Amérindiens

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Le terme Amérindiens, ou Indiens d'Amérique, désigne les premiers occupants du continent américain (autrefois appelé « Indes occidentales »), et leurs descendants.

En absence d'appellation qui fasse consensus, on utilise parfois les expressions de « premières nations » ou « premiers peuples ». L'expression « Peaux rouges » est ancienne et n'est jamais utilisé en Amérique. On parle aussi de peuples précolombiens pour la Méso-Amérique. En anglais, au Canada comme aux États-Unis, on utilise les expressions Native Americans (américain d'origine), Native peoples (peuple d'origine), American Indians, First Nations ou Aboriginal Peoples (peuples arborigènes). Toutefois, ces termes sont souvent rejetées par les interessés qui préfèrent être appelés en fonction des noms de leurs nations.

Sommaire

Peuplement originel

Théories anciennes

Image:TaosPuebloTiny.jpg L'arrivée de ces peuples en Amérique remonte à 12 000 ans environ mais des récentes découvertes archéologiques feraient remonter les premières migrations à 40 000 ans. Venant de Sibérie, ils auraient traversé le détroit de Béring, alors gelé, puis peuplé le continent américain.

D'autres théories parlent de peuples océaniens ayant traversé l'océan Pacifique, ou encore de peuples européens : cette dernière hypothèse est celle de l'archéologue Dennis Stanford.

Les Mormons croient qu'ils sont descendants du peuple juif. Les Indiens eux-mêmes croient qu'ils ont toujours habité là. Quoi qu'il en soit, la diversité des milieux naturels du continent a engendré des cultures très différentes.

Découvertes les plus récentes

On notera cependant des découvertes qui remettent en cause le schéma général de la colonisation des Amériques par les amérindiens. Certains spécialistes pensent que le peuplement du continent américain n'a pas une seule origine :

Un squelette entier de type europoïde, l'homme de Kennewick, datant de plus de 9 000 ans a été découvert dans l'État de Washington en juillet 1996, sur les bords de la Columbia.([1], [2])
75 crânes, dont le crâne de Luzia, ont été mis au jour au Brésil ([3] et [4]) datés de plus de 11 000 ans, soit aussi ancien ou plus que le site de Clovis, au Nouveau-Mexique, considéré jusqu'alors comme le plus ancien du continent ; ils sont d'aspect africain ou aborigène australien.
Les ossements de la femme de Penon (environ 13 000 ans), découverts près de Mexico présentent aussi des caractéristiques europoïdes.

Image:Petroglyphs Red Rock Canyon.jpg L'autre question problématique est celle de la date du peuplement. Là encore le travail des archéologues semble repousser l'origine du peuplement à des époques plus anciennes qu'on ne l'a longtemps cru :

En 2005, dans une ancienne carrière située près du volcan Cerro Toluquilla (Puebla au Mexique) des traces humaines vieilles de 38 000 ans ont été découvertes par une équipe britannique sur une couche de cendres fossilisées.
Sur le territoire des États-Unis, l'homme de Folsom retrouvé au Nouveau-Mexique aurait 20 000 ans. En 1997, l'analyse au carbone 14 de fossiles indiens retrouvés en Virginie remontent à 17 000 ans avant J.-C. Les Algonquins seraient apparus il y a 4500 ans. Des traces de maisons en rondins iroquoises sont attestées pour le Xe siècle av. J.-C.

Sur les cas atypiques, voir aussi [5]

Amérique du Nord

Hiérarchie sociale

Elle dépend du peuple concerné : elle est très structurée dans le Nord-Ouest et les civilisations d'Amérique latine, mais quasi inexistante chez les Navajos pour lesquels la famille est la base de la société. Voir les articles Sachem, chaman

Langues

Les ethnolinguistes estiment le nombre de langues amérindiennes, mortes et toujours existantes confondues, à 1000 ou 2000, dont 200 rien qu'en Amérique du Nord. Bien que certaines comportent des différences majeures par rapport à d'autres les spécialistes ont pu cependant les regrouper en « familles » n'ayant parfois aucun connu aucun contact. Les langues eskimo-aléoutes comprennent l'Inuktun ou l'Inupiaq. La famille des langues athapascanes comprend des dialectes pratiqués par les Apaches et les Navajos. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les services secrets américains employaient des auxiliaires navajos qui traduisaient dans leur langue les messages les plus confidentiels avant qu'ils soient cryptés.

