Capitalisme
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Le capitalisme est un système économique fondé sur la primauté du droit de propriété privé et en particulier de la propriété privée des moyens de production, caractérisé par un esprit du capitalisme (selon l'expression de Max Weber) de développement méthodique et rationnel de la production comme fin en soi, conduisant à l'accumulation de capital.
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Étymologie et définition succincte
Capitalisme et capitaliste, dérivé de capital, a d'abord signifié (17531) l'état de la personne qui possède des richesses . Le sens moderne est donné par Richard de Radonvilliers en 1842. Il est repris par Pierre Leroux (1848), William Thackeray (1854, première apparition en anglais), Pierre Joseph Proudhon (1867), Louis Auguste Blanqui (1869), parmi d'autres. Karl Marx et Friedrich Engels parlent de forme capitaliste de production («kapitalistische Produktionsform»), puis dans Le Capital de capitaliste.
Au début du XXe siècle, le terme est de plus en plus utilisé, comme avec Max Weber dans L'éthique protestante et l'esprit du capitalisme en 1904. L'analyse de l'émergence du capitalisme selon Max Weber est maintenant la référence : le capitaliste (pour des raisons que Weber analyse comme religieuse) renonce à consommer ses biens tout en voyant dans leur quantité un indicateur de conduite de sa vie ; il s'organise donc de façon rationnelle et méthodique dans le seul but de produire, et il accumule et investit ses biens pour en produire de plus en plus, non pas dans un but de consommation future ou de sécurité, mais dans une logique de pure croissance. C'est là, et seulement là, qu'il apparait une rupture majeure par rapport aux systèmes antérieurs, qui fonctionnaient (à l'exception des plus primitifs) également au moins en partie sur la recherche de profit et l'accumulation de capital.
C'est en 1906 que Werner Sombart parle de capitalisme moderne, celui dont il est question ici.
Le capitalisme est à l'origine un concept, sociologique, d'analyse du fonctionnement économique de certaines sociétés. Ce n'est que beaucoup plus tard, sous l'influence et en réaction à des critiques (spécialement la critique marxiste et ses dérivées) qu'il est apparu des théoriciens politiques partisans du capitalisme.
On oppose alors le capitalisme
- à l'économie primitive, où les échanges sont marginaux et chaque groupe exploite la nature pour son propre compte.
- à l'économie de potlatch, où les échanges, même importants, ne visent pas à une accumulation de capital (ni parfois même à la consommation : il arrive que les biens soient détruit purement et simplement à l'issu de l'échange), mais à une démonstration symbolique de puissance statutaire.
- à "l'ancien régime" (et au féodalisme), où c'est le statut personnel des individus qui détermine leurs droits, y compris économiques, de sorte que la propriété est une notion inadaptée (par exemple le seigneur n'est pas propriétaire de son fief, il est détenteur de droits complexes plus ou moins cessibles et exploitables selon un droit très variable d'un lieu à un autre).
- au communisme, qui désigne d'une manière générale une théorie d'organisation politique, sociale et économique sans classe sociale censée bénéficier de la mise en commun des moyens de production et des biens de consommations pour répondre aux besoins de chacun (cependant, peu d'éxpériences de société communiste ont étés réalisées).
- au socialisme d'État, où la propriété privée est réduite au minimum, et où tout le capital productif est géré collectivement ; toutefois, dans ce contexte économique, on trouve aussi le terme de capitalisme d'État, que certains socialistes utilisent pour désigner l'économie où l'État est seul et unique propriétaire de capital, ce qui n'en fait, de leur point de vue, qu'un capitalisme totalitaire (nota: l'expression est née avant la diffusion des idées de Weber, ce qui a un impact direct sur le sens à donner au mot "capitalisme" : il faut entendre le sens de 1750-1850, et non le sens moderne)
Il faut insister sur le fait que l'accumulation de capital se produit toujours dans toutes les sociétés, et que donc elle n'est pas déterminante dans ces oppositions.
On notera par ailleurs que les formes politiques sont rarement "pures" en pratique, de sorte que le capitalisme coexiste très largement avec les autres systèmes. Certains théoriciens préconisent même explictement des formes mixtes, avec des dosages variés selon le domaine et le but.
