Gaspard Monge
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Cet article traite du mathématicien français Gaspard Monge. Pour les autres significations du mot, voir la page d'homonymie Monge.
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Gaspard Monge (10 mai 1746 - 28 juillet 1818) est un mathématicien français dont l'œuvre considérable mèle géométrie pure, analyse infinitésimale et géométrie analytique. En parallèle à ses travaux de recherche il enseigna une grande partie de sa vie et eut comme élèves beaucoup des futurs grands mathématiciens français du XIXe siècle. Lors de la révolution française, il participa à la création de l'École Normale Supérieure et de l'École polytechnique, deux écoles où il enseigna la géométrie. Il fut également chargé de mission dans l'expédition de Bonaparte en Égypte.
En décembre 1989, ses cendres ont été transférées au Panthéon.
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Biographie
(d'après un article de J.J. O'Connor et E.F. Robertson)
La formation
Gaspard Monge naît à Beaune (Bourgogne) le 9 mai 1746, fils de Jacques Monge, marchand savoyard, et de Jeanne Rousseaux. Il y étudia au Collège des Oratoriens de Beaune, où il reçut de la part des religieux une éducation libérale, puisqu'en plus des humanités, il fut instruit en histoire, sciences naturelles et mathématiques et montra les premiers signes de son excellence. À l'âge de seize ans, il partit terminer ses études au Collège de la Trinité de Lyon, d'où il revint deux ans plus tard, non sans y avoir donné, à dix-sept ans à peine, un cours de sciences physiques.
Revenu à Beaune, Monge dessina un plan de la ville qui lui valut d'être remarqué par un directeur de l'École royale du génie de Mézières où il fut bientôt engagé comme dessinateur en 1765. Il y fit la connaissance de Charles Bossut, le professeur de mathématiques de l'École, avec qui il put discuter de ses idées sur la géométrie.
L'explosion scientifique
En 1768, Bossut est élu à l'Académie des Sciences et l'encourage à publier ses travaux en géométrie, ce qui est fait en 1770. L'année suivante, il entre en contact avec d'Alembert et surtout Condorcet, qui le pousse à présenter quatre mémoires, un dans chacun des domaines des mathématiques qu'il étudiait alors: le calcul des variations, la géométrie infinitésimale, la théorie des équations aux dérivées partielles et la combinatoire.
Pendant les années suivantes, il publie encore de nombreux travaux, élargissant ses vues à la physique, la chimie et la métallurgie. En 1777, il épouse Catherine Huart. Partageant son temps entre Paris, où il donne un cours d'hydrodynalique, et Mézières, il se voit offrir le poste de Bézout en tant qu'examinateur des cadets de l'École Navale.
Monge et la Révolution: l'organisateur
La Révolution française, qu'il soutient dès 1789, change complètement le cours de sa vie, alors qu'il est un des scientifiques les plus importants de France. En septembre 1792, la Convention de la Première République naissante lui confie le Ministère de la Marine. Il en démissionne en avril 1793, dépassé par les querelles politiques, et retourne à l'Académie des Sciences, mais celle-ci est dissoute par la Convention en août de la même année. Républicain convaincu, soutenant ardemment la Révolution, il continue de travailler, sur des projets militaires ou encore sur une réforme du système éducatif.
Le 11 mars 1794, il est nommé par la Convention dans la commission chargée de la création de l'École Centrale des Travaux Publics, qui deviendra l'École polytechnique. Il y est aussi enseignant, formant les futurs professeurs et formalisant ses travaux sur la géométrie infinitésimale. Il donne aussi un cours de géométrie descriptive dans un autre école, créée pour former les professeurs de l'enseignement secondaire: l'École Normale Supérieure.
Monge et Bonaparte: de l'Italie à l'Égypte
Monge et Napoléon: le sénateur à vie
Œuvre mathématique
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