Enfin, les langues européennes ont nommé en utilisant leurs propres vocabulaires des éléments de la culture indiens, ce qui introduit des confusions : les espagnols ont ainsi baptisé les Indiens pueblos qui signifie village, mais les pueblos appartiennent à quatre groupes linguistiques différents : Hopi, Zuñi, Keres et Tanoar). Les colons anglais ont utilisé l'appellation"Indian Corn" pour désigner le "maïs".

Croyances

Image:Grand Entry Omaha.jpg On regroupe le plus souvent les cultures indiennes en grands ensembles géographiques : nord-est, nord-ouest (région arctique, région sub-arctique, nord-ouest (État de Washington), Californie, Grand Bassin, Plateaux, Grandes Plaines, Sud-Est, Sud-Ouest, forêts de l'Est. Les conditions de vie étaient donc très différentes selon le milieu de vie des Indiens. La diversité des peuples amérindiens s'exprime également dans le domaine des croyances. On peut néanmoins dégager quelques points communs aux nombreuses tribus indiennes :

  • Un Dieu créateur et unique appelé "Le Grand Esprit " auquel les Indiens donnent le nom de Wacondah.
  • Des dieux secondaires ou "Esprits Auxiliaires" (par exemple : les esprits du vent, du feu, du tonnerre, ou wakantanka le dieu de la chasse).
  • Les Indiens d'Amérique étaient animistes. Offrandes à la terre-mère.
  • Le chamanisme : lecture des signes au moyen de drogues ou d'artifices.
  • Le symbolisme : chaque animal et élément sacré doit être représenté sous forme de totem ou de signes (cercle, croix, triangle).

Image:Paleoindian storyteller.jpg

Les Indiens partageaient également des rites communs :

  • Rites de purification avant les prières et les cérémonies : utilisation du tabac et de la sauge
  • Prières et transes en cercles
  • Pow wow
  • La Danse des Esprits (The Ghost Dance) : les participants répètent des couplets au son des tambours. Les incantations peuvent mener à la transe.
  • La Danse du Soleil (The Sun Dance) dans les Grandes Plaines pour vénérer le soleil, pendant la période du solstice d'été. Elle était accompagnée de mutilations corporelles volontaires destinées à montrer son courage et à entrer en transe.

Vie quotidienne

Reconstitutions d'un camp indien, d'après les données archéologiques de la Savannah River (Géorgie et Caroline du Sud)

Image:Paleoindian potters.jpg

Image:Ceramic Hopi jar - by-Nampeyo - date-ca. 1880 - from-DC1.jpg Vivant en symbiose avec leur milieu naturel, les Indiens dépendent en effet des conditions climatiques et des resources, même s'ils ont su s'adapter aux contraintes. Chaque grand ensemble a ainsi développé une activité de prédiléction, avec son savoir-faire propre. Dans les régions arctique et sub-arctique il s'agissait de la pêche. Dans le Nord-Ouest (État de Washington) celle-ci visait en particulier les cétacés, les phoques, et la morue. Le travail du bois thuya (totems, masques), la vannerie et le tissage étaient aussi très développés. Comme dans le Grand Bassin qui se caractérise aussi par la chasse et l'organisation de véritables villages, voire villes, d'huttes.

Dans les Grandes Plaines c'est le bison qui est chassé, et le cheval dressé suite à son introduction par les européens. En Californie on retrouve un art décoratif à base de décorations en plumes et coquillages.