Le capitalisme est dépendant du système politique et législatif en place : une des bases nécessaires est l'existence d'une protection juridique de la propriété privée et de moyens pour faire respecter cette propriété (Justice, Police, Armée). Il est communément admis qu'un Etat est nécessaire pour remplir ce rôle. On notera à cet égard qu'en réalité, le capitalisme fonctionne très largement (et même essentiellement, pour le grand commerce internationnal) sur la base d'un arbitrage privé, où l'état n'intervient qu'à titre d'acteur potentiel en dernier ressort (sachant qu'il ne faut pas négliger l'effet économique d'une simple possibilité d'intervention). On notera aussi que les anarcho-capitalistes considèrent que l'Etat est illégitime et dangereux, et qu'on peut parfaitement s'en passer en s'appuyant sur le droit naturel, sa propre capacité de défense, et des organismes privés.
Quelques caractéristiques des économies capitalistes
Les économies capitalistes possèdent quelques caractéristiques en commun. Les plus spécifiques sont :
- production assurée par un secteur privé,
- propriété privée,
- profit privé,
- domination par les consommateurs, qui ont, par leurs achats, la maîtrise en dernier ressort du destin des entreprises et de leurs membres (employés et capitalistes). Un système capitaliste est une société de consommation.
On trouve en régime capitaliste des inégalités de revenu et de patrimoine, des malades, des vieux, des crimes divers qu'une justice imparfaite ne résoud pas, etc. Certains y voient un scandale spécifique au capitalisme, et préconisent d'autres systèmes qu'ils estiment exempts de ces défauts (mais qu'on a jamais vu concrétement réaliser leurs promesses).
Une autre caractérisitique avancé pour le capitalisme est une forme de schizophrénie : à cause de la séparation des rôles, le même individu s'inflige à lui-même, via la machine sociale et économique, une bonne partie des tourments dont il se plaint (l'exemple archétypique étant qu'on ne peut à la fois réclamer des prix bas et des services à tout moment du jour et de la semaine, et se plaindre des "délocalisation" ou des conséquences négatives pour les travailleurs). Cependant, il ne s'agit pas à proprement parler d'une caractéristique propre au système capitaliste, car on l'observe dans toute société dotée d'une forte division des rôles et des tâches (division qui semble nécessaire au développement économique).
Historique et formes du capitalisme
- → Voir l'article Histoire du capitalisme
Les premières formes de capitalisme au sens moderne sont graduellement apparues en Occident à la suite du Moyen Âge, d'abord dans les cités marchandes d'Italie et d'Europe du Nord (Ligue de la Hanse, Pays-Bas). Le système prend son essor avec la Révolution industrielle.
Le capitalisme est le produit d'initiatives et d'adaptations successives au cours du temps. Il a pris diverses formes, qui pour la plupart coexistent encore de nos jours et continuent d'évoluer.
Formes de capitalisme
Il existe autant de formes de capitalisme que de formes de capital : la nature des outils de production et les spécificités du produit conduisent à autant de variantes, avec des impacts sur l'organisation la plus adaptée. Dans ces conditions, une classification relève de la gageure la plus risquée.
Toutefois, on peut tenter de repérer, en fonction des "couches" historiques qui se sont superposées :
- un capitalisme à base foncière, exploitant les rentes constituées par les différences de rendement agricole ;
- un capitalisme minier, interférant avec la politique internationale quand le contrôle des ressources relève du pouvoir politique ;
- un capitalisme industriel, exploitant un stock de machines onéreuses concentrées dans des manufactures ou usines ; la place accordée aux travailleurs est alors variable, elle peut se réduire à un rôle d'objet sans plus d'importance qu'un cheval ou qu'un tas de charbon, ou obtenir plus de respect et de considération comme dans le fordisme;
- un capitalisme financier portant sur des biens abstraits (actifs financiers) non directement liés aux équpements de production. Cette forme moderne (et souvent mal comprise) du capital, le capital financier, est l'objet d'anathèmes nombreux, y compris de la part de capitalistes.
- la mutation des conditions de production faisant appel de plus en plus au capital-savoir
On parler aussi de deux formes archétypiques de capitalimes
- le "capitalisme rhénan", caractérisé par un poids majeur des banques (détentrice de près de la moitié des actions des société coté, et très influentes sur les autres entreprises), et une influence importante de syndicats puissants.
