politique américaine à partir du discours de George W. Bush devant le Congrès en janvier 2002, durant lequel il pointe du doigt les pays dit de l'«Axe du Mal» qui seraient principalement l'Irak, l'Iran et la Corée du Nord.

Voir l'article détaillé : théorie des dominos.

En février 2005, Bush nomme John Negroponte à la tête de la toute nouvelle Direction du Renseignement Américain (DNI), nouvelle fonction créée dans le cadre de la réforme des services de renseignement américains suite aux recommandations de la Commission du 11-Septembre, dont les conclusions avaient été publiées durant l'été 2004.

Voir aussi l'article détaillé : guerre contre le terrorisme

En octobre 2005, il donne son aval à la création d'un nouveau Service des opérations clandestines (NCS), patronnée par la CIA, pour s'occuper des opérations d'espionnage des États-Unis à l'étranger. Ce Service des opérations clandestines coordonnera les opérations d'espionnage de la CIA, du FBI et du département de la Défense mais sans avoir le pouvoir d'ordonner ou de les diriger.

La guerre en Irak

Voir l'article détaillé : Guerre en Irak (2003-2004)

En 2002, influencé par les théories des néo-conservateurs, George W. Bush évoque la nécessité d’un changement de régime en Irak, indiquant que les États-Unis ont des raisons de croire que le président irakien Saddam Hussein possède des liens avec des groupes terroristes (liens entre l'Irak et le terrorisme) et développe un programme d’armes de destruction massive (ADM).

Le 8 novembre 2002, la résolution 1441 du Conseil de Sécurité des Nations unies exige du régime irakien une « coopération active, totale et immédiate » avec les équipes d'inspections dépêchées sur place.

Estimant que les conditions de coopération ne sont pas remplies, le 20 mars 2003, George W. Bush donne le signal d’une invasion militaire de l’Irak en vue de renverser le régime en place. Il fait affecter les biens saisis de celui-ci à la reconstruction des infrastructures détruites par des missiles de croisière ou par les pillages.

George W. Bush fait passer le décret 13303 donnant l’immunité totale aux compagnies pétrolières en Irak, tout procès à leur encontre étant immédiatement considéré comme nul et non avenu aux États-Unis. Cela renforce les accusations d'inféodation de George W. Bush et Dick Cheney aux lobbies de l'industrie du pétrole.

Cette guerre se solde par la mort de dizaines de milliers d'Irakiens, de plus de 1 900 soldats américains, et des attentats quotidiens dans les régions sunnites du pays. Les armes de destruction massive (un « prétexte bureaucratique » selon Paul Wolfowitz), qui avaient tant servi sous le régime de Saddam Hussein contre les Kurdes ou les Chiites, n'ont pas été trouvées et auraient finalement bien été détruites dans les années qui avaient suivi la Guerre du Golfe de 1991. Quant aux liens du régime avec les organisations terroristes, ils avaient cessé depuis longtemps (Abou Nidal, Carlos) ou restaient faibles se limitant au financement des familles des kamikazes palestiniens et à la présence sur le sol irakien de membres d'organisations terroristes (Moudjahidines iraniens).

Cependant, pour les partisans de l'intervention américaine, la mise à jour de charniers contenant des centaines de millers de victimes du régime de Saddam Hussein, justifient toujours le renversement par la force du dictateur irakien. Enfin, l'intervention américaine a permis au pays de connaitre le 31 janvier 2005 ses premières élections démocratiques depuis 50 ans.

D'après une enquête publiée le 27 juin 2005 par ABC/Washington Post, plus d'un Américain sur deux pense (au moment du sondage) que George W. Bush a « intentionnellement trompé » l'opinion américaine sur les raisons d'engager cette guerre. 53% des personnes interrogées jugent que le conflit n'en valait pas la peine, 58 % estiment que les soldats américains doivent demeurer en Irak pour rétablir l'ordre. (source : Le Monde et AFP, 28 juin 2005).

Cette guerre est à l’origine de graves tensions diplomatiques au sein de l’ONU, de l’OTAN et avec certains pays comme la France et l’Allemagne. Les motivations américaines dans cette affaire sont encores discutées mais pour certains, les intérêts pétroliers des États-Unis sont l’une des principales motivations de la politique belliqueuse du gouvernement Bush. Selon le journaliste Mickey Herskowitz, George W. Bush voulait attaquer l'Irak avant même son élection. Pour plus d'informations, voir l'article de Guerilla News Network. (en anglais).

Le 24 septembre 2005, plusieurs dizaines de milliers de manifestatants s'étaient rassemblés à Washington D.C. pour protester contre l'engagement américain en Irak. Dans ce contexte difficile (ouragan Katrina) pour George W. Bush, un sondage Gallup montrait que 63 % des Américains voulaient le retour des soldats dans leur pays.

