Bouddhisme

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दिसो दिसं यं तं कयिरा वेरीवा पन वेरिनम् ।
मिच्छापनिहितं चित्तं पापियो नं ततो करे ॥

Diso disaṃ yaṃ taṃ kayirā verī vā pana verinam,
Micchāpanihitaṃ cittaṃ pāpiyo naṃ taṃ kare.

Quel que soit le mal qu'un ennemi fasse à un ennemi ou un haineux à un haineux,
Un cœur mal dirigé fait un mal encore plus grand.

(Dhammapada, « Cittavaggo tatiyo » [Versets sur le cœur], verset 42)

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Le bouddhisme est l’un des grands systèmes de pensée et d'action orientaux, né en Inde au VIe siècle avant notre ère. Il est fondé sur un triple socle appelé les Trois Joyaux : les bouddhistes déclarent prendre refuge dans le Bouddha (le fondateur du bouddhisme), dans le Dharma (la doctrine du Bouddha) et dans le Saṅgha (la communauté des fidèles pour certains, l'Ordre monastique pour d'autres).

La difficulté de définir le bouddhisme à l’aide de catégories classiques, fait qu’il est souvent considéré comme une philosophie ou une religion.

Sommaire

Le Bouddha

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Voir l'article de fond : Bouddha.

À l'origine, le bouddhisme n'est pas une philosophie, mais une « leçon de choses » (Dhamma), l'enseignement de la réalité, un exposé des faits, de la souffrance et de sa cessation. Il devient par la suite une philosophie et dans certaines écoles une religion, considérée aujourd'hui comme une « science de l'esprit », inspirée par les enseignements de celui que l'on nomme le « Bouddha historique », un chef spirituel qui vécut au Ve siècle avant notre ère (les années de sa naissance et de sa mort, ou parinirvāṇa, ne sont pas claires ; il aurait vécu à peu près quatre-vingts ans, mais les traditions ne s'accordent pas (c'est la tradition la plus ancienne, de langue pāḷi, qui a semblé longtemps la plus probable (naissance -624, mort -544) mais la communauté scientifique actuelle, depuis 50 ans, opte plutôt pour une durée de vie raccourcie et « rajeunie » : naissance vers -460, mort vers -400). De son vrai nom Gautama, de la famille Śākya (Siddhârtha est un prénom inventé au début de l'ère chrétienne, surnom « Shakyamuni », le sage des Śākya ; en pāḷi : Siddhattha Gotama), il serait né à Kapilavastu (Uttar Pradesh), de la reine Māyā et du roi Śuddhodana, dans une famille de kṣatriya (caste des nobles-guerriers).


La vie du Bouddha est riche en légendes décrivant des miracles, des apparitions divines. Il n'est cependant pas possible de nier qu'un guide spirituel nommé Siddhārtha Gautama ait existé. Le monde hindouiste, à cette époque, était agité par d'importantes dissensions philosophiques et spéculatives ; c'est d'ailleurs à ce moment que le jainisme a fait son apparition. Pour être signifiant au sein de son milieu socio-culturel, le bouddhisme s'est d'ailleurs imprégné d'hindouisme, duquel il a adopté nombre de concepts (en les modifiant sensiblement parfois), comme le cycle des réincarnations, saṃsāra, qu'il réinterprètera en « cycle des renaissances » — puisqu'il affirmera l'inexistence de toute âme pouvant se « réincarner » — ou encore la loi de l'acte — le karma — et de la rétribution des mérites et fautes accomplies au cours du cycle. Le Bouddha souligne bien qu'il n'est ni un dieu, ni le messager d'un dieu, et que son système de pensée n'a pas d'origine divine, mais qu'il est plutôt axé sur la compréhension de la nature de l'esprit humain, lequel pourrait être redécouvert par toute personne par ses propres moyens et par l'expérience; le bouddhisme des origines niait même la création du monde par les dieux, la rédemption ou la révélation. Aujourd'hui, certains courants du bouddhisme considèrent ces concepts comme samsariques, puisque duels, et donc non-contradictoires avec la réalité ultime (non duelle).

Le Dharma, ou les préceptes fondamentaux de l'enseignement du Bouddha

Les trois racines du mal, ou « trois poisons »

Les trois poisons de l'esprit peuvent être dénommés ainsi :

  • Avidité,
  • Colère,
  • Ignorance ou Indifférence (selon la traduction).

Les voiles de l'esprit comportent par exemple :

  • Ignorance, illusion (avidyâ) au sujet des trois caractéristiques de l'existence ;
  • Désir, avidité, convoitise, attachement (trishnâ) ;
  • Haine, aversion.