- le "capitalisme anglo-saxon", désignant une forme où c'est l'actionnaire individuel et les futurs retraités regroupés dans des fonds de pension qui ont l'influence déterminante
Mécanismes
Toute production nécessite l’association de capital et de travail. L'entreprise est le lieu où travail et capital se combinent pour produire des biens. Le rôle d’entrepreneur consiste à organiser l’assemblage de formes particulières de capital et de travail en vue d’une production particulière.
Le capital productif peut être matériel (il s'agit alors d'un bien qui n'a pas été consommé par son détenteur). Il peut aussi être immatériel : "fond de commerce", "propriété intellectuelle", etc. qui ont une reconnaissance juridique, mais aussi éducation et formation, et même des choses aussi mal quantifiables que la "culture" et le "réseau social".
Dans le régime capitaliste, les biens qui forment le capital, comme tous les facteurs de production, appartiennent à des personnes ou des entreprises privées. Les rôles de détenteur de capitaux, d’apporteur de travail et d’entrepreneur y sont dissociés et peuvent être joués par des individus différents, chacun cherchant à satisfaire ses propres objectifs. Si pour l'analyse théorique il est commode d'insister sur cette séparation, en pratique un même individu peut jouer simultanément ou successivement plusieurs de ces rôles, en plus de son rôle de consommateur (rôle particulièrement important dans l'économie capitaliste).
La formation de capital productif est appelée investissement. Cet investissement suppose que les apporteurs de capitaux s’abstiennent de consommer immédiatement les biens dont ils disposent, et qu'ils ont donc une raison pour cela. On retient généralement que c'est l'espoir d'une satisfaction supérieure qui est la motivation principale. Pour simplifier, on ne retient souvent que la quantité d'argent que représente cette récompense différée, mais en réalité il ne faut pas oublier qu'il peut s'agir (et qu'il ne s'agit même très généralement) que d'une prestation en nature.
Le système n'a d'avantage pour ses utilisateurs que si l'entreprise dégage un profit, c'est à dire si le bien qu'elle produit est plus avantageux que l'ensemble des facteurs de production utilisés.
La rémunération du capital investi encourage l’accumulation du capital, qui est nécessaire à la fois pour compenser l’usure et l’obsolescence des facteurs de production et pour permettre le progrès technique par utilisation d’outils de plus en plus nombreux et efficaces.
Dans le régime capitaliste, l’existence de l’entreprise est soumise au jugement des détenteurs de capitaux, qui recherchent le profit (financier ou autre), sous la contrainte de satisfaire les consommateurs, qui tiennent le destin de l'entreprise entre leurs mains. Les intérêts des hommes en tant que travailleurs ou entrepreneurs sont donc subordonnés à leurs intérêts en tant que consommateurs ou détenteurs de capitaux, et cela a un impact direct sur la pression subit par les producteurs.
Cas particulier de certaines entreprises
Une des caractéristiques essentielles du capitalisme est de de fonctionner sur la base de la recherche du profit par le capitaliste. Mais il laisse chaque capitaliste déterminer ses objectifs de profit, qualitativement et quantitativement. Le profit effectivement réalisé dépend, lui, de la réaction du marché aux offres des entrepreneurs qui mettent en œuvre ce capital.
Si, en général, le profit s'entend comme une maximisation financière pour le capitaliste en tant qu'investisseur, il existe des cas particuliers où le capitaliste recherche une maximisation à un autre titre que celui d'investisseur (d'une certaine façon, il réclame un profit en nature et non en argent). C'est notamment le cas pour les sociétés où l'investissement dans l'entreprise est subsidiaire parce que l'investisseur assume d'autres rôles, et que le capital n'est pas complétement séparé des autres éléments de l'entreprise.
Travailleurs indépendants
Un secteur très important dans les pays d'économie de marché, sont les travailleurs indépendants. Le détenteur du capital a la particularité d'être à la fois le travailleur unique et le chef d'entreprise.