Le 6 octobre 2005, devant le National Endowment for Democracy (NED), Bush s'en est pris aux opposants à la guerre aux États-Unis, qui préfèrent, selon lui, la facilité. "Il y a toujours la tentation au milieu d'une longue lutte de chercher une vie tranquille, d'échapper à ses devoirs et aux problèmes du monde et d'espérer que l'ennemi se lasse du fanatisme et des meurtres. Nous allons conserver notre sang-froid et remporter cette victoire." Evoquant au moins dix attentats déjoués dans le monde depuis le 11 septembre 2001, il dénonce par ailleurs l'"islamo-fascisme" des terroristes d'Al-Qaida soutenus par des "éléments dans les médias arabes qui incitent à la haine et à l'antisémitisme" et "abrités par des régimes autoritaires, alliés de circonstances, comme la Syrie et l'Iran, qui partagent l'objectif de faire du mal à l'Amérique et aux régimes musulmans modérés et utilise la propagande terroriste pour reprocher leurs propres échecs à l'Occident, l'Amérique et aux juifs."

Le conflit israélo-palestinien

George W. Bush, très critiqué par les pays arabes pour son soutien exclusif à Israël, a pourtant été le premier président américain a évoquer officiellement la création d'un État palestinien.

La « feuille de route », pour le règlement du conflit israélo-palestinien, rédigée par les États-Unis, la Russie, l'Union européenne et l'ONU, prévoit la création d'un État palestinien en 2005.

Le soutien de Bush à Ariel Sharon et son refus de converser avec une direction palestinienne dirigée par Yasser Arafat a amené les Palestiniens à se tourner vers un chef modéré, Mahmoud Abbas, à la mort du Rais à l'automne 2004.

En janvier 2005, les négociations reprennent alors dans un nouveau contexte entre Palestiniens et Israéliens, appuyés par les Américains.

Le 26 mai 2005 , George W Bush reçoit Mahmoud Abbas à la Maison Blanche et rappelle que le respect de la feuille de route de part et d'autre est fondamental pour l'aboutissement du processus de paix.

Les relations avec l'Europe

Les relations entre les États-Unis et une partie des pays européens se sont détériorées à partir du discours sur l'« axe du mal » et ont atteint un grave niveau de dissension au moment de la guerre en Irak. C'est à cette époque que Donald Rumsfeld, le secrétaire à la défense, fait une distinction entre la « vieille Europe », représentée par l'Allemagne, la France et la Belgique, et la nouvelle Europe américanophile représentée par les anciens pays de l'Est et quelques pays de l'Ouest comme la Grande-Bretagne, l'Italie, le Danemark ou l'Espagne (lettre des dix de soutien à la stratégie américaine en Irak en janvier 2003).

Après la chute de Saddam Hussein, la stratégie américaine, définie par Condoleezza Rice, est de « punir la France, ignorer l'Allemagne et pardonner à la Russie ».

En 2004, les États-Unis ajoutent l'Espagne à leur liste des pays hostiles à la prépondérance américaine, après la victoire du socialiste José Luis Rodríguez Zapatero, lequel souhaite publiquement et imprudemment la victoire de John Kerry aux présidentielles de novembre 2004, énonçant à voix haute le souhait des dirigeants de nombreux pays européens comme la France ou l'Allemagne.

En févier 2005, Bush effectue le premier voyage à l'étranger de son second mandat en Europe pour tenter de conquérir l'opinion publique et se racommoder avec les dirigeants européens. Il est le premier chef d'État américain à se rendre au siège de la commision européenne à Bruxelles où il constate de nombreux points de désaccords persistants avec quelques pays européens, et plus particulièrement la France et l'Allemagne :

  • George W. Bush s'oppose ainsi à la levée de l'embargo sur les ventes d'armes à la Chine, notamment afin de protéger Taiwan, alors que les Français font pression auprès des européens pour lever cette interdiction ;
  • George W. Bush souhaite que l'Europe inscrive également le mouvement chiite pro-iranien Hezbollah comme organisation terroriste, ce à quoi la France s'oppose ;
  • George W. Bush souhaitait appliquer un nouvel embargo économique contre la Syrie pour que celle-ci se retire du Liban et cesse d'être une base arrière pour les groupes terroristes actifs notamment en Irak ou contre Israel, mais là encore il se heurta à un refus de la France, doutant de l'efficacité de cette mesure. Cependant A la suite de l'attentat qui couta la vie à Rafic Hariri, la pression commune des deux pays et le soutien à la "rue libanaise" via notamment les ONG américaines finit par aboutir à l'évacuation contrainte des forces Syriennes de ce pays en 2005.
  • George W. Bush, tout d'abord favorable à un durcissement de la communauté internationale envers l'Iran pour la contraindre à renoncer à son programme nucléaire, finit par se rapprocher de la position des Européens qui sont partisans d'un dialogue constructif avec le régime des Mollahs ;
  • Les Européens souhaitent la participation des États-Unis à la mise en œuvre du protocole de Kyoto ce que l'administration américaine refuse catégoriquement ;
  • Enfin, les Européens laissent seul George W. Bush s'inquiéter de l'évolution de la Russie et demander des gages de démocratie à Vladimir Poutine.