Le Bouddha estimait que les causes de la souffrance humaine proviennent de l'incapacité à percevoir correctement la réalité. Cette ignorance (qui, aussi curieux que cela puisse paraître, est une émotion, un facteur mental perturbateur) et les illusions qu'elle provoque conduisent à l'avidité des hommes, à leur désir de posséder davantage que les autres, à l'attachement et à la haine éprouvés pour des personnes ou pour des choses.

Sa philosophie est telle que : la souffrance nait du désir ou de l'envie. En les supprimant tout deux il a reussi à atteindre le nirvana : l'envie engendre le désir. Le désir, si non perçu, engendre la tristesse, la frustration et la colère.

Les trois caractéristiques de l'existence

  • Le non-soi (anatta), ou interdépendance ou encore impersonnalité : de l'atome à l'univers - en passant par les êtres humains et leurs états d'esprit - il n'y a rien qui ait une existence indépendante et réelle par lui même.
  • L'impermanence (anitya) : tout est constamment changeant, tout est flux, rien n'est figé une fois pour toutes.
  • La souffrance (dukkha), ou insatisfaction : ce n'est pas que la souffrance physique ; du fait de l'impermanence des choses, rien ne peut nous satisfaire de manière ultime et définitive.

Ces trois caractéristiques de l'existence conditionnee sont universelles, et connues une fois développée la vision directe de la réalité (vipassana). Pour ce faire, il faut suivre un entraînement au développement de notre vigilance (satipatthana). L'être humain n'est donc pas une chose en soi, une entité indestructible contenant une étincelle divine (malgré l'illusion qu'ils en ont), mais la composition impermanente des cinq agrégats que sont la forme (ou corporéité), les sensations, les perceptions, les formations mentales et la conscience. Ces agrégats (skandhas) sont impermanents car soumis eux aussi à la « coproduction conditionnée » (pratîtya-samutpâda), selon laquelle tout a un ensemble de causes et un ensemble de conséquences. Pour les bouddhistes, le moi n'est donc que vacuité (shûnyatâ). À noter que Nibbana (en sanskrit nirvāna) échappe aux caractéristiques de souffrance et d'impermanence. A contrario, il n'est pas un « en soi » (atman).

Elles furent exposées par Nāgārjuna et ont influencé tout le bouddhisme non-theravâda (cependant le Theravâda n'est pas forcément en désaccord sur ce point). L'exposé proclame : « Tout phénomène conditionné est insatisfaisant, tout phénomène conditionné est éphémère et toute chose est sans soi. »

Les renaissances

À cause des trois poisons d'une part, et de la production conditionnée d'autre part, les hommes sont amenés à renaître dans le samsâra (le cycle des renaissances). Le plan d'existence dans lequel ils renaîtront dépendra de leur karma, c'est-à-dire de leurs actions. Cette renaissance ne fait donc que prolonger indéfiniment la souffrance (« n'en avez-vous pas assez de gorger les cimetières ? » dit un texte). À noter que conformément au non-soi, ce n'est ni le même, ni un autre qui renaît (ce n'est pas, comme dans d'autres religions, une âme immortelle qui se « réincarne »). Le Bouddha propose de se réveiller de ce cauchemar, de chasser les nuages de la confusion et de l'illusion pour être illuminé par la réalité. Ainsi, la souffrance et le cycle karmique seront brisés. Il définit le but ultime de son enseignement comme étant « la délivrance », le « dénouement », « la libération de la souffrance » ou nirvāṇa.

La voie pour y parvenir repose sur les quatre nobles vérités (cattāri ariyasaccāni), et le noble sentier octuple (ariyāṭṭaṅgika magga).

Les quatre nobles vérités

Voir article de fond Quatre nobles vérités .

  1. dukkha : toute vie implique la souffrance, l'insatisfaction ;
  2. samudaya : l'origine de cette souffrance repose dans le désir, les attachements ;
  3. nirodha : la fin de la souffrance (nibbana) est possible ;
  4. magga : le chemin menant à la fin de la souffrance est la voie médiane, qui suit le noble sentier octuple.

Le noble sentier octuple

Voir l'article Noble sentier octuple.

Les quatre incommensurables

Les quatre brahma-viharas, ou demeures de Brahma (Brahma n'étant pas ici le dieu de l'hindouisme, mais étant synonyme de noble, de supérieur) sont aussi appelés les quatre incommensurables ou illimités.

Ce sont des émotions positives extrêmement puissantes, développées par des pratiques appropriées. Il s'agit de :

  • La bienveillance universelle (metta en pāli, maitri en sanskrit), développée par la pratique de méditation appelée le metta bhavana ;
  • La compassion (karuna), née de la rencontre de la bienveillance et de la souffrance d'autrui, développée par la méditation appelée karuna bhavana ;
  • La joie sympathique (mudita), qui consiste à se réjouir du bonheur d'autrui (mudita bhavana) ;
  • L'équanimité (uppekka, upeksa) ou tranquillité, qui va au-delà de la compassion et de la joie sympathique et est un état de paix face à toute circonstance, heureuse, triste ou indifférente (uppekka bhavana).

