Français

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Français
(français)
Parlé en France,
Belgique,
Canada,
Côte d'Ivoire,
Suisse
et 47 autres pays
Région
Nombre de locuteurs 285 millions (2000)
Classement 11
Classification par famille

gaulois latin francique indo-européen

Statut officiel et codes de langue
Langue officielle de Belgique,
Canada,
France,
République Démocratique du Congo
Suisse,
et 20 autres pays
Régi par Académie française,
Délégation générale à la langue française et aux langues de France,
Service de la langue française (Belgique),
Office québécois de la langue française,
les Conseils supérieurs de la langue française de France,
de Belgique
et du Québec
ISO 639-1 fr
ISO 639-2 fra (code technique) / fre* (code bibliographique)
ISO 639-3 / SIL fra
Voir aussi : langue, liste de langues,
code couleur


Le français est une langue romane parlée en France, dont elle est originaire, ainsi qu'en Belgique, au Canada, en Côte d'Ivoire, en Suisse et dans 47 autres pays.

La langue française a cette particularité que son développement a été en partie l'œuvre de groupes intellectuels (comme la Pléiade) ou d'institutions (comme l'Académie française). C'est une langue dite « académique ». Toutefois, l'usage garde ses droits et nombreux sont ceux qui malaxèrent cette langue vivante, au premier rang desquels Jean-Baptiste Poquelin. On parle d'ailleurs de la « langue de Molière ».

Sommaire

Histoire

Voir l'article détaillé : Histoire de la langue française

On estime généralement que les Serments de Strasbourg de 842 sont le premier texte écrit en protofrançais (ou romana lingua ou encore roman). La première mention de l'existence d'une langue romane ne date que de 813, lors du synode de Tours. Il faut attendre entre 880 et 881 pour le premier texte littéraire, la Séquence de sainte Eulalie, encore qu'on puisse considérer que la langue de ce texte est plus du picard que du français lui-même. C'est en 1539 que l'ordonnance de Villers-Cotterêts impose le français comme langue du droit et de l'administration.

Régi par : Académie française, Délégation générale à la langue française et aux langues de France, Service de la langue française (Belgique), Office québécois de la langue française, les Conseils supérieurs de la langue française de France, de Belgique et du Québec.

Voir aussi

Littérature

Parmi les premières œuvres majeures :

Vocabulaire

Étymologie

La majorité du fonds lexical français provient du latin (en tant que substrat) ou bien est construit à partir des racines gréco-latines. De nombreux termes possèdent un synonyme, l'un venant de la racine latine ancienne, l'autre étant populaire. Ces doublets sont surtout présents avec un nom (populaire) et l'adjectif dérivé (savant) : mère / maternel, frère / fraternel, cheveu / capillaire, foi / fidèle, froid / frigide, œil / oculaire, sûreté / sécurité, etc.

Le francique, en tant que superstrat, a laissé quelques mots importants et les emprunts sont nombreux : d'abord à l'anglais, puis à l'italien, aux autres langues romanes, à l'arabe, etc.

Néologismes

Certains néologismes français sont constitués à partir des racines latines ou grecques :

D'autres suivent les règles de suffixation :

Français régional

Certains néologismes peuvent également être empruntés au vocabulaire du français régional. On appelle français régional des mots ou des expressions employés dans certaines régions de la francophonie mais non retenus dans les dictionnaires académiques du français ou qui ne sont pas utilisés dans l'ensemble de la francophonie. Il ne s'agit pas de langue familière, mais bien du français qui a évolué de façon différente. Par exemple, au Québec, le terme clavardage est le terme officialisé par l'Office québécois de la langue française pour désigner une séance de bavardage avec un autre interlocuteur par le biais d'Internet et sous forme d'échange de texte.

