Croatie

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Republika Hrvatska
Image:Croatia flag large.png Image:Croatia coat small.png
(Détails) (Détails)
Devise nationale : Aucune
Image:LocationCroatia.png
Langues officielles Croate
Capitale Zagreb
Président de la République
Président du gouvernement
Stjepan Mesić
Ivo Sanader
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 123e
56 542 km²
35,46%
Population
 - Totale (2001)
 - Densité
Classé 116e
4 437 460 hab.
78,5 hab./km²
Indépendance
 - Déclarée
 - Reconnue
De la Yougoslavie
25 juin 1991
15 janvier 1992
Gentilé Croates
Monnaie Kuna (HRK)
Fuseau horaire UTC +1
Hymne national Lijepa naša domovino
Domaine internet .hr
Indicatif
téléphonique
+385

La Croatie (en croate : Hrvatska) s'étend de l'extrémité orientale des Alpes, sur ses confins au nord-ouest et des plaines panonniennes au nord-est, jusqu'au littoral de la mer Adriatique au sud, en passant par le massif montagneux des Alpes dinariques au centre. Elle est entourée par la Slovénie, la Hongrie, la Bosnie-Herzégovine et la Serbie-et-Monténégro, séparée de l'Italie par l'accès à la côte de la Slovénie. Sa capitale est Zagreb (autres villes : Split, Osijek, Rijeka, Dubrovnik...)


Sommaire

Histoire

La Croatie, indépendante depuis 1991, fut tout au long de son histoire au carrefour de quatre grands espaces culturels, ce qui confère une étonnante richesse à son patrimoine, tant architectural qu’artistique. Outre le caractère slave de ses habitants qui remonte à la fin du VIe siècle, la Croatie a subi les influences vénitiennes sur la côte dalmate d’une part, et les influences austro-hongroises dans les plaines du nord de Slavonie et dans le bassin du Danube d’autre part. Cet héritage vient se superposer à celui préroman – romain et byzantin – plus diffus mais auquel elle doit sa tradition chrétienne, de rite romain, et son alphabet à caractères latins. Le voisinage immédiat de l’Empire ottoman, du XVe au XIXe siècle, dont l’expansion s’est arrêtée en terre croate, a également eu son importance puisque la Croatie en a hérité ses frontières actuelles en forme de « fer à cheval ».

La Croatie contemporaine est également l’héritière du Royaume croate médiéval, d’abord indépendant puis associé en 1102 à la couronne hongroise et en 1527 intégré aux terres des Habsbourg, devenues l'Autriche-Hongrie de 1867 à 1918. Au début du XVe siècle, la province côtière de Dalmatie devient vénitienne pour quatre siècles, puis française de 1809 à 1814, au sein des Provinces illyriennes de Napoléon qui mettent fin à la république de Raguse. Les Croates aspiraient à la formation d'un Royaume Triunitaire de Croatie-Slavonie-Dalmatie, dans le cadre de la monarchie austro-hongroise, mais l'Accord austro-hongrois de 1867 laissa la Dalmatie à l'Autriche, tandis que la Croatie et la Slavonie demeuraient en Hongrie.

C'est seulement le XXe siècle qui verra pour la première fois la Croatie unie à ses voisins slaves. Celle-ci dura de 1918 à 1941, d’abord sous la forme d’un royaume centralisé sous le sceptre d’une dynastie serbe, au sein de la Yougoslavie («Pays des Slaves du Sud »).

Puis, en 1941, après l'invasion allemande de la Yougoslavie, la Croatie fut constituée en « État indépendant », sous la dictature du fasciste Ante Pavelic qui ne pouvait rien refuser aux nazis qui l'avaient installé au pouvoir alors qu'il ne représentait en rien l'opinion croate. Par rapport à la Croatie actuelle, cet État était amputé d'une partie de la Dalmatie et de l'Istrie (annexées par l'Italie), mais englobait la Bosnie-Herzégovine. Les Oustachis de Pavelic perpétrèrent des massacres massifs à l'encontre des Serbes, des Roms (Tsiganes), ainsi que de patriotes croates qui leur résistaient, et appliquèrent le plan nazi d'extermination des Juifs. En 1945, la Croatie fut libérée comme le reste de la Yougoslavie par les partisans unifiés sous l'autorité du communiste Josip Broz surnommé «Tito», dont le père était croate et la mère slovène. Ceux-ci procédèrent aussitôt à une épuration au cours de laquelle furent massacrés nombre de leurs ennemis (notamment à Bleiburg).