La visite présidentielle, si elle a rétabli le contact, a ainsi permis à l'opinion publique d'apprécier l'étendue des divergences entre Européens de l'Ouest et Américains.

Par contre, les Européens de l'Est sont nettement moins hostiles au président américain, notamment en Pologne, dans les pays baltes, en Ukraine, en Géorgie ou en Slovaquie.

Le 7 mai 2005, George W. Bush se rend en Lettonie où il est chaleureusement accueilli comme un défenseur des libertés. Dans son discours, en pleine controverse historique entre les États baltes et la Russie sur l'occupation soviétique de 1945, Bush n'hésite pas à apporter son soutien aux États baltes en rappelant que ces derniers n'ont été libéré qu'en 1991, après la fin de l'occupation soviétique, au risque de crisper ses relations avec la Russie. Après avoir admis que « l'esclavage et la ségrégation raciale avaient été une honte » pour les États-Unis, il a regretté la division de l'Europe, conséquence des accords de Yalta et que « les Américains aient sacrifié la liberté des plus faibles à une illusion de stabilité internationale ».

La suite de son voyage le conduit notamment en Géorgie, une ancienne république d'URSS, récemment émancipée de la tutelle russe grâce au soutien financier des Américains via leurs ONG. Premier président américain à fouler le sol géorgien, il y est là encore chaleureusement reçu par une foule enthousiaste de 150 000 personnes en dépit d'une tentative d'attentat à la grenade.

Le 23 juin 2005 , les représentants officiels de L'Union Européenne et le Président des États-Unis font, en l'absence de Jacques Chirac, une déclaration commune sur l'avenir de la paix et de la démocratie au Moyen Orient.

Cette déclaration commune met fin au climat de tension entre l'Europe et les États-Unis initié par la position de Paris et Berlin concernant l'Irak.

L'ONU

Dès 2001, l'administration de George W. Bush se monstre hostile au multilatéralisme et au fonctionnement de l'ONU (affaire Pétrole contre nourriture, guerre d'Irak sans aval du conseil de sécurité).

En août 2005, il nomme John R. Bolton comme nouvel ambassadeur américain à l'ONU alors qu'il en est un inlassable détracteur.

Cependant, après les ravages de l'Ouragan Katrina dans le sud des États-Unis et l'aide humanitaire apporté par de nombreux pays (dont les plus pauvres), Bush opte pour un profil bas lors de son discours à l'ONU lors du 60ème anniversaire de cette organisation. Le 14 septembre 2005, il tint au sein de l'assemblée générale un discours atypique par rapport à sa politique traditionnelle, portant sur les sujets de l'aide au développement et de la pauvreté. Il annonça ainsi son soutien à la mise en place d'un partenariat international sur la grippe aviaire qui obligerait les nations à rendre des comptes à l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Affirmant sa volonté de respecter les objectifs du millénaire, il plaide pour la suppression des subventions et des barrières douanières sur les produits agricoles. Il se félicite enfin de la mise en place d'un "Fonds pour la démocratie", de laquelle il est le principal instigateur, composé uniquement de pays démocratiques et auquel la France a promi de s'associer.

Divers

  • En juin 2005, le Premier ministre vietnamien Phan Van Khai, se rend aux États-Unis, symbolisant ainsi la normalisation des relations entre Washington et Hanoï, trente ans après la fin de la guerre du Vietnam. La visite de Phan Van Khai est la première d'un officiel vietnamien de ce rang depuis 1975. La visite du président Bush au Vietnam est annoncée pour 2006, dans le cadre du sommet du forum de coopération Asie-Pacifique (auparavant, Bill Clinton s'était rendu au Vietnam en 2000).
  • En septembre 2005, Tbilissi en Géorgie est la première capitale européenne à baptiser une de ses rues au nom de George W. Bush.