Au Sud-Est des cultures tropicales de maïs et de pomme de terre sont faîtes à grande échelle. Ce sont les grandes civilisations précolombiennes qui mettaient en place de tels organisations radicalement différentes du modèle de vie nomade et en harmonie avec la nature développées par les peuplafes d'Amérique du Nord étudiées plus haut.

Enfin au Sud-Ouest, confluent de ces deux civilisations, on trouve des peuples sédentaires influencés tant par leurs voisins de la partie supérieure du continent que par ceux de la partie supérieure. Ainsi ils pratiquent l'irrigation, tissent le coton, font des poteries, tressent des paniers, poterie, exploite les cactus Peyotl, portent des bijoux et vivent dans des constructions en adobe. Toutefois les Apaches sont nomades et vivent donc bien plus de la chasse.

Cultures disparues

Image:Arrow and spear heads - from-DC1.jpg Les sites les plus anciens des États-Unis se répartissent en deux régions principales : la première est celle de l'est, où l'on trouve des témoignages très anciens de la culture des Mound Builders qui construisaient des tertres zoomorphes et des pyramides de terre pour enterrer leurs morts. Les archéologues ont baptisé ces peuples aujourd'hui éteints : les Adenas sont les plus anciens (- 1000 / + ), puis viennent les Hopewells ou Hopewelliens. Les cultures du Mississippi sont également rattachées au Mound Builders.

Le sud-ouest des est la deuxième région qui abritait des civilisations disparues au moment où Christophe Colomb "découvre" l'Amérique : les sites archéologiques les plus connus sont le site de Clovis, Danger Cave (Utah) ou encore Folsom (Nouveau-Mexique). Mais de nombreux sites de pétroglyphes se situent aussi dans l'Ouest américain : Red Rock Canyon (Nevada), Bryce Canyon ... Dans cette région marquée par l'aridité et les contacts avec la Méso-Amérique vivent les Indiens pueblos qui sont les héritiers de cultures disparues :


Les guerres aux États-Unis

Image:Canyon de Chelly, Navajo.jpg Pour la chronologie complète des guerres indiennes, consultez l'article détaillé Guerres indiennes.

La cause principale de ces conflits est la volonté expensionniste des 13 premières colonies américaines qui se traduit aussi par les guerres hispano-américaines et mexico-américaines, la conquête de l'Ouest par des colons avides d'or renforça l'animosité entre les deux peuples, multipliant donc le nombre de débordements. Ces conflits feront l'objet de représailles de la part des deux camps, tels des massacres et des pillages. Ainsi en 1862, les Sioux santees massacrent 1500 hommes, femmes et enfants américains dans le Minnesota.

Cependant les relations entre Indiens et Blancs n'ont pas toujours été violentes :

Image:Moennitarri warrior in the costume of the dog danse 2.jpg

  • À noter que ce sont les Espagnols qui ont réintroduit le cheval sur le continent. Dès le XVIIe siècle, celui-ci s'était répandu sur tout le territoire et les Indiens Nord Américains l'ont très vite adopté dans leur mode de vie.

Déportation des Indiens d'Amérique

Au XIXe siècle, les Indiens d'Amérique du Nord ont été parqués dans des réserves et leurs principales gibiers, les troupeaux de bisons, exterminés pour leur fourrure sous les incitations du gouvernement fédéral. Ainsi même si la qualification de génocide du traitement de ces populations est discutée, dans la mesure où il n'y avait pas de volonté gouvernementale arrêtée d'exterminer les amérindiens, ces derniers ont été affamés (prime au massacre de bisons), spoliés de leurs terres par la violence et la fourberie (non respect des accords signés) et privés de leur liberté de culte ainsi que du droit de parler leurs langues. Cette politique est fréquemment nommé ethnocide, terme désignant l'extermination d'une culture.