Autres exemples :

  • au Québec et en Suisse : on dit mitaine pour « moufle » ;
  • en France, dans la région de Normandie, on utilise souvent clenche pour « poignée de porte », toile pour « serpillière », ce midi ou dans l'heure de midi pour « à midi », etc. ;
  • en France, dans la région de Picardie, on peut utiliser wassingue pour désigner la serpillière ;
  • en France, on dit cake pour désigner certains types de gâteaux.
  • dans le sud de la France, du Limousin au Bas-Languedoc et à la Provence, on emploie plier pour « emballer » ou « envelopper » (de l'occitan plegar, même sens).

Emprunts étrangers

Pour plus d'information, voir l'article plus détaillé.

On estime à moins de 13 % (soit 4 200 mots) les parts des mots d'origine étrangère dans la langue française courante soit environ les 35 000 mots d'un dictionnaire d'usage. 1 054 de ces mots sont d'origine anglaise, 707 italiens, 550 de l'ancien allemand, 481 des anciens langages gallo-romans, 215 arabes, 164 de l'allemand, 160 du celtique ancien, 159 espagnols, 153 hollandais, 112 perses et sanskrits, 101 des langues des indiens d'Amériques, 89 de diverses langues asiatiques, 56 de diverses langues afro-asiatiques, 55 de langues slaves et de la Baltique, 144 d'autres langues diverses.

    • Source : Henriette Walter, Gérard Walter, Dictionnaire des mots d'origine étrangère, 1998.

Prononciation

Voir l'article plus détaillé.

Place du français dans le monde

Le statut international du français

Le français est la langue officielle de nombreux pays, et largement utilisée dans un certain nombre d'autres. Une partie des nations utilisant cette langue est regroupée au sein de la « francophonie ». Dépassant, le seul cadre linguistique, le Haut Conseil de la Francophonie est une plateforme d'échanges impliquant un tiers des pays de la planète. Ce mouvement confirme une redéfinition de la place du français dans le monde.

Le français est la langue officielle de la Convention du Mètre qui définit les unités de mesure en physique. C'est l'une des vingt langues officielles de l'Union européenne.

Le français connaît un recul de son poids sur la scène des échanges internationaux face à l'influence de l'anglais. Par exemple, l'anglais est devenu langue de référence numéro un au Comité international olympique malgré l'histoire de cette institution.

Les francophones

En 1998, le Haut Conseil de la Francophonie estimait les francophones « réels » à 112,6 millions auxquels il convient d'ajouter 60,6 millions de francophones qualifiés de « partiels » ou « occasionnels », soit 173,2 millions de francophones. De plus, 100 à 110 millions de « francisants », qui, citons ici le rapport officiel, « ont appris le français pendant plusieurs années et en ont gardé une maitrise variable, ou qui sont amenés à le pratiquer, même partiellement, pour leur métier. » Le même type d'étude avait été mené par ce même organisme en 1989 (rapport publié en 1990) avec 104,6 millions de francophones « réels » recensés plus 54,2 millions de « partiels », soit 158,8 millions de francophones. La progression enregistrée est importante avec un gain de 14,4 millions en 9 ans. 2 millions de ces « nouveaux » francophones sont des Français, démographie oblige, mais le gros du bataillon est fourni par le continent africain. En extrapolant ces chiffres, on peut estimer le nombre des locuteurs francophones à quelque 183 millions en 2005 et le nombre total de personnes aptes à s'exprimer en français à 290 millions.

Voir aussi

Le Wiktionnaire propose un article pour « français ».

Liens internes

Jeux de langue

Liens externes


Variations régionales du français

Français de France (français méridional, Marseillais, lyonnais, argot parisien) – Français d'Amérique (Acadien, Cajun, Québécois, Terre-neuvien, Guyanais, Antillais, Haïtien) – Français d'Afrique (Français du Maghreb, Français du Congo, Ivoirien, Mauricien)

Français de BelgiqueFrançais du LuxembourgFrançais de Jersey

ValdôtainSuisse romand



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