Tito comprenait que l'exclusivisme grand-serbe était la menace principale contre l'unité yougoslave et avait, dès novembre 1943, annoncé le projet d'une Yougoslavie fédérale. La Croatie devint un État fédéré au sein de la Fédération socialiste de Yougoslavie composée de six républiques et dirigée par Tito.

Le courant démocratique en Europe de l’Est qui a entraîné la chute du Mur de Berlin en 1989 a également touché la fédération yougoslave où, alors que les partis communistes des autres républiques préparaient leur reconversion en partis socio-démocrates, la ligue des Communistes de Serbie dirigée après septembre 1987 par Milosevic, tenta, par une série de coups d'État et de coups de force dans les Républiques et Provinces autonomes liées à la Serbie, de constituer dans les instances fédérales où celles-ci étaient représentées un "bloc serbe", qui aurait pris le pouvoir en Yougoslavie. Pour préserver leurs droits après cette destruction de l'ordre constitutionnel fédéral, les Slovènes et les Croates hâtèrent leur démocratisation en menaçant de proclamer l'indépendance.

Milosevic entreprit alors une tentative de conquête des terres convoitées par le nationalisme serbe, déguisée en insurrections locales des Serbes : en Croatie, ceux-ci représentaient quelque 12 % de la population, dont un peu moins de la moitié se trouvaient dans des régions faiblement peuplées où ils étaient majoritaires. Milosevic les arma et les endoctrina et dès août 1990 à Knin, ils se révoltèrent contre l'État croate. Puis, à partir de l'été de 1991, ayant illégalement pris le contrôle de l'armée fédérale yougoslave sous couvert de la Présidence fédérale réduite au bloc serbe, Milosevic lança une offensive plus classiquement militaire, "pour sauver la Yougoslavie" : à la fin de l'année, ses forces avaient chassé 250 000 non-Serbes, en massacrant environ 10 000, d'une zone représentant plus d'un quart du territoire croate, qu'elles allaient constituer en "régions autonomes serbes" (SAO) réunies en une "République Serbe de Krajina". Le Président Tudjman attendait son salut de la reconnaissance internationale, et l'obtient officiellement en janvier 1992. Les forces de l'ONU, au lieu de faire respecter la souveraineté croate, s'interposèrent alors entre les "belligérants", protégeant les conquêtes serbo-communistes et libérant leurs forces pour attaquer la Bosnie-Herzégovine.

Entre-temps, une force armée croate s'était constituée, qui avait arrêté les offensives de l'armée fédérale et en 1995 allait compter 250 000 hommes. Alors, en mai, celle-ci reprit la Slavonie occidentale avec Pakrac, et en août les régions occupées de Lika, Kordun, Banija et Dalmatie du nord. Les 130 000 Serbes qui s'y trouvaient en partirent sur ordre de leurs chefs, mais des centaines de ceux qui étaient restés furent assassinés. Seule la Slavonie orientale et la Syrmie occidentale furent rendues pacifiquement à la souveraineté croate, en 1998.

Politique

Depuis l'adoption en 1990 de la constitution, la Croatie est une démocratie parlementaire.

Le président de la république (Predsjednik) est le chef de l'État et il est élu pour 5 ans. En plus d'être le Chef des Armées, le président a le devoir de désigner le président du gouvernement (le « premier ministre ») avec l'accord du Parlement, et il a également une certaine influence sur la politique étrangère.

La diète (parlement croate unicaméral) (Sabor) est composé d'un maximum de 160 représentants élus au suffrage universel pour une durée de 4 ans. Les sessions plénières se déroulent du 15 janvier au 15 juillet et du 15 septembre au 15 décembre.

Le gouvernement croate (Vlada) est dirigé par le président du gouvernement (habituellement qualifié de « premier ministre » dans les médias anglo-saxons et francophones), qui a deux vice-présidents et quatorze ministres chargés de divers secteurs d'activité. Le pouvoir exécutif a la charge de proposer des lois et un budget, de veiller à l'application des lois et de guider la politique intérieure et étrangère de la république.

La Croatie a obtenu en juin 2004 le statut de candidat à l'Union européenne qu'elle espère intégrer dès 2007 au cours du deuxième mouvement d'élargissement vers l'Est.

Elle est également candidate à l'OTAN. La victoire en novembre 2003 des conservateurs et la nomination de Ivo Sanader à la tête du gouvernement marque la seconde alternance au sommet de l'État. Elle a par ailleurs obtenu au Sommet de Ouagadougou en novembre 2004 le statut d'observateur au sein de l'Organisation internationale de la Francophonie, malgré le faible nombre de personnes parlant le français.