En 1830, l'Indian Removal Act inaugure la politique de déplacement des populations indiennes toujours plus vers l'Ouest : le président de l'époque, Andrew Jackson, fait voter une loi déportant les Indiens vivant à l'Est du Mississippi à l'Ouest de ce fleuve, principalement en Oklahoma, afin d'exploiter l'or situé sur leurs territoires, dans l'Ohio et installer les migrants venus d'Europe. Cette loi est déclarée anticonstitutionnelle par la Cour Suprême et entraîne des guerres avec les Cherokees jusqu'en 1838. Jusqu'en 1850, 100 000 Indiens sont déportés. L'épisode le plus célèbre reste celui de la Piste des larmes en 1838-1839. Ce nom vient des larmes de compassion versées par les Américains qui voyaient passer les Cherokees devant eux. Cette déportation forcée fit au moins 4 000 victimes, à cause du froid et de l'épuisement.

Le renaissance indienne au XXe siècle

En 1896, on pouvait recenser 250 000 Indiens vivant aux États-Unis.

1924 : citoyenneté américaine accordée aux Indiens
1968 : naissance du mouvement indien (American Indian Movement) à Minneapolis
1969 : occupation indienne d'Alcatraz à San Francisco
1973 : occupation symbolique de Wounded Knee
1978 : American Indian Religion Freedom Act : garantie de la liberté de culte pour les Indiens d'Amérique



L'héritage amérindien dans la culture états-unienne

Image:National Museum of the American Indian.jpg Le recensement de 2000 comptait 2,5 millions d'Indiens aux États-Unis. Dans les années 1960, sous l'influence du Red Power, on a redécouvert l'héritage et la civilisation des amérindiens. Ainsi en Californie, le Native American Day (le 4e lundi de septembre) est l'occasion de rendre hommage aux Indiens de l'état, les enseignants sont invités à parler de la culture indienne dans les écoles.

Reconstituer l'histoire des peuples amérindiens est relativement difficile pour les périodes les plus reculées. Sans écriture, les Amérindiens ont peu transformé leur milieu et laissé peu de traces anciennes. Néanmoins, la culture amérindienne a influencé les toponymes : plusieurs états fédérés portent un nom d'origine indienne (Ohio, Michigan, Idaho, etc.). De nombreux fleuves (Mississippi) et éléments de géographie physique ont été puisés dans la langue des Indiens.

Les Amérindiens ont également appris aux Blancs la culture de plantes qui connurent ensuite un grand succès : tomate, pomme de terre, maïs et tabac. Enfin certains mots anglais rappellent leurs origines indiennes (anorak, moccassin, canoe, toboggan, etc.).
Pour les mots français d'origine amérindienne, voir l'article détaillé.

Depuis quelques années, les États-Unis réhabilitent l'héritage amérindien : à New York, le National Museum of the American Indian (Musée national des Indiens d'Amérique) abrite environ un million d'objets des origines à aujourd'hui. Une autre partie des collections se trouve à Washington dans un bâtiment dessiné par Douglas J. Cardinal et ouvert le 21 septembre 2004. Il s'agit d'une institution qui avait été créée à la suite d'une loi votée par le Congrès américain en 1989.

Les Indiens eux-mêmes font revivre leurs traditions ancestrales (artisanat, Pow wow). Une partie connaît les problèmes de pauvreté et d'alcoolisme. Les Arapahos se sont lancés dans les jeux de hasard et l'industrie des casinos. Certains possèdent leur propre casino ; on citera particulièrement le Arapaho Casino situé dans le Wyoming.

Listes des tribus d'Amérique du Nord

Les peuples les plus connus sont :


Amérique centrale

Les Olmèques

voir article détaillé : Olmèque

Les Olmèques étaient un peuple qui se développa durant la période pré-classique mésoaméricaine, et plus précisement entre le XVIe siècle av. J.-C. et 150 de notre ère sur un territoire situé sur une partie nord de l'isthme de Tehuantepec qui comprend une partie sud de l'état du Veracruz et la partie ouest du Tabasco. Il s'agit vraisemblablement de la plus ancienne civilisation de Mésoamérique. Les sites les plus connus sont ceux de La Venta, San Lorenzo Tenochtitlan, Tres Zapotes, Chalcantzingo, et La Mojarra. La région qu'occupaient les olmèques entre le golfe du Mexique et les Sierras est caractérisé par de fortes précipitations et donc une abondance de points d'eau (lac, rivières et marais).

