Frederik De Klerk
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Frederik Willem De Klerk, plus couramment appelé Frederik De Klerk, né le 18 mars 1936 à Johannesburg, est un homme d'État sud-africain.
F.W. De Klerk est né en 1936 dans une famille installée dans le pays depuis trois siècles, appartenant à l’Église réformée hollandaise. Il est le fils de Jan De Klerk, directeur d'école puis ministre et président du Sénat, et le neveu de JG Strijdom qui a été chef de gouvernement de 1954 à 1958.
FW Klerk a été élevé à Johannesburg, la capitale économique et étudié à l’université de Potchefstroom, où il a rejoint l’organisation du Parti National et le Broederbond.
Il abandonne son métier d'avocat en 1972, à la suite de son élection en tant que député de Vereeniging dans le Transvaal.
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Ascension politique (1972-1989)
Élu député du Transvaal en 1972, il entre au gouvernement dès 1978 pour ne plus le quitter. De 1984 à 1989, il est le ministre de l'Éducation.
En février 1989, Frederik De Klerk est élu nouveau président du Parti National succédant à Pieter Botha qui se maintient pourtant à la tête de l'état.
Soutenu par le parti et le cabinet, il entre pour plusieurs mois en crise ouverte avec le président Pieter Botha, qui finalement, démissionne le 14 août 1989.
Le Président d'Afrique du Sud (1989-1994)
Frederik De Klerk assure l'intérim de la présidence et organise des élections générales en septembre 1989. Le Parti National remporte ces élections sur un programme réformiste mais est sérieusement accroché sur sa droite par le Parti Conservateur d'Andries Treurnicht.
Connu pour son goût de la négociation, « la rigidité est mauvaise ... je crois à la persuasion », il va assurer en douceur la fin du régime de l'apartheid. Dès le 28 août 1989, il se rendit en Zambie pour discuter avec le président Kenneth Kaunda, dont le pays abritait l'état-major et plusieurs camps de l'ANC (Congrès national africain). Il y rencontre en secret les représentants de l'ANC, mais aussi des diplomates soviétiques qui lui ont dit, en substance : « Le règlement de vos affaires intérieures ne nous concerne pas ... on peut s'entendre ».
Après de nombreuses autres négociations confidentielles, et l'intervention des représentants des pays africains dits, de la « ligne de front », il annonce en février 1990, la légalisation du Congrès national africain (African National Congress, ANC) et la libération de son chef historique, Nelson Mandela. Ses négociations suivies avec le dirigeant de la majorité noire leur ont valu l'obtention conjointe, en 1993, du Prix Nobel de la Paix.
En mars 1992, suite aux coups de boutoir de l'extrême droite, il fait entériner par référendum la poursuite des négociations constitutionnelles par la population blanche (68% d'approbation).
Les négociations aboutissent à l'établissement d'une constitution provisoire et aux premières élections multiraciales en avril 1994, à la suite desquelles le nouveau Parlement élit Nelson Mandela à la Présidence de la République.
Le vice-président d'un gouvernement d'union nationale (1994-1996)
En 1994, à la suite des élections générales remportées par l'ANC, Frederik de klerk assume avec Thabo Mbeki l'un des deux nouveaux postes de vice-président.
Lors de ces élections, le Parti National de De Klerk sauve les meubles, recueille 20% des suffrages au niveau national, la majorité des voix et la direction de la nouvelle province du Cap-Occidental.
En 1996, De Klerk démissionne de la vice-présidence et met fin à la participation du Parti National aux fonctions gouvernementales.
En retraite active de la vie politique (depuis 1997)
En septembre 1997, Frederik De Klerk quitte la direction du Parti National (National Party) et se retire de la vie politique. L'ancien parti de l'apartheid, rebaptisé Nouveau parti national (New National Party - NNP), s'effondre aux élections de 1999.
Au début des années 2000, Marike De Klerk, ex-épouse de Frederik de Klerk, est assassinée à son domicile au Cap. Elle devient l'un des symboles de la criminalité galopante dans le pays.
En 2004, De Klerk dénonce le sabordage du NNP résiduel et sa fusion dans l'ANC.
En 2005, il dénonce l'activisme révisionniste et la trahison de ses promesses par l'ANC concernant le respect des minorités. Pour lui, la procédure visant à débaptiser Pretoria pour l'appeler Tshwane, sans consultation préalable des habitants de la ville, est un abus de majorité d'autant plus que ces habitants, majoritairements blancs, y sont hostiles.
| Précédé par Fonction inexistante | Image:Safricaarms.png Second Vice-Président d'Afrique du Sud 1994 à 1996 | Suivi par Fonction abolie |
| Précédé par Pieter Botha | Image:State President RSA 1985 Flag.png Président de l'Afrique du Sud 1989 à 1994 | Suivi par Nelson Mandela |