Le 16 janvier 2005, Stjepan Mesić a été réélu au second tour pour un second mandat présidentiel face à Jadranka Kosor avec plus de 60 % des suffrages.

Géographie

La Croatie a une forme particulière qui ressemble à un croissant ou un fer à cheval, ce qui explique qu'elle ait des frontières avec de nombreux pays : la Slovénie, la Hongrie, la Serbie partie de la Serbie-et-Monténégro, la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro, et une frontière maritime avec l'Italie dans la mer Adriatique. Les Croates considèrent souvent également l'Autriche comme un pays frontalier, même si la Slovénie les en sépare. Son territoire continental est divisé en deux parties non contiguës par le port de Neum en Bosnie-Herzégovine.

Le relief est assez diversifié et contient :

Il y a plusieurs climats en Croatie. La partie nord-est du pays est plutôt de climat continental, le climat du littoral est plutôt de type méditerranéen, et celui de la partie centrale-sud est montagneux.

Les principales villes croates sont : Zagreb, Split, Rijeka, Osijek, Dubrovnik et Karlovac.

Le pays contient huit parcs nationaux : Plitvice, Kornati, Brijuni (Brioni), Krka, Risnjak, Mljet, Paklenica, Velebit représentant une superficie de 79 320 hectares.

Subdivisions administratives

La Croatie est subdivisée administrativement en vingt-et-une collectivités régionales comprenant vingt régions ou comitats (županije) et le district de la ville de Zagreb.

Comitats

Article détaillé : Comitats de Croatie

Voir aussi : Villes de Croatie

Économie

Article détaillé : Économie de la Croatie

La Croatie a une économie principalement basée sur les services, et un peu sur l'industrie légère. Le tourisme est une source de revenu importante. Le produit intérieur brut par habitant en terme de parité de pouvoir d'achat pour 2002 était de 9 800 $ soit 42,7 % de la moyenne de l'Union européenne.

Les problèmes principaux sont un chômage structurel important et des réformes économiques libérales peu appréciées par la population. Les privatisations commencées pendant la guerre d'indépendance ont été entachées de scandales politico-financiers.

Le pays s’est engagé dans un vaste programme de reconstruction mené par le gouvernement : depuis 1996, la moitié du parc immobilier détruit a été rebâti quasiment sans aide internationale, tandis que la croissance du PIB a atteint une moyenne de 6 %, et l’inflation annuelle moyenne sur cinq ans demeure inférieure à 4 %. Le processus de transition d'un système d'économie planifiée vers une économie de marché a commencé à la fin des années 1980, mais la désindustrialisation et les dommages dus à la guerre d'indépendance ont ralenti cette mutation.

Depuis la fin de la guerre, le pays connaît une croissance économique plus rapide, et se prépare pour demander son adhésion à l'Union européenne.

Démographie

La population de la Croatie est stable depuis la dernière décennie. Le taux de natalité est stable (moins de +/- 1 %), la transition démographique a été atteinte il y a environ cinquante ans. L'espérance de vie moyenne est d'environ 75 ans, et le taux d'alphabétisation est de 98,5 %, ce qui est assez élevé.

La Croatie est habitée principalement par les Croates (89,6 %). Il y a également des minorités: les Serbes (4,5 %), les Bosniaques (0,5 %), les Hongrois (0,4 %), les Italiens, les Istroroumains, les Roms (Tsiganes), les Ruthènes, les Allemands et les Juifs.

La religion principale est le catholicisme (87,8 %), il y a aussi des minorités orthodoxe (4,4 %), musulmane sunnite (1,3 %), juive et grec uniate.

La langue officielle et la plus courante est le croate, une langue slave, qui utilise l'alphabet latin étendu par quelques signes diacritiques. Moins de 5 % de la population parle une autre langue. L'italien est cependant assez répandu en Istrie.