Les Mayas

Image:Tikal.jpg Voir Peuple maya ~ Civilisation maya

La civilisation maya est apparue vers 2600 avant J.-C. mais a atteint son apogée, appelé "ère classique" entre le IIIe siècle et le Xe siècle. L'empire maya s'étendait alors sur près de 400 000 km², il était organisé selon un système de cités-États. Les Mayas ont développé un art raffiné de peintures (Palenque, Bonampak ) et de statues (Copán) ainsi qu'une écriture monumentale. Leurs pratiques religieuses incluaient des sacrifices humains. Leur connaissance de l'astronomie notamment surprend encore les scientifiques actuels.

Les Aztèques

voir articles détaillés : Aztèque ~ Religion aztèque ~ Histoire du Mexique ~ Toltèques ~ Tépanèques

Les Aztèques ont occupé la région centrale du Mexique ; la tradition rapporte qu'ils étaient originaires du nord et qu'ils y sont arrivés au XIIe siècle. Les historiens pensent qu'il appartiennent au peuple Chichimèques qui envahit le centre du Mexique à cette époque. Après avoir été plusieurs fois chassés par les Toltèques, ils finissent par se sédentariser sur une petite île du lac Texcoco, au début du XIVe siècle, qui allait devenir la capitale de leur royaume, Tenochtitlan. Les Aztèques finissent par soumettre les peuples de la région (Chichimèques, Toltèques, Tépanèques). Grâce à leurs techniques de drainage et d'irrigation, l'empire aztèque atteint probablement les 6 millions d'habitants avant l'arrivée des Espagnols. L'empereur (tlatoani) avait un pouvoir d'origine divine et était désigné par un Grand conseil (Tlacocan). La religion était polythéiste ; les principaux dieux étaient Huitzilopochtli (soleil et guerre) auquel on sacrifiait les prisonniers, Quetzalcoatl (vent), Tlaloc (pluie et végétation), Tezcatlipoca (nuit et mort). Le calendrier aztèque révèle les grandes connaissances en astronomie des savants aztèques.

Amérique du Sud et Caraïbes

Les nations Quechuas

Voir articles détaillés : Inca et Histoire du Pérou Image:Machu-Picchu.jpg

Les quechuas sont les dépositaires de la civilisation Inca, l'empire inca s'étendait à son apogée sur la partie occidentale de l'Amérique du Sud, entre l'Océan Pacifique et la Cordillère des Andes. Cela représente un territoire long de 4000 km et couvrant une superficie de plus de 3 millions de km². La capitale était Cuzco, située au Pérou.

La civilisation Inca se développe du XIe siècle au XVIe siècle. Leur règne sur le tawantinsuyu s'achève avec l'execution d'Atahualpa, lors de la Conquête espagnole en 1533. La mort de l'Inca ne signifie pas la disparition du peuple Quechua. Bien que la caste Inca aie été dévastée, la langue quechua fut utilisée comme langue d'évangélisation et elle pris le pas sur d'autres langues autochtones. De ce fait, de nombreuses populations, très diverses culturellement se revendiquent aujourd'hui nation Quechua. A l'heure actuelle, la langue quechua est bien vivante, on la retrouve principalement dans les provinces du Pérou (sierra et altiplano), de Bolivie (Chuquisaco, Cochabamba, Potosi) et d'Equateur.

La nation Aymara

Voir articles détaillés : Aymara et Histoire de la Bolivie

La nation Aymara est présente principalement sur le haut plateau Bolivien (La Paz, Oruro, Potosi) et également au sud du Pérou (Puno) et au nord du Chili (Iquique). Cette nation unie par sa langue et sa culture originale trouve ses racines dans la culture Tiwanaku qui disparu au début du second millénaire de notre ère. Cette nation amérindienne compte environ 1.5 million de locuteurs principalement en milieu rural des régions citées.