Voir de manière générale samatha bhavana.

L'éthique bouddhique et les préceptes

Dans le bouddhisme, l’éthique est basée sur le fait que les actions du corps, de la parole et de l’esprit ont des conséquences pour nous-mêmes et pour ce qui nous entoure, les autres comme notre environnement. Il y a deux sortes d’actions, les actions kusala (mot pali signifiant sain, habile, favorable, positif) et les actions akusala (malsain, malhabile, défavorable, négatif).

Les actions malhabiles sont celles qui prennent leurs racines dans les trois poisons de base: l’avidité, l’aversion et la confusion mentale ou l’ignorance. Elles tendent à avoir des conséquences mauvaises pour nous ou pour les autres. Les actions habiles sont celles qui sont exemptes d’avidité, de haine et de confusion mentale et qui, au lieu de cela, sont motivées par la générosité, par l’amour et la compassion et par la compréhension. Elles tendent à avoir des conséquences positives pour nous ou pour les autres. Dans le bouddhisme, une action n’est donc ni bien ni mal en elle-même, mais est favorable ou défavorable selon la motivation et l’état d’esprit qui la sous-tend.

L’éthique bouddhique nous invite donc à prendre conscience des états d’esprit dans lesquels nous nous trouvons et à partir desquels nous agissons, parlons ou pensons et à être responsable tant de ces états d’esprit que des conséquences de nos actions.

Ces principes sont déclinés dans des préceptes, qui ne sont pas des règles d'interdits, mais des guides de comportement éthique face auxquels nous pouvons nous mesurer et progresser. Ils peuvent aussi être vus comme le mode de fonctionnement naturel d'une personne éveillée.

Les 5 préceptes

Les préceptes les plus fréquemment suivis sont les cinq préceptes, généralement présentés sous une forme négative :

  • S'efforcer de ne pas nuire aux êtres vivants ni retirer la vie,
  • S'efforcer de ne pas prendre ce qui n'est pas donné,
  • S'efforcer de ne pas avoir une conduite sexuelle incorrecte ─ plus généralement garder la maîtrise des sens (le mental faisant aussi partie des sens),
  • S'efforcer de ne pas user de paroles fausses ou mensongères,
  • S'efforcer de ne pas ingérer tout produit intoxicant supprimant la maîtrise de soi (alcool, tabac ou drogues).

Ils ont aussi une forme positive, très utile, ici à la première personne :

  • Avec des actions bienveillantes, je purifie mon corps,
  • Avec une générosité sans réserve, je purifie mon corps,
  • Avec calme, simplicité et contentement, je purifie mon corps,
  • Avec une communication véritable, je purifie ma parole,
  • Avec une attention claire et radieuse, je purifie mon esprit.

Les 10 préceptes

On utilise parfois une distinction en 10 préceptes, que l'on peut considérer comme correspondant à un raffinement, une sorte de prolongement des 5 préceptes ci-dessus.

Les 3 premiers préceptes correspondent au corps, les 4 suivants à la parole et les 3 derniers, aux trois poisons : le désir, l'aversion et l'ignorance. Ces 10 préceptes sont :

  • S'efforcer de ne pas nuire aux êtres vivants ni retirer la vie,
  • S'efforcer de ne pas prendre ce qui n'est pas donné,
  • S'efforcer de ne pas avoir une conduite sexuelle incorrecte ─ plus généralement garder la maîtrise des sens,
  • S'efforcer de ne pas user de paroles fausses ou mensongères,
  • S'efforcer de ne pas calomnier (créer la discorde),
  • S'efforcer de ne pas dire de paroles blessantes,
  • S'efforcer de ne pas parler pour ne rien dire,
  • S'efforcer de ne pas avoir de convoitise,
  • S'efforcer de ne pas avoir de malveillance ou d'animosité,
  • S'efforcer de ne pas avoir de vues erronées.

Sous leur forme positive, ce sont :

  • Avec des actions bienveillantes, je purifie mon corps,
  • Avec une générosité sans réserve, je purifie mon corps,
  • Avec calme, simplicité et contentement, je purifie mon corps,
  • Avec une communication véritable, je purifie ma parole,
  • Avec des paroles salutaires et harmonieuses, je purifie ma parole,
  • Avec des mots bienveillants et gracieux, je purifie ma parole,
  • Abandonnant la convoitise pour la tranquillité, je purifie mon esprit,
  • Changeant la haine en compassion, je purifie mon esprit,
  • Transformant l’ignorance en sagesse, je purifie mon esprit.

(Dans cette formulation positive, les 6ème et 7ème préceptes "négatifs" sont regroupés en un seul).

