Ecstasy
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Autres dénominations
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| Catégorie Stimulant | ||||
Mode de consommation
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L'ecstasy ou extasy, de nom scientifique MDMA (3,4-méthylène-dioxy-méthylamphétamine), appartient aux phényléthylamines et est une drogue de synthèse.
Sommaire |
Histoire
Le MDMA est inventé et breveté en Allemagne en 1912 par les laboratoires Merck dans un but militaire ; il est alors un intermédiaire dans la fabrication d'un styptique (vasoconstricteur). Il n'est pas immédiatement utilisé, car on ne lui trouve pas d'utilité ; l'armée des États-Unis fait des expériences dessus sous le nom EA-1475, mais ces études ne seront pas rendues publiques avant 1969.
Alexander Shulgin s'y intéresse à partir de 1968 et redécouvre ses effets sur l'humeur (entactogène). Cette propriété, rare chez les substances psychédéliques, l'indique pour le traitement du stress post-traumatique (comme après un attentat ou un viol) pour faciliter le transfert avec le psychanalyste. Cependant, son utilisation à des fins thérapeutiques a été rapidement stoppée durant les années 1970 pour être ensuite reprise au début des années 2000 (approbation en 2001 par la FDA mais aussi des proctocoles expérimentaux en Suisse et en Espagne).
La Convention de 1988 contre le trafic illicite de stupéfiants et des substances psychotropes (organisée à Vienne le 20 décembre 1988 sous l'égide de l'ONU) et mise en application le 11 novembre 1990, définit les termes « stupéfiant » (désigne toute substance naturelle ou synthétique figurant aux tableaux I ou II de la Convention de 1961) et « psychotrope » (désigne toute substance naturelle ou synthétique, ou tout produit naturel des tableaux I, II, III ou IV de la Convention de 1971) ; l'ecstasy entre dans ces définitions et sera progressivement interdit à mesure que les pays adaptent leur législation.
Son utilisation comme drogue récréative s'est banalisée dans les sociétés occidentales dans des contextes festifs. Cette substance est souvent associé au milieu techno bien qu'elle soit maintenant consommée dans tous les milieux musicaux.
Usage récréatif
L'ecsatsy se présente sous forme d'un cachet de couleur, de forme et de taille variables, souvent orné d'un motif, ou d'une gélule. Il est courant que le nom du motif serve à désigner le genre d'ecstasy. La dose de substance psycho-active contenu dans un cachet varie de 75 à 135 milligrammes.
En contradiction avec la croyance populaire, l'ecstasy n'a pas d'effet aphrodisiaque.
Effets et conséquences
Le MDMA agit en permettant une libération massive de sérotonine dans le cerveau, ce qui modifie notamment l'humeur. Le MDMA traverse la barrière placentaire.
La plus petite dose ayant conduit à un décès est de 150 mg de MDMA, en association avec de l'alcool.
Effets recherchés
- Désinhibition ;
- sensations d'énergie et de forme ;
- coupe-faim ;
- sensations de bien-être et de calme ;
- sensation de liberté ;
- sensation d'empathie ;
- exacerbation des sens (notamment tactile).
Le MDMA étant un produit psycho-actif, les effets recherchés peuvent parfois se transformer en bad trip.
Conséquences à court terme
- Augmentation de la tension artérielle ;
- accélération (tachycardie) voir troubles du rythme cardiaque (arythmie) ;
- contraction des mâchoires ;
- dilatation des pupilles (mydriase) ;
- hyperthermie (bouche sèche, peau moite) et déshydratation.
Conséquences à moyen terme
Trois à quatre jours après la prise, on constate souvent un état d'angoisse, de dépression et de grande fatigue dus au « manque » de sérotonine.
Conséquences à long terme
En cas d'usage régulier : amaigrissement, affaiblissement, irritabilité, insomnie, anxiété, dépendance psychique.
Certains travaux scientifiques tendent à mettre en évidence une possible dégénérescence des cellules nerveuses pouvant entraîner des maladies dégénératives (troubles de la mémorisation à long terme notamment) ou des dépressions.
Décès imputés à la consommation d'ecstasy
Les cas de décès imputés à l'ecstasy sont dus à :
- un coup de chaleur et une déshydratation ;
- un dosage trop élevé (overdose) ;
- un mélange avec d'autres substances aggravantes (problèmes d'hypertension en mélangeant ecstasy et IMOA ; overdose en mélangeant ecstasy et amphétamines, troubles cardiaques en mélangeant ecstasy et boissons stimulantes, tabac, Viagra amphétamines...) ;
- un état de santé incompatible avec la prise d'ecstasy (antécédent de problèmes cardiaques, hypertension, insuffisance rénale, insuffisance respiratoire, diabète).
- une hyponatrémie ( L'usager panique à l'idée d'être en hyperthermie et absorbe de l'eau au point d'en décéder ).
Réalité de terrain
Les analyses des cachets vendus sous le nom d'ecstasy montrent qu'un tel cachet peut contenir :
- du MDMA ou des molécules similaires : MDA (3,4 méthylène-dioxy-amphétamine), MDEA (3,4 méthylène-dioxy-éthylamphétamine), MBDB (2-méthylamino-1-(3,4-méthylènedioxyphényl)butane) ;
- des molécules proches : 2CB (4-bromo-2,5-diméthoxyphénethylamine), DOM (2,5-diméthoxy-4-méthylamphétamine), DOB (2,5-diméthoxy-4-bromoamphétamine) ;
- des molécules voisines : amphétamines ;
- des médicaments divers : caféine, sédatifs, hormones, antipaludéens, corticoïdes, barbituriques...
- des substances diverses : craie, talc...
Face à la réalité de ce que contiennent les cachets vendus sous le nom d'ecstasy et en l'absence de contrôle sanitaire sur le produit, les associations de réduction des risques ont mis en place des stands de testing (contrôle rapide des produits) où l'usager peut venir tester son cachet. Ce test ne permet pas de connaître ni la pureté, ni le dosage, ni les proportions de MDMA dans le cachet mais il permet de mettre en évidence la présence de molécules proches ou d'amphétamines. Ces tests sont pratiqués à l'aide du réactif de Marquis (mélange à base de formol et d'acide sulfurique). Ces tests sont illégaux dans la plupart des pays.
Jargon
Les usagers utilisent le terme « gober » pour désigner l'action d'avaler un ecstasy et le terme « percher » (ou chépère en verlan) ou « tazer » pour désigner le fait d'être sous l'effet d'un ecstasy même si le terme « percher » tend à se généraliser pour désigner l'ensemble des effets des substances psychoactives. Le terme « serrer » est utilisé pour décrire les contractions de la machoire provoquée par le MDMA. De même, le terme de « montée » est utilisé pour décrire le début des effets et le terme de « descente » pour désigner la fin des effets à l'instar du LSD.
Voir aussi
Liens internes
Liens externes
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