Liens de famille

Anecdotes et citations

  • Alors qu'il était encore gouverneur et candidat à l'élection présidentielle de 2000, George W. Bush aurait avoué avoir fumé de la marijuana, à l'instar de son prédécesseur Bill Clinton et de son adversaire Al Gore. Cependant, il a toujours refusé de l'avouer publiquement sous le prétexte que le président des États-Unis devait être un exemple et non une référence en matière de consommation de drogues : « I wouldn’t answer the marijuana questions, a dit George W. Bush. You know why? Because I don’t want some little kid doing what I tried. »
  • À propos de ses démentis sur la cocaïne, il répond « I haven't denied anything. »
  • « Certains pensent que les États-Unis sont prêts à attaquer l'Iran. C'est ridicule... Cela dit, toutes les options restent ouvertes. » Conférence de presse de George W. Bush le 22 février 2005 à Bruxelles.
  • « Ben Laden déclare que sa mission est de dire aux musulmans ce qui est bon pour eux et ce qui ne l'est pas. Cet homme né dans la richesse et les privilèges considère bon pour les musulmans pauvres de devenir des tueurs et des kamikazes. Il leur promet que c'est le chemin du paradis, mais il n'a jamais proposé de le prendre.» - Discours de George W. Bush le 6 octobre 2005, devant la National Endowment for Democracy (Fondation nationale pour la démocratie),
  • « La lâcheté est de chercher à tuer des enfants et des personnes âgées avec des voitures piégées, de couper la gorge d'un captif attaché et de viser les croyants à la sortie d'une mosquée. Mais le courage est de libérer plus de 50 millions de personnes. » - Réponse de George W. Bush aux propos d'Abou Moussab Zarqaoui qualifiant les Américains d'être les "plus lâches des créatures de Dieu" , le 6 octobre 2005 lors d'un discours devant la National Endowment for Democracy

Voir aussi

Liens externes

Wikiquote possède quelques citations de ou à propos de George W. Bush.

Famille

Vie avant la politique

Politique

Bibliographie

  • 2003 : James Hatfield, Le cartel Bush ou l'itinéraire d'un fils privilégié : comment fabrique-t-on un président des États-Unis. Editions Timéli. [2]
  • 2004 : Bob Woodward, Bush s'en va-t-en guerre. Paris : Denoël. 380 p. Ouvrage soutenant totalement le président américain, rédigé par un des « tombeurs » de Richard Nixon.
  • 2004 : Scott Ritter (ancien inspecteur de l'ONU en charge du désarmement de l'Irak), Les Mensonges de George W. Bush. Le Serpent à plumes. 216 p.
  • 2004 : Kitty Kelley, les Bush. Presses de la Cité. 680 p. Pour les amateurs de ragots et d'histoires « croustillantes », par une « spécialiste » du « genre »...
  • 2004 : John F. Dean, Bush, le dossier accablant. Presses de la Renaissance. 320 p.
  • 2004 : William Reymond, Bush Land, pamphlet (sur le Texas, notamment). Paris : Éditions Flammarion. 455 p.
  • 2004 : Christine Ockrent, Bush-Kerry, les deux Amérique. Paris : Éditions Robert Laffont. 294 p.
  • 2004: Guy Millière, Pourquoi Bush sera réélu. Paris : Editions Michalon, 157 p.
  • 2005: Bruno Tertrais, Quatre ans pour changer le monde, l'Amérique de Bush 2005-2008. Editions Autrement, 100 p.
  • 2005: Guy Millière, Le futur selon George W. Bush. Paris : Page après Page. ISBN 2847640266
Image:Us flag medium.png Chronologie des présidents des États-Unis depuis 1789
(voir aussi : Histoire - États-Unis d'Amérique - Maison Blanche)
Image:Great Seal of the US (small).png

1789 : Washington
1797 : J. Adams
1801 : Jefferson
1809 : Madison
1817 : Monroe
1825 : J. Q. Adams
1829 : Jackson
1837 : Van Buren
1841 : W. H. Harrison

1841 : Tyler
1845 : Polk
1849 : Taylor
1850 : Fillmore
1853 : Pierce
1857 : Buchanan
1861 : Lincoln
1865 : A. Johnson
1869 : Grant

1877 : Hayes
1881 : Garfield
1881 : Arthur
1885 : Cleveland
1889 : B. Harrison
1893 : Cleveland
1897 : McKinley
1901 : T. Roosevelt
1909 : Taft

1913 : Wilson
1921 : Harding
1923 : Coolidge
1929 : Hoover
1933 : F. D. Roosevelt
1945 : Truman
1953 : Eisenhower
1961 : Kennedy
1963 : L. B. Johnson

1969 : Nixon
1974 : Ford
1977 : Carter
1981 : Reagan
1989 : G. H. W. Bush
1993 : Clinton
2001 : G. W. Bush


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