Une variante de cette modalité est la société familiale, dont le capital est entièrement détenu par un groupe d'individus proches, qui tient également les commandes de l'entreprise. Il n'a de compte à rendre à personne en-dehors du groupe. Des entrepises importantes, parfois de taille mondiale, sont ainsi en dehors de la Bourse.
Coopératives, mutuelles, associations, GIE, et l'économie sociale
Très généralement, les entreprises de l'économie sociale, qui regroupe les coopératives, les associations et les mutuelles :
- lient l'obtention du service à une adhésion (historiquement souvent soumise à une condition de statut de la personne, mais de plus en plus libre) ; de ce fait,
- elles ont un capital détenu par les usagers (mutuelles, associations, coopératives de crédit et de consommation) ou par leurs salariés (coopératives de production et SCIC), et
- elles ont un capital variable, au gré des entrées et sorties de membres.
- appliquent le principe démocratique « une personne, une voix » pour les prises de décision, mais
- préfèrent traduire le profit en service « en nature », au profit de leurs adhérents (dans le cas où les bénéficiaires du service ne sont pas les adhérents, mais une population qu'il s'agit d'aider, on peut discuter de savoir s'il s'agit encore d'une forme capitaliste) ; c'est alors l'importance de l'implication de l'adhérent qui détermine sa part de bénéfice ;
- inversement, elles minimisent les distributions financières aux adhérents.
Ces entreprises peuvent tenir une place importante dans certains secteurs économiques (par exemple en France : la banque, l'assurance, la santé ; les coopératives agricoles ont même une place dominante dans le négoce et la transformation agricole).
Rien n'oblige les adhérents à être des personnes physiques : ainsi, des personnes morales et notamment des entreprises peuvent également s'associer sous cette forme. Un Groupement d'intérêt économique leur permet de coopérer sur certains points non stratégiques ou pour lesquels la concurrence à moins d'avantage que la coopération. Cela leur permet de mettre en place des services communs (carte bancaire, approvisionnement de magasin, marketing, exportation, recherche, etc.). Deux des trois plus grands systèmes français de grande distribution sont construits autour d'un GIE, dont les adhérents sont les magasins distributeurs, propriétés de capitalistes locaux.
Le terme d'économie sociale recouvre des sociétés et groupes très divers. Ce secteur représente environ 10% des emplois en France .
Institutions
Pour des raions historiques, il existe des groupes particuliers dont les autorités politiques reconnaissent un rôle spécifique. Les chambres de commerce, par exemple.
Cas particulier de l'État
L'Etat dispose d'un "domaine privé", correspondant aux propriétés privées d'un individu ordinaire ou d'un groupe privé. Très souvent, la distinction n'est pas bien faite entre ce domaine privé et le domaine public (la partie dont l'Etat est gestionnaire pour le compte de la collectivité). D'autant que dans certains cas un même bien peut appartenir, en fonction des circonstances, au domaine privé de l'Etat ou au domaine public, et que la gestion des possessions de l'Etat (publiques ou privées) est l'occasion de débats aussi bien théoriques que pratiques.
- Par rapport à son domaine privé, l'état se trouve en théorie dans la même situation qu'un capitaliste ordinaire. Mais c'est en fait rarement le cas : les impératifs et les méthode de gestion politiques l'emportent très généralement sur les exigences économiques.
- Par ailleurs, il arrive, dans le cadre d'une économie de marché, que l'état agisse avec une participation capitalistique, mais en recherchant une optimisation politique et non une optimisation économique de sa participation : voir économie mixte et société d'économie mixte.
- Le cas où l'État est propriétaire de tout le capital : appelé capitalisme d'État (ou socialisme d'État) ou le surplus est un capital d'État : la production des richesses et leur distribution s'y font pour l'essentiel sous contrôle des détenteurs d'un pouvoir politique. Il est souvent utilisé pour décrire les régimes du bloc communiste où l'État, unique propriétaire des moyens de production, prive de cette propriété l'ensemble de la collectivité exproprié, ce dernier devenant alors salarié de l'État. Depuis la chute du mur de berlin en 1991, les États soviétiques ayant pratiqué cette économie, s'orientent vers une libéralisation de l'économie avec une privatisation pratiquement totale, certains abandonnant jusqu'à l'idée d'une économie mixte.
