Cnidaria
Un article de Freepedia.
| |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Image:Sea nettles.jpg | |||||
| (Chrysaora quinquecirrha) | |||||
| Classification classique | |||||
| Règne : | Animalia | ||||
| Sous-règne : | Metazoa | ||||
| Embranchement : | Cnidaria | ||||
| Taxons de rang inférieur | |||||
| |||||
| Classification phylogénétique | |||||
| Position : | |||||
| d'après Classification phylogénétique du vivant (voir arbre phylogénétique) | |||||
| |||||
Les cnidaires (Cnidaria) sont un embranchement de plus de 10 000 espèces animales relativement simples, spécifiques du milieu aquatique. Le corail, un des principaux constructeur de récif, en fait partie, tout comme les anémones de mer et les méduses. Le terme cœlentérés est parfois utilisé pour désigner ce groupe, mais il inclut en réalité l'embranchement voisin des cténophores, il est obsolète. Les cnidaires sont bien représentés dans les fossiles et on les trouve aussi loin que le cambrien dans la faune d'Ediacara.
Sommaire |
Généralités
Les cnidaires ont une structure très simple. Ce sont des animaux comportant seulement deux couches de cellules : l'endoderme et l'ectoderme, séparés par une couche de gel, la mésoglée, contenant très peu de cellules, ils ne comportent aucun organe différencié. Ils sont peu différents de leur stade embryonnaire. Leur corps, de symétrie radiale est un simple sac entourant une cavité gastrique s'ouvrant vers l'extérieur par un pore unique qui a fonction de bouche et d'anus, entouré de tentacules. Certains cnidaires anthozoaires (phylum incluant les anémones de mer et les coraux) peuvent avoir une symétrie bilatérale qui s'ajoute à la symétrie radiaire. Les cnidaires possèdent dans leur ectoderme des cnidocystes, cellules en forme de crochets, contenant une vésicule dérivée de l'appareil de Golgi remplie de poison, à l'origine de leur nom (cnidos : « ortie », en grec). Le contenu de cette vésicule est expulsé vers l'extérieur avec un harpon urticant lorsque le cnidocil (une expansion sensorielle de la cellule) est touché. Leur système nerveux, dérivé de l'ectoderme, est constitué d'un plexus, sans formation de ganglion ni de cerveau. N'ayant pas de mésoderme, ils n'ont pas de cellules musculaires, la fonction de motricité est prise en charge par des cellules spécialisées de l'ectoderme.
Structure de la paroi
Les 2 tissus sont séparés par une couche gélatineuse, la mésoglée, importante chez les méduses, elle est plus rare chez les polypes.
Ectoderme
L'ectoderme est constitué de 4 catégories cellulaires différentes :
- les plus nombreuses sont les cellules myoépithéliales ectodermiques, ces cellules possèdent des fibres de muscles lisses disposés en faisceau (paquet) appelés myosine, elles sont disposées de façon longitudinale. Ces fibres vont permettre l'étirement ou le racourcissement.
- les cellules neurosensorielles, elles sont reliées à des fibres et cellules nerveuses.
- cellules intersticielles, isolées ou groupées en amas, ce sont des cellules indifferenciées (pluripotentes) sert au remplacement des cellules abimées.
- les cellules urticantes, les cnidocystes.
- on peut aussi y ajouter les nerveuses bien qu'elles ne soient pas inféodées à un tissu.
Endoderme
Mésoglée
Reproduction
Les cnidaires existent sous deux formes: une forme fixée ou polype et une forme libre ou méduse. À l'exception des anthozoaires qui n'existent que sous la forme polype (exemple l'anémone de mer), tous les groupes peuvent prendre les deux formes au cours de leur cycle reproductif. Toutes les variations sont possibles depuis l'alternance stricte polype/méduse à chaque génération jusqu'a une reproduction sexuée dans un seul des deux modes. Mais en général, pour chaque groupe une forme domine nettement l'autre.
Les polypes aussi bien que les méduses peuvent émettre des gamètes. Le résultat de la fécondation est une larve, la planula, correspondant au stade morula des animaux plus évoluée. Après gastrulation, cette larve se fixe et forme un polype. Le polype possède alors deux choix de reproduction : par clonage ou par émission de gamètes. Pour se cloner, il produit un stolon qui va servir de point de germination pour un nouveau polype. Les deux polypes restent liés par le stolon qui permet des échanges métaboliques. On obtient alors une colonie, une sorte de superorganisme ou les différents individus peuvent se spécialiser. Lorsque les conditions sont favorables (taille de la colonie, facteurs environnementaux), certains polypes peuvent se métamorphoser en méduses qui vont mener une vie pélagique. Les méduses peuvent se reproduire de façon végétative pour donner d'autres méduses. Elles peuvent aussi produire des gamètes pour recommencer un nouveau cycle au stade polype.
Phylogénie
En raison même de l'ancienneté de cette lignée, les fossiles les plus anciens d'Ediacara montrent déjà l'existence de toute les classes. Les méduses se fossilisent très mal en raison de leur corps très riche en eau - les polypes sont en revanche plus fréquents car ils possèdent un squelette calcaire. La paléontologie ne permet pas de dire dans quel ordre les groupes sont apparus.
Selon la théorie traditionnelle, les cnidaires existent originellement sous les deux formes et c'est la branche des hydrozoaires qui se différencie en premier des autres. Une nouvelle théorie voudrait que les cnidaires n'existaient à l'origine que sous la forme polype (les anthozoaires seraient alors le groupe le plus ancien) et que les formes méduses ne seraient apparues que plus tard avec les trois autres groupes.
Le groupe des conulaires n'est pas très bien situé dans la phylogénie. Selon les auteurs, il constitue une classe à part, il fait partie des scyphozoaires et constitue peut être même un embranchement à lui tout seul et n'est donc pas un cnidaire. En l'absence d'individus vivant de nos jours, il est impossible de faire des études génétiques qui permettraient de trancher.
Références
- Référence ITIS : TSN 48738 Cnidaria (en)