Les trois corps (ou kayas) de Bouddha

(Cette théorie des 3 corps est propre au bouddhisme Mahayana, et donc étrangère au bouddhisme Theravada)

L'éveil (bodhi)

Pour les theravadins, l'éveil est la compréhension parfaite et la réalisation des quatre vérités (il s'agit de se réveiller du cauchemar à répétition des renaissances successives) et de faire jaillir la vérité. Pour les adeptes du Mahayana en revanche, l'éveil a plus à voir avec la sagesse et la prise de conscience de sa propre nature de Bouddha. L'éveil permet à l'homme d'entrer dans le nirvāṇa, puis d'atteindre à sa mort le parinirvāṇa(extinction complète). Le cycle karmique est donc brisé à jamais.

Le/La Saṅgha

Voir article de fond Histoire du bouddhisme .

Les évaluations du nombre de bouddhistes oscillent entre 230 et 500 millions, généralement autour de 350 millions.

Depuis la mort du Bouddha, la Saṅgha s'est divisée en de nombreux courants et écoles.

Il y a deux branches principales de bouddhisme : le Hînayana (« Petit Véhicule », « Petit Groupe », terme parfois péjoratif ou « Véhicule de base » ; voir aussi Theravâda) et le Mahâyâna (« Grand Groupe » ou « Grand Véhicule »). Le Théravâda (Voie des anciens), seule branche du « Petit Véhicule » à avoir survécu, correspond au bouddhisme des origines. C'est le plus répandu au Sri Lanka, au Myanmar, en Thaïlande, au Laos et au Cambodge, tandis que le Mahâyâna, forme ultérieure et plus populaire, est plutôt répandu en Chine, au Japon, en Corée et au Tibet. Le Zen et l'amidisme sont les subdivisions les plus connues du Mahâyâna. Le tantrisme tibétain ou Vajrayâna est tantôt cité comme une troisième branche de Bouddhisme, tantôt comme un courant du Mahâyâna. La version japonaise du bouddhisme tantrique est le Shingon.

À la mort du Bouddha, le bouddhisme se sépara en plusieurs écoles (appelées nikâya). Des désaccords, qui furent largement constatés lors du troisième concile (vers 250 avant J.-C.), ne tardèrent pas à survenir et menèrent à une scission. Les Anciens (Thera) voulaient rester (ou retourner) au plus près des préceptes du Bouddha, quand leurs opposants, réunis au sein de la Grande Assemblée, cherchaient à se démarquer de ce « conservatisme » et à adapter l'enseignement du Bouddha pour le rendre plus accessible. C'est ainsi que se forma le Grand Véhicule (Mahâyâna), tandis que le mouvement adverse fut appelé (de manière péjorative) Hînayâna (petit véhicule). Ce dernier se diversifia encore en différentes écoles, dont une seule existe encore : le Theravâda (ce qui explique qu'on emploie aujourd'hui un terme pour l'autre). Il ne faut cependant pas exagérer la rupture, qui du reste s'est faite progressivement (les deux types de moines habitant souvent les mêmes monastères).

Il existe aujourd'hui un certain nombre de mouvements en Asie et en Occident cherchant à « moderniser » le bouddhisme. Bien que ces minorités soient parfois regardées comme déviant des enseignements réels du Bouddha, d'autres soutiennent qu'elles représentent les pensées et la philosophie d'une quantité considérable de bouddhistes, en particulier les jeunesses bouddhistes habitant en Asie. Les principaux mouvement concernés sont le bouddhisme évangélique et le Véhiculisme universel.

Les textes sacrés

Voir article de fond Textes du bouddhisme

Histoire et développement du bouddhisme par pays

Voir article de fond Histoire du bouddhisme

Citations

  • Si ceux qui ne sont pas avec nous, ô frères! me dénigrent, ou ma doctrine ou le temple, il n'y a guère là motif à votre colère. Bouddha, Brahma-jâta-sutta ;
  • C'est en parvenant à nos fins par l'effort, en étant prêt à faire le sacrifice de profits immédiats en faveur du bien-être d'autrui à long terme, que nous parviendrons au bonheur caractérisé par la paix et le contentement authentique. Le 14e Dalaï Lama ;

Personnages importants du bouddhisme

Voir article de fond Personnalités du bouddhisme.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Wikimedia Commons possède des documents multimédia sur Bouddha.

Bibliographie

  • Pour comprendre le bouddhisme, Samuel Bercholz & Sherab Chödzin Kohn, Laffont : Pocket, 1993, 428 pages, ISBN 2266076337
  • Le bouddhisme, Henri Arvon, Quadrige, PUF
  • Dictionnaire Encyclopédique du Bouddhisme, Philippe Cornu : Seuil, 2001, 841 pages, ISBN 2020362341


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