Quatre positions
Marxisme
L'analyse marxiste, inspirée de Karl Marx à travers plusieurs ouvrages, dont le plus connu est le Capital, est que dans une société capitaliste, les prolétaires sont obligés de vendre leur force de travail pour subvenir à leurs besoins. Ils sont contraints de se salarier, c'est-à-dire d'échanger leur force de travail contre un salaire (autrement dit ils louent leur force de travail).
Cette dépendance les place dans une situation d'exploitation (domination) par les capitalistes, propriétaires du capital. La force de travail seule ne produit que de la valeur d'usage, pas de valeur d'échange, elle nécessite des matières premières et des moyens de production, donc l'usage de capital, détenu par les capitalistes. Le travail vivant (l'usage de la force de travail) est transformé en travail mort (le capital).
Dans les entreprises qui survivent à la compétition, le salaire est moindre que ce que le travail effectué a créé comme valeur d'échange, une part (selon les sociétés et les époques, généralement entre 30 % et 50 %) étant prélevée par le capitaliste (propriétaire individuel, ou actionnaires). En plus de ce bénéfice, le capitaliste regagne le capital investi, qui retourne alors à l'investissement (équipements de production, recherche et développement, salaires...).
Selon les marxistes le capitalisme oppose les êtres humains entre eux (notamment par la lutte des classes), ils souhaitent donc l'abolition du capitalisme, afin de remplacer la compétition par la coopération.
Néanmoins, certains marxistes (notamment lénine, boukharine, ...) développeront l'idée d'un Capitalisme d'État, comme période d'accumulation et de monopole capitaliste d'État nécéssaire afin d'arriver à la période de transition socialiste.
Libéralisme classique
Pour les libéraux classiques, le système ne doit pas être jugé (seulement) en terme d'utilitarisme, mais (surtout) d'un point de vue moral : il appartient à chacun de déterminer ce qu'il fait de son capital de départ, et l'important est surtout d'assurer un bon départ. Les libéraux ne nient pas les rapports de forces économiques, mais ils nient que l'on puisse les équilibrer ou les résoudre : on peut selon eux seulement les déplacer avec une perte due à la prise en compte de critères moins pertinents du point de vue de l'allocation optimum des ressources, et sans garantir plus de « justice sociale ». Toute notion d'arbitrage est alors considérée comme un leurre.
Libéralisme néoclassique
L'école néoclassique d'économie voit dans le capitalisme une coopération générale (la concurrence poussant les acteurs à se positionner au mieux compte tenu des positions des autres) qui inclut les générations passées et futures, et un accroissement de production général qui bénéficie à tous. Une interférence du pouvoir politique ne peut que perturber le système économique et provoquer des pertes et bloquer la société.
Interventionnisme
Les interventionnistes de gauche et de droite jugent le système à ses résultats sociaux. Selon eux, le capitalisme produit des rapports entre riches et pauvres toujours plus déséquilibrés en terme de pouvoir et d'inégalités économiques, et une sclérose sociale qui nuit à l'économie générale. Il appartient alors au pouvoir politique de rétablir à la fois l'équilibre et les conditions de la prospérité générale et de développement.
Selon leur sensibilité à l'un ou l'autre aspect et leur appréciation globale de la situation, les utilitaristes préconiseront un arbitrage politique variable.
Voir aussi
- Capital
- Histoire du capitalisme, Émergence du capitalisme selon Max Weber
- mouvement des enclosures
- mutualité -- association -- économie sociale
- Libéralisme économique, Libéralisme
- fordisme
- nationalisation
- Anti-capitalisme, Socialisme
- Karl Marx, Le Capital, Marxisme économique
- Capitalisme d'État, Capitalisme monopoliste d'État
- Mercantilisme
- Objectivisme
- capitalisme cognitif
Bibliographie
- "La fatigue des élites - Le capitalisme et ses cadres", François Dupuy
- "Ils vont tuer le capitalisme", Claude Bébéar
- "La dynamique du capitalisme", Fernand Braudel, ISBN 2080811924
- "Capitalisme et schizophrénie. L'anti-Oedipe", Gilles Deleuze, Félix Guattari, Editions de Minuit (1972)
1. Dictionnaire historique de la langue française, édité par Alain Rey, Dictionnaires Le Robert, Paris, 1992.
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