Classements internationaux

Statistiques

Population : 4 437 460 habitants (en 2001). 0-14 ans: 18,16 %; 15-64 ans: 66,61 %; + 65 ans: 15,23 %
Superficie : 56 542 km² (plus 31 067 km² d'eau)
Densité : 78,5 hab./km²
Frontières terrestres : 2 028 km (Bosnie-Herzégovine 932 km; Slovénie 501 km; Hongrie 329 km; Serbie-et-Monténégro 266 km)
Littoral : 5 835 km (partie continentale: 1 777 km; îles: 4 058 km)
Extrémités d'altitude : 0 m > + 1 830 m
Espérance de vie des hommes : 70 ans (en 2001)
Espérance de vie des femmes : 78 ans (en 2001)
Taux de croissance de la population : 1,48 % (en 2001)
Taux de natalité : 10,82 ‰ (en 2002)
Taux de mortalité : 10,05 ‰ (en 2002)
Taux de mortalité infantile : 7,21 ‰ (en 2001)
Taux de fécondité : 1,6 enfant/femme (en 2003)
Taux de migration : 13,37 ‰ (en 2001)
Indépendance : 25 juin 1991 (ex-Yougoslavie)
Lignes de téléphone : 1,5 million (en 1997)
Téléphones portables : 2,9 millions (en 2002)
Postes de radio : 1,5 million (en 1997)
Postes de télévision : 1,22 million (en 1997)
Utilisateurs d'Internet : 900 000 (en 2002)
Nombre de fournisseurs d'accès Internet : 9 (en 2000)
Routes : 27 840 km (dont 750 km d'autoroutes) (en 2003)
Voies ferrées : 2 296 km (en 2000)
Voies navigables : 785 km
Nombre d'aéroports : 67 (dont 22 avec des pistes goudronnées) (en 2000)

Voir aussi

Wikimedia Commons possède des documents multimédia sur la Croatie.

Liens externes


Image:European flag.svg Les 46 États membres du Conseil de l'Europe Image:European flag.svg
Les 25 États membres de l'Union européenne :
Image:Flag of Germany.svg Allemagne
Image:Austria flag 300.png Autriche
Image:Belgium flag 300.png Belgique
Image:Cyprus flag 300.png Chypre 2
Image:Flag of Denmark.svg Danemark
Image:Spain flag 300.png Espagne
Image:Estonia flag 300.png Estonie
Image:Finland flag 300.png Finlande
Image:France flag 300.png France
Image:Greece flag 300.png Grèce
Image:Hungary flag 300.png Hongrie
Image:Ireland flag 300.png Irlande
Image:Italy flag 300.png Italie
Image:Latvia flag 300.png Lettonie
Image:Lithuania flag 300.png Lituanie
Image:Luxembourg flag 300.png Luxembourg
Image:Malta flag 300.png Malte
Image:Netherlands flag 300.png Pays-Bas
Image:Poland flag 300.png Pologne
Image:Portugal flag 300.png Portugal
Image:Flag of the United Kingdom.svg Royaume-Uni
Image:Slovakia flag 300.png Slovaquie
Image:Slovenia flag 300.png Slovénie
Image:Sweden flag 300.png Suède
Image:Czech republic flag 300.png République tchèque

Les 4 États membres de l'Association européenne de libre-échange (AELE) :

Image:Iceland flag 300.png Islande
Image:Liechtenstein flag 300.png Liechtenstein FS Image:Norway flag 300.png Norvège
Image:Switzerland flag 300.png Suisse FS
Les 17 autres États hors de l'Espace économique européen (EEE) :
Image:Flag of Albania.svg Albanie
Image:Andorra flag 300.png Andorre (€)
Image:Armenia flag 300.png Arménie 2
Image:Azerbaijan flag 300.png Azerbaïdjan 2
Image:Bosnia flag 300.png Bosnie-Herzégovine
Image:Bulgaria flag 300.png Bulgarie +
Image:Croatia flag 300.png Croatie (+)
Image:Georgia flag 300.png Géorgie 2
Image:Macedonia flag 300.png Macédoine
Image:Moldova flag 300.png Moldavie
Image:Monaco flag 300.png Monaco (€)
Image:Romania flag 300.png Roumanie +
Image:Russia flag 300.png Russie 1
Image:San marino flag 300.png Saint-Marin (€)
Image:Yugoslavia flag 300.png Serbie-et-Monténégro
Image:Turkey flag 300.png Turquie 1 (+)
Image:Ukraine flag 300.png Ukraine
Les 3 autres États européens non membres du Conseil de l'Europe
Image:Belarus flag 300.png Biélorussie Image:Kazakhstan flag 300.png Kazakhstan 1 Image:Vatican flag 300.png Vatican (€)
Voir aussi

+ prochain membre de l'Union européenne (UE) · (+) négociations d'adhésion à l'UE · membre de l'Union monétaire européenne (UME) · (€) associé à l'UME · FS Union monétaire suisse · 1 pays partiellement européen · 2 caractère européen discuté




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