Les Mapuches

voir article détaillé Mapuches

Le terme de Mapuche, littéralement "Peuple de la Terre" en mapudungun, désigne les communautés aborigènes de la zone centre-sud du Chili et de l'Argentine, connues également sous le terme tombé en désuétude d'Araucans. Selon le recensement de 2002, ils représentent 4% de la population chilienne, soit un peu plus de 600 000 personnes, et on estime à environ 300 000 le nombre de Mapuches en Argentine.

Originaires des Andes chiliennes, ils ont propagé leur culture jusqu'à la Patagonie argentine, en passant par la Pampa, entre le XVIIIe et le XIXe siècles. Ni les Incas ni les Conquistadors ne réussirent à les soumettre. Cette formidable résistance a inspiré le fameux poème épique [6] (1569, 1578 et 1589) d'Alonso de Ercilla. Au Chili, ce n'est qu'en 1882, après une longue série de campagnes militaires, que Cornelio Saavedra réussit à les soumettre. Des groupes ont poursuivi la lutte armée jusqu'à la fin du XXe siècle.

La langue mapuche, le mapudungun, est uniquement orale. Elle a servi à transmettre des techniques agricoles, une religion animiste (sans panthéon comme c'est le cas dans les autres civilisations d'origine andine), une fête rituelle nommé guillatún, un sport assez proche du hockey connu sous le nom de palín (ou chueca) ainsi qu'un système d'autodéfense appelé kollellaullin.

La société mapuche s'organisait autour d'un lonko, chef de tribu qui soumettait son autorité en cas de guerre importante à un commandant (toqui).

Peuples d'Amazonie

Peuples Patagons

La conquête espagnole

Image:WikiEn Francisco Pizarro.png Au Mexique, Hernan Cortés débarque à proximité de Veracruz en 1519 ; il est tout d'abord bien accueilli par Moctezuma empereur aztèque. Les espagnols entrent dans Tenochtitlan le 8 novembre 1519. Mais le 30 juin 1520, ils sont chassés par une révolte de la population. Cortez, soutenu par les autres peuples indiens, remporte la victoire de Otumba le 7 juillet 1520 et vient assiéger la capitale qui finit par tomber le 13 août 1521. Le dernier empereur, Cuauhtémoc, fait prisonnier pour éviter une nouvelle révolte, est exécuté vers 1524-1526, tandis que Tenochtitlan est rasée pour laisser la place à Mexico.

Lorsque Pizarro arrive au Pérou en 1532, il est perçu comme un dieu. Il enlève l'empereur Atahualpa et encourage la révolte des peuples soumis aux Incas. L'empire se morcelle et l'empereur est finalement exécuté par les Espagnols en 1533. Les conquistadors contrôlent le territoire inca au milieu du XVIe siècle, même si des résistances ont encore lieu. La conquête espagnole s'accompagne de pillages, de maladies nouvelles qui font des ravages, de la famine, de l'asservissement des indiens dans les encomiendas et de l'évangélisation de la population.

Le 16 avril 1550, Charles Quint ordonne d'interrompre les conquêtes du Nouvea Monde pour des raisons morales. Le débat qui s'en suit, confié aux théologiens verra les fameuses joutes de Las Casas et Sépulveda.

L'expension sauvage est finie. Pour l'Europe, le questionnement moral commence.

En 1556, la terminologie change, Conquista est officiellement remplacé par descubrimiento (découverte), et conquistador par poblador (colon)

Arrivée des Européens : Le choc viral et bactérien

L'arrivée des Européens au XVe siècle a bouleversé la vie des peuples d'Amérique. Parmi les centaines de nations qui peuplaient les deux continents, beaucoup ont totalement disparues : elles ont été décimées, déportées, acculturés et pour certaines, réduites en esclavage. A l'heure actuelle, aucune des nations survivantes au génocide n'a recouvré se souveraineté.

Toutefois la démographie historique a établi que une majorité d'Amérindiens furent morts à la suite des virus et maladies (comme la coqueluche, la rougeole ou la variole) introduites par les Européens, contre lesquels les Indiens n'étaient pas immunisés. Le processus a commencé dès les années 1500 et a emporté des centaines de milliers de vies. En 1617-1619, une épidémie de peste bubonique ravage la Nouvelle-Angleterre. Le bilan de ces épidémies est difficile à donner avec exactitude. Les sources sont inexistantes et les historiens ne sont pas d'accord sur les estimations. Certains avancent 10 millions d'Amérindiens pour tous le continent ; d'autres pensent plutôt à 90 millions, dont 10 pour l'Amérique du Nord. Si l'on prend les données d'Anne Garrait-Bourrier et Monique Venuat (voir la bibliographie), le continent américain entier (de l'Alaska au Cap Horn) abritait environ 50 millions d'habitants en 1492 ; pour comparaison, il y avait 20 millions de Français au XVIIe siècle. Les chiffres avancés pour le territoire des États-Unis d'aujourd'hui sont compris entre 7 et 12 millions d'habitants. Environ 500 000 Indiens peuplaient la côte est de cet espace. Ils ne sont plus que 100 000 au début du XVIIIe siècle. Dans l'empire espagnol, la mortalité des Indiens provoquait de tels ravages qu'ils durent chercher des esclaves en Floride pour pallier le manque de main d'œuvre en Amérique du Sud.

Exemples parmi d'autre des ravages qu'on causée ses pandémies :

Les Timicuas, en Floride, qui en 1650 était 13 000 répartit sur 40 villages ne furent aprés une épidémie de petite vérole que 35 en 1728 regroupé dans un seul hameau.

Les Wampanoag qui occupaient le territoire de l'actuelle Massachusetts furent emportée jusqu'au dernier en 1617, 3 ans avant l'arrivée des premiers colons débarqués du Mayflower qui fonderont Plymouth.

Voir aussi

Bibliographie

  • Paul Coze, Wakanda, Alexis Redier, Editeur, Paris, 1929.
  • Anne GARRAIT-BOURRIER, Monique VENUAT, Les Indiens aux États-Unis : renaissance d'une culture, Paris, Ellpises, 2002, ISBN 2-7298-1185-0
  • Florence Delay, Jacques RoubaudPartition rouge. Poèmes et chants des Indiens d'Amérique du Nord, Paris, Seuil, 1995, ISBN 2-0202-3690-7
  • M. Edmonds, E.-E. Clark, Légendes indiennes, tome 1. Les voix du vent, Editions du Rocher, 1997, ISBN 2-2680-2636-1
  • Gilbert Legay, Dictionnaire des Indiens d'Amérique du Nord, Casterman, 2005, ISBN 2-2031-3135-7
  • Michel Piquemal, Les Indiens des plaines d'Amérique, Sorbier, 2001, ISBN : 2-7320-3699-4
  • René Thévenin, Mœurs et histoire des indiens d'Amérique du Nord, Payot,2004, ISBN 2-2288-9858-9
  • Claude Fohlen, Les Indiens d'Amérique du Nord, Que sais-je?, PUF, 1999, 4e édition, ISBN 2-1304-4214-5
  • Larry-J. Zimmerman, Les Indiens d'Amérique du Nord, Librairie Gründ, 2003, ISBN 2-7000-3114-8
  • David W. Penney, Arts des Indiens d'Amérique du Nord, Pierre Terrail, 1999, ISBN 2-8793-9118-0
  • Angie Debo, Histoire des Indiens des États-Unis,Albin Michel, 1994, ISBN 2-2260-6903-8

Articles connexes

Wikimedia Commons possède des documents multimédia sur les indiens d'Amérique.

